Le Blog de Michel Benoit

12 mai 2013

Bénin rend hommage à Ferré

 

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Mouhet. Festiv’en marche reprendra ses quartiers, le week-end prochain. L’occasion de faire découvrir des artistes français aux paroles engagées.

Ce ne sont peut-être pas les artistes les plus visibles de la scène française. Et pourtant, ils ont beaucoup de choses à dire… C'est ce que s'évertue à démontrer le Festiv'en Marche de Mouhet qui, pour la troisième année consécutive, leur donnera la parole, du 17 au 19 mai.

" La chanson belle et rebelle "

Bien sur que les artistes existent en dehors de ceux qui passent à la radio et à la télé ! On les reconnait d'ailleurs parcequ'ils ont autre chose à faire que de chanter pour ne rien dire !  Pendant ces trois jours, la ville de Mouet va faire la part belle à la chanson belle et rebelle...Une ligne directrice qui se retrouve de manière visible dans la programmation. Morice Benin,le grand, très grand Morice Benin, le poète et chanteur qui est l'«homme-arbre de la chanson française » parce que « caressant les étoiles et pénétrant la terre » viendra en effet rendre hommage à Léo Ferré, samedi soir, en mémoire de sa disparition, il y a vingt ans. Et Marie Coutant clôturera, dimanche, le festival par sa présence dynamique et rythmée.
Mais Festiv'en marche ne s'arrête pas là. Il permet également à de jeunes talents, comme Benjamin Thimel ou les finalistes du concours Chanson de paroles qui aura lieu vendredi 17 mai, de se produire devant un public plus large et à l'écoute. « Je ne veux pas faire revivre à ces jeunes artistes ce que j'ai pu vivre moi en débutant dans la chanson. A savoir, jouer devant un public de huit personnes dont la majorité est des amis… Je veux leur donner une chance », explique Éric Laurent dont le point d'honneur est de mettre en lumière des artistes. Pas immobiles mais en mouvement. Toujours en marche.

Contact et réservations : tél. 07.86.27.06.69 ou 02.54.47.55.12. www.festiv-en-marche.com

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10 mai 2013

Et puis tu es venue...

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Tu es venu : chanson écrite et composée par Jean FERRAT pour sa femme Christine Sèvres en 1968, à l'occasion de la sortie du premier 30 cm de Christine....une très belle chanson reprise plus tard par Cora Vaucaire et Isabelle Aubret.

En ce temps-là j'errais de clocher en clocher
J'enviais les pigeons qui savaient où nicher
Auprès du Vert Galant, je m'endormais dans l'herbe
Mes vingt ans dans Paris cherchaient je ne sais quoi
Et quand la nuit venait me prendre dans ses bras
J'avais peur de mon ombre et la bravais, superbe

Et puis, tu es venu
Vois, le monde est en gerbe

J'avais pour tout bagage une paire de bas
Une robe trop longue et le panier du chat
Serré contre mon cœur comme une rose tendre
Je claquais à tous vents mes vingt ans au beffroi
J'étais sarment dans l'âtre et la flamme à la fois
Mes lèvres en gardaient toujours un goût de cendre

Et puis, tu es venu
Vois comme mes mains tremblent

Je prenais les amants comme on prend le métro
Lorsqu'on est lassé d'avoir attendu trop
Un taxi dans la rue et, qu'il vente ou qu'il neige
J'attendais de les voir s'endormir contre moi
Puis je déménageais à la cloche de bois
Les chiens de l'aube errants me suivaient en cortège

Et puis, tu es venu
Vois, il fait beau, il neige

Je ne sais pas moi-même au juste qui j'étais
Etais-je folle ou sage ou les deux ? Je ne sais
Tant je cognais partout mes ailes malhabiles
Mais je sais aujourd'hui, mais je sais qu'avec toi
Je suis restée semblable à celle d'autrefois
Qui ne rêvait que d'être à quelque chose utile

Puisque tu es venu
Vois, tout devient possible
Paroles et musique de Jean Ferrat
 

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06 mai 2013

Il est grand temps de rallumer les étoiles !

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Il est grand temps de rallumer les étoiles

Toujours la même route,

Toujours le même chant,

Toujours la même peine,

Toujours recommencer,

Lutter, toujours lutter,

Et renaître libérer,

Des apprentis sorciers

D’un pouvoir Capital

Qui reste en embuscade.

Ils n’en peuvent plus d’attendre,

Ces pauvres nouveaux nés

Qui d’une même peur

Transforme enfin le doute,

Partager de nos mains,

S’émanciper enfin,

Faire sauter les verrous

D’un pouvoir sauvage,

Et de ses choix barbares,

Ecrire enfin la suite,

Ecrire enfin l’histoire,

De la main de ceux qui,

Se courbent depuis toujours,

Rattraper le destin pour mieux l’apprivoiser,

Vivre, vivre à pleins poumons,

Créer un nouveau monde,

Interdire la misère et déchirer le voile,

A jamais

Ah ! Comme il est grand temps de rallumer les étoiles !

Michel Benoit

 

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05 mai 2013

J'entends, j'entends...

 

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Contre la finance et l’austérité, aujourd’hui je manifeste avec le front de gauche !
« Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. »
Berthold Brecht
N’acceptons jamais la misère , l’arrogance et l’égoisme des puissants.
Sachons entendre mes amis et camarades.
 
J'entends, J'entends.

J´en ai tant vu qui s´en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère

J´entends leurs pas j´entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi

Ce qu´on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m´arrache l´âme

Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond

Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J´y crois aussi moi par moments
Comme l´alouette au miroir

J´y crois parfois je vous l´avoue
A n´en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous

A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable

J´aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu´au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir que ce que dit ma bouche

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J´aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

C´est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d´un trou

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02 mai 2013

Robert le diable

 

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Robert le diable.


Tu portais dans ta voix comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du sang jeune homme singulier
... Scandant la cruauté de tes vers réguliers
Le rire des bouchers t'escortait dans les Halles
Tu avais en ces jours ces accents de gageure
Que j'entends retentir à travers les années
Poète de vingt ans d'avance assassiné
Et que vengeaient déjà le blasphème et l'injure

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Debout sous un porche avec un cornet de frites
Te voilà par mauvais temps près de Saint-Merry
Dévisageant le monde avec effronterie
De ton regard pareil à celui d'Amphitrite
Enorme et palpitant d'une pâle buée
Et le sol à ton pied comme au sein nu l'écume
Se couvre de mégots de crachats de légumes
Dans les pas de la pluie et des prostituées

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Et c'est encore toi sans fin qui te promènes
Berger des longs désirs et des songes brisés
Sous les arbres obscurs dans les Champs-Elysées
Jusqu'à l'épuisement de la nuit ton domaine
O la Gare de l'Est et le premier croissant
Le café noir qu'on prend près du percolateur
Les journaux frais les boulevards pleins de senteur
Les bouches du métro qui captent les passants

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

La ville un peu partout garde de ton passage
Une ombre de couleur à ses frontons salis
Et quand le jour se lève au Sacré-Cœur pâli
Quand sur le Panthéon comme un équarissage
Le crépuscule met ses lambeaux écorchés
Quand le vent hurle aux loups dessous le Pont-au-Change
Quand le soleil au Bois roule avec les oranges
Quand la lune s'assied de clocher en clocher

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

LOUIS ARAGON. Les poètes.

Robert Desnos

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25 avril 2013

Out OFF Interview Alchimique avec son créateur Merry Benoit

 

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Out OFF Interview Alchimique avec son créateur Merry Benoit

Voici l'interview que j'ai pu réaliser en exclusivité avec Merry ( il faut dire que le concernant j'avais quelques privilèges naturels et quelques facilités qu'aucun n'aurait pu avoir dans ce domaine ) à l'occasion de la sortie de son 1er album Solo :  Out Off

 C'est un retour en solo avec ce premier CD qui comporte 12 titres :

 A vrai dire , je n'ai jamais quitté la musique et ceux qui me connaissent le savent bien, même si depuis 2005, je ne vis plus de cela. Ce projet de 12 titres n'en a finalement qu'un car il n'y a aucun blanc pendant 53 mn ! mais 12 plages existent bien quand même!) C'est un voyage, un live que j'ai composé en 3 périodes ces dernières années.  La première partie de l'album fût motiver par l'envie d'apaisement dans la reconstruction de mon être intérieur, qui donne une couleur très "ambiant", tantôt aérien, tantôt aquatique. La deuxième fût une réelle envie de mêler certains textes surréalistes à ma musique. J'aime la poésie de Desnos, d'Eluard, d'Artaud depuis très longtemps;  un projet risqué qui m'a donné du fil à retordre et qui m'a aussi donné l'idée de l'appellation "musiques alchimiques". C'est devenu d'ailleurs le nom de mon association. Et puis la 3ème partie, plus rythmée, plus ancrée, plus terrestre mais acidulé aussi. C'est ce qui va donner du relief à cet album, je pense et ce qui pourrait le qualifier de progressif. j'ai intentionnellement essayé d'emmener l'auditeur vers des chemins peu confortable.

 

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2) Peux-tu nous parler du titre choisi et que veut-il nous dire ? :

Pourquoi Out of... Et bien je crois que c'est pour exprimer justement ce mouvement, ce travail que j'ai essayé de réaliser tout au long de l'album:  puiser au fond de soi l'énergie intérieur pour l'emmener vers l'extérieur, une conversation symbolisé d'abord entre mon esprit et mon corps puis sa résultante vers l'extérieur , vers autrui.  une pensée constructive vers une action concrète. Le chemin intérieur de l'être vers l'autre...

 En quelques mots, comment s'est passé l'enregistrement ? Et avec qui a-tu-travaillé ?

Assez simplement. C'est toute la préparation, les répétitions que je me suis imposé pendant plusieurs mois qui furent longues et fastidieuses mais qui m'ont permise de pouvoir enregistrer cet album "Live" en une seule prise et tout seul (!) Pour être véritablement honnête, il a fallu que j'enregistre une piste supplémentaire pour les bols et les cloches tibétaines car la prise de son demandait vraiment une attention particulière et une seconde piste de synthétiseur que j'ai rajouté après écoute de l'enregistrement final sur le morceau qui s'intitule "Rebirth". Tout est joué en live et j'insiste la- dessus car je suis tout à fait capable de rejouer l'intégralité de ces morceaux en concert.  J'ai 2 ordinateurs branchés en multipistes avec des contrôleurs midi, des claviers midi et analogiques et des pédales d'effets. Bref, un joli bordel organisé! :-) J'ai enregistré au Studio d'un ami ,Le "Labo Chantal Huzine" ( Sormery 89 ) avec Dominique Tassin, son propriétaire avec qui je travaille régulièrement depuis 4 ans , en tant que régisseur lumière et lui comme régisseur son , dans les salles de concert de l'Yonne (Le Silex à Auxerre et L'Escale à Migennes ) Il a monté son propre studio professionnel et je fus la 1ère personne à enregistrer chez lui !  Depuis mon passage, plusieurs formations professionnelles sont passés au Labo et d'autres albums vont sortir. ça démarre plutôt bien pour lui et il le mérite. C'est en plus un très bon musicien multi-instrumentistes et à l'écoute des autres. J'espère que nous pourrons travailler ensemble sur le prochain album qui est en cours.

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  Pourquoi avoir choisi l'auto-Edition ?

Au départ, je cherchais à être produit par des gens du coin. Après plusieurs années seul,  à travailler toutes les nuits sur ma musique,  après avoir quitter tard  la salle de concert où je travaille, j'avais envie de fédérer des gens autour de mon projet. Ça a d'ailleurs failli se faire avec une petite production de musiques électroniques basée à Troyes, mais vraiment pas sérieuse au bout du compte pour m'engager avec elle.  Ce qui m'a aidé à reconsidérer ce que je voulais vraiment développer. Je les en remercie d'ailleurs car grâce à leur négligence et leur manque de respect , j'ai pris mon courage à 2 mains, et j'ai crée les statuts de ma future association "Musiques Alchimiques" ce qui me permet maintenant de devenir producteur et diffuseur de ma musique.  Il faut dire que j'avais déjà connu les mérites de l'auto-production avec mes anciens albums avec les groupes Los Pouss' Mégos et La Raïa . 

  La création quel que soit sa forme paraît importante pour toi. Vrai ou faux ? :

De toute évidence, c'est pour moi un langage, une autre façon de communiquer.  Mais il n'y a rien de narcissique la-dedans. Je me considère plus comme un artisan que comme un "Artiste". Je trouve ce mot galvaudé ...  Artisan , oui car tout est en évolution constante et je m'enrichis de mes expériences et de l'apprentissage des nouveaux outils que j'utilise au fur et à mesure que je compose. Et puis ,  je suis évidemment passionné. J'aime çà depuis toujours. 

Un arrière grand-père musicien, un grand-père peintre, un père écrivain, et toi musicien, c'est normal tout ça ?

J'imagine que oui ! Pour moi, la musique est naturelle. Quand je me réveille le matin, j'ai une mélodie en tête, un rythme, des sons et je cours dans mon home studio ( au dessus de ma chambre) pour enregistrer et reproduire ce que j'entends! Ce qui deviendra ou pas un morceau, un thème... Quand j'étais tout petit, c'était déjà pareil , j'entendais pleins de mélodies, souvent jouer par des orchestres symphoniques gigantesques que je voyais en rêve et je me demandais en me réveillant comment j'allais pouvoir mémoriser toutes ces harmonies, ces notes et mélodies pour pouvoir les jouer un jour... Avec les nouvelles technologies, c'est maintenant possible! Pourtant je me suis mis à jouer sérieusement d'un instrument , la basse et le chant principalement , que durant l'adolescence. (Après quelques années de solfège tout de même!) :-)

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Quels sont tes influences musicales ?

Au départ, il y a J-S Bach et les Beatles. Je ne vais pas faire un cours de musicologie mais pour tout un tas de raisons évidentes, ce sont les 2 musiques qui m'ont ouvert aux vibrations musicales très jeune. Et puis , il y eu aussi beaucoup de sensibilités pour des musiques de films car mes parents regardaient

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beaucoup de films quand j'étais jeune. Vers l'âge de 10 - 12 ans, ce fût la découverte de la musique rock progressive avec mon cousin et ma cousine, avec des groupes comme Sonic Youth , Fugazi, Primus , du punk (Les béruriers noirs),  de la new wave anglo saxonne (Bauhaus- The Cure- Joy Division- Depeche mode) avec l'apparition de sons synthétiques, le rap américain avec Eric B & Rakim, A tribe called quest, Public enemy, les Beastie Boys , le jazz de Coltrane, Pharoah Sanders et Miles Davis, Magma et très vite la musique Krautrock allemande.  Ce fût pour moi une vraie révélation. Des groupes comme Can ou Faust m'ont énormément inspiré. Pas seulement leur musique rock/garage psychédélique et électronique mais c'est cette idée de liberté qui plane dans leur composition, cette façon d'improviser , d'enregistrer des morceaux de 20 mn en se foutant du formatage radio ou de savoir si leur musique pourra s'exporter "médiatiquement" ou pas. On peut passer d'un album Garage, très rock à un autre , planant et mélancolique... Sublime pour moi car c'est une véritable ouverture musicale. N'être jamais enfermé dans un style car leurs compositions font parties intégrantes de leur vie au quotidien, ils habitent complètement leur musique  Il y a peut-être un peu de cet esprit dans ma musique, très modestement, bien-sûr et tu pourras t'en apercevoir à l'écoute de  cet album mais peut-être ,surtout,  en comparant avec les prochains !

Régisseur lumière et musicien à la fois, peux-t'on concilier les deux en harmonie ?

Pour l'instant, cela fonctionne. La musique ne me fait plus manger pour l'instant ( ce fût le cas pendant une dizaine d'années en tant que musicien , intermittent du spectacle et j'ai eu beaucoup de chance, si jeune,  de vivre cette magnifique expérience. Faire la Cigale à 23 ans, c'était énorme et tellement d'autres bons souvenirs encore...)  Depuis 6 ans, je travaille comme régisseur lumière dans une belle salle de concert (Le Silex à Auxerre) et j'ai appris énormément de choses; j'y ai trouvé un certain équilibre. Mais comme tout équilibre, il est fragile et je verrai bien, dans les mois à venir,  comment ce nouveau projet se développera.

Des concerts sont-ils prévus ?

  Pour l'instant, la priorité est de diffuser cet album. De le faire connaître aux professionnels des musiques expérimentales et électroniques. Frapper aux bonnes portes car c'est une musique originale , au sens propre comme au sens figuré et je crois en ce projet.  Je serai le week end prochain au festival du Printemps de Bourges avec tous les programmateurs de France et je vais essayer de me faire connaître un petit peu. J'ai tout de même jouer au Silex à l'occasion de la "nuit électro Ice cream" en février dernier partageant l'affiche avec des musiciens de renom comme 69DB et Dragongaz d'Interlope.

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Comment se procurer ton CD ?

On peut me joindre par mail (lightfieldsound@gmail.com) et sur FB  (https://www.facebook.com/pages/Light-Fields/150109078432767?ref=hl ) Un site internet pour l'actualité de mon projet Light Fields et la mise en vente de l'album en ligne "Out of"  serait le bienvenu mais çà va mettre un peu de temps encore. Difficile de savoir tout faire et il n'y a malheureusement que 24 heures par jours...!

 Si tu m'envoies un chèque (je vends l'album 10 euros , plus les frais de port, je te l'envoie sans problème avec un joli papier cadeau ! ) Après, tu vas  pouvoir le trouver localement sur Auxerre ( à l'accueil du Silex les soirs de concerts et au Bar du Théâtre).

 

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Jip VIEREN expose à Clamecy du 30 mai au 6 juin 2013

 

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Jipe Vieren demeure depuis quelques temps à Clamecy où il s'est retiré après une vie active passée dans la capitale comme chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Sa véritable passion, l'art, ne l'a jamais quitté tout au long de ces années et c'est à l'âge de 7 ans qu'il obtint son premier prix de peinture avant de me lancer dans la sculpture, vingt ans plus tard. Artiste libre, il a fréquenté l'école des Beaux-Arts durant sa jeunesse. Jipe a plus d'une corde à son arc, de quoi l'occuper plusieurs vies: sculpteur, peintre, auteur de roman, ancien coureur cycliste de haut niveau,on le rencontre dans les salons du livre avec ses derniers romans, on l'écoute en conférence sur les lois de l'équilibre à vélo, on découvre ses sculptures et ses tableaux avec étonnement.

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Jip Vieren exposerases oeuvres du 30 mai au 6 juin à Clamecy. Une multitude de toiles nous attendrons et parmi elles, certainement, des décors de ruelles qu'un certain Anderson n'aurait pas renié tant le rêve, l'imagination et la poésie y sont présentent, mais aussi, comme il nous l'annonce sur la première page de son site  ww.jipevieren.com :

 " Las de peindre des paysages et des natures mortes classiques, j'ai choisi de me lancer dans l'imaginatif, la découverte de signes d'écriture nouvelle. Mes "plaques" sont des bas-reliefs, sur bois ou sur toile, élaborées avec des matériaux conçus pour résister aux intempéries et aux années. A
mi-chemin entre des bandes dessinées et des abécédaires, elles racontent une histoire ou évoquent purement une recherche de caractères d'écriture.
Inévitablement, une grande partie des signes que j'ai cru inventer se
retrouvent dans des contrées anciennes de l'Euphrate au nil, de l'Asie aux
Amériques... Imagination pure ou récurrence de l'esprit, le travail de
recherche aboutit à des résultats que des anciens avaient obtenus, mais il
est probable que dans ces "plaques" le futur est aussi gravé,
on le saura bien un jour..."

 

Vous pouvez lui écrire à l'adresse suivante : Jipe Vieren, Château de Villaine à 8460 Breugnon ... ou par internet : jipevieren@hotmail.com

 

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23 avril 2013

Une vie de combat : Henri Krasucki.

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Mon ami et camarade Facebook Jean-Pierre Pinon m'a envoyé un texte de mon camarade henri Malberg en hommage à Henri Krazucki.
Membre actif de la section juive des FTP-MOI, militant de la jeunesse communiste, il fut déporté à Auschwitz. C’est un homme public et infiniment proche des travailleurs.Futur dirigeant de la CGT, Henri Krasucki, a fait de son nom d’enfant d’immigré un des symboles de la grande histoire de la classe ouvrière.
Henri Krasucki, «Krasu» comme on l’appelait, est une grande figure du mouvement ouvrier. Avec sa casquette, la voix traînante et la gouaille du titi parisien, il semblait sorti d’un poème de Prévert.

Ses parents, ouvrier et ouvrière de la confection, juifs et communistes, avaient quitté la Pologne pour le «pays de la liberté» avec le petit garçon de six ans. Il allait à l’école sur la place qui porte désormais son nom dans le 20e arrondissement de Paris, allait aux manifs avec ses parents. Ceux-ci souhaitaient lui voir poursuivre des études, la guerre en a décidé autrement: il a préféré passer son CAP d’ajusteur. C’était l’époque où on était fier d’être prolétaire.

Vient la terrible année 1940, quand les armées allemandes entrent à Paris, Henri a seize ans. Un vieux maréchal à la voix chevrotante vient de vendre le pays à Hitler. À Londres, un général qui rompt avec l’obéissance militaire et en quelque sorte avec sa classe sociale lance le 18juin un fameux appel. La veille, à Bordeaux, le communiste, Charles Tillon, futur chef d’état-major des Francs-tireurs et partisans français, avait aussi lancé un appel, moins connu malheureusement. À Paris, dès l’été 1940, des jeunes communistes de la Main-d’œuvre immigrée (MOI), organisation qui avait été créée par le Parti communiste pour ses adhérents étrangers, se regroupent.
À l’automne 1940, ils étaient plus de 50 jeunes communistes organisés clandestinement dans les 11e et 20e arrondissements de Paris. Que faisaient-ils? Incroyable, sous la botte nazie, ils distribuaient à la volée des tracts devant des métros et des entreprises, collaient des papillons, prenaient la parole dans des cinémas, coupaient des câbles de transmission de la Wehrmacht dans les forêts d’Île-de-France, incendiaient des panneaux indicateurs en allemand et commençaient à aider les enfants juifs à se cacher.
Comme l’explique Roger Trugnan, l’ami de toujours: « C’était pour nous naturel, notre combat contre le fascisme continuait. »
Plus tard, Krasucki, devenu responsable parisien, était, comme il le raconte, le point de passage de la Jeunesse communiste vers la lutte armée, les FTP. Il écrit: «Nous n’avons jamais manqué de volontaires, mon problème était de faire preuve de discernement.»
Mais la traque s’organise. On connaît maintenant le grand panneau – surréaliste – sur lequel les policiers, de métro en métro, de planque en planque, notaient systématiquement les déplacements des uns et des autres, jusqu’au coup de filet du 23mars 1943, quand sont arrêtés d’un seul coup une quarantaine de jeunes communistes MOI de Paris (*).
Les interrogatoires furent rudes, d’autant que Léa, la mère d’Henri, agent liaison de la Résistance, est arrêtée le même jour. Il raconte: «Je laisse à penser le parti que les sbires des brigades spéciales ont essayé de tirer l’un et de l’autre quand ils se sont aperçus qu’ils avaient le fils et la mère. Elle fut admirable…»
Ce furent les prisons, puis Drancy et le départ vers Auschwitz. À Auschwitz, le trio d’amis – Krasucki, Trugnan et Radzinski – fut sélectionné dans la colonne de ceux qui rentraient au camp. Les autres prenaient «le transport» vers les chambres à gaz. Puis ce fut le camp annexe de Jawischowitz et ses mines de charbon. Et tout de suite, la recherche du contact, en particulier avec des antifascistes allemands, anciens des Brigades internationales. On est en 1943. Henri a dix-neuf ans et raconte:
« La question principale était de préserver la dignité, ne pas sombrer dans la sauvagerie et la dégradation morale. »
Le 18janvier 1945, alors qu’approche l’armée soviétique, c’est la terrible marche de la mort vers Buchenwald. À pied et en wagons découverts sous la neige. Trugnan raconte: «La moitié des gens de notre wagon étaient morts de froid pendant le voyage.» À Buchenwald, une organisation fonctionne avec le communiste Marcel Paul et le gaulliste Frédéric Manhes. Le 11 avril 1945, à l’approche du général Patton, l’ordre de libérer le camp est lancé, des armes distribuées. Trugnan et Krasucki en sont. Le camp s’est donc libéré seul, comme Paris l’avait fait en août. Fierté… Au camp, il s’était passé des choses inouïes. Les communistes allemands qui travaillaient à la cuisine donnaient en cachette des bols de soupe chaude à ces jeunes Français sortant de la mine épuisés. Solidarité sans faille, la soupe était distribuée dans un ordre rigoureux, les faibles d’abord.
Et encore ceci: le soir de Noël 1943, une dizaine de jeunes Français ont décidé de manger ensemble et d’organiser une soirée culturelle. Il y eut une causerie sur Molière, Henri proposa un morceau de musique. Et il siffla l’allegretto de la Septième Symphonie de Beethoven, de la première à la dernière note.
À la Libération, plus tard, les jeunes communistes du 20e se réunissaient pour entendre Krasucki expliquer et commenter Beethoven, Mozart, Bach. Drôle de bonhomme, l’ouvrier cultivé, le syndicaliste, le communiste, le mélomane ne faisait qu’un.
De retour de Buchenwald vers la fin avril 1945, Henri défile le 1ermai dans Paris. On se souvient de cette manifestation, le premier 1erMai de la liberté. À l’Est, l’armée rouge finissait, parfois maison par maison, de prendre Berlin. À l’Ouest, les armées américaine, anglaise, française, canadienne fonçaient à la rencontre des soldats soviétiques. Il y avait le programme du Conseil national de la Résistance, des temps nouveaux semblaient s’ouvrir.
Mais dès 1947, ce fut la guerre froide et ici commence une autre histoire.
Henri retourne à l’usine, devient secrétaire de l’union locale CGT du 20e, dirigeant de l’union départementale CGT de la Seine, puis dirigeant national de la CGT et membre de la direction du Parti communiste.
Parlant de sa vie, il a écrit:

«J’ai perdu des illusions, cela vaut mieux même si c’est douloureux, mais j’ai conservé des convictions et je n’en finis pas de les enrichir. Au fond, je ne suis jamais blasé. Je demeure fidèle, comme au premier jour, à l’idéal et à l’élan de ma jeunesse.»

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22 avril 2013

Le Forestier à Vivement Dimanche

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La sacro-sainte émission " Vivement dimanche " présentée par le non moins apôtre de la chaîne publique et cathodique Antenne 2, le bon et très présentable Michel Drucker, relevait hier l'actualité du chanteur et auteur-compositeur Maxime Le Forestier. " Sympa " me dis-je en appuyant sur ma télécommande. Mal m'en prie ! D'ailleurs c'est bien fait pour moi ! J'aurai du me douter d'un traquenard imaginé pour me descendre le moral au plus bas que zéro. Après un rapide Flashback où l'on revoyait la carrière de Maxime Le Forestier dans le monde de la chanson, la question se posait à moi : Le Forestier parlerait-il de " Parachutiste " chanson qu'il composa et qui figure sur son premier disque 33 tours sorti en 1972. Le Forestier chanterait-il cette même chanson ou même tiens, chantonnerait-il quelques mesures de celle-ci ? Enfin, donnerait-il une explication quant à la suppression de cette chanson de son répertoire ? Il en parla certes, pour avouer que l"armée avait été pour lui salutaire et qu'on avait même imaginé une carrière qui pourrait remplacer son absence de diplôme et d'engagement professionnel. Ouf! On avait eu chaud ! Il avait bien été parachutiste mais n'avait pas sauté ! C'est ainsi qu'il repoussa du pied en quelques mots la mauvaise réputation qu'on lui avait attribué depuis ses débuts, celle d'un chanteur engagé mais qui n'était en fait ( un de plus ! ) qu'un usurpateur devenu un chanteur bedonnant et rotant après chaque couplet. En fait, lui aussi, n'avait été en fait qu'un bon bourgeois ayant réussi dans la carrière, faisant les pôches de ces jeunes dont j'étais et qui achetaient ses disques et qui le considérais comme le représentant d'une jeunesse révoltée au même titre qu'un Ferré ou qu'un Ferrat.

Le sommome survint lorsqu'il donna l'autorisation au même Drucker de céder un bon tiers de son émission à la compagne du nain de service : Carla Bruni avec laquelle apprenait-on, il entretenait les meilleurs sentiments et qui venait faire la promo de son nouvel album. Alors, bon... Parachutiste manqué, intime des Sarkozi-Bruni, il ne manquait plus à l'usurpateur de nous parler de Brassens avec lequel il avait partagé une première partie de Bobino. Ce fût chose faite lorsqu'il avoua ( enfin ) que Georges Brassens le traitait souvent de Con ! Je compris alors que Ferrat disait vrai et " que le poète a toujours raison et voie plus loin que l'horizon.. " Dommage pour mes souvenirs d'ados, ils auraient mérité d'être mieux traité mais c'est ainsi. Philistin, épicier, menton rasé, ventre rond,  pendant qu'il jouait sur sa guitare, pensait à tout sauf à devenir poète !

Michel Benoit

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20 avril 2013

Quelques nouvelles du commissaire Merle.

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Si l'on en croit son créateur, le commissaire Merle va bien, même très bien, puisque le quatrième opus de ses fameuses enquêtes est sur le point d'être achevé et que déjà se profile le prochain livre. Je serais évidement tenté de vous dévoiler, non pas l'intrigue, mais le lieux où va se dérouler cette quatrième enquête, mais je ne vous donnerai qu'un seul indice, que vous connaissez déjà par ailleurs puisque je vous avoue à la fin de chaque livre le titre du prochain à paraître. Il s'agit donc de " l'hôtel du cheval rouge ", un hôtel-pension dans une petite ville située aux pieds du Morvan.

Mais en attendant la sortie de cette quatrième enquête, vous trouverez ci-dessous l'article parut dans le magazine " Nevers ça m'botte " qui résume avec talent le contenu et l'ambiance  du troisième opus qui se déroule dans les rues de Nevers : " Berceuse pour un crime ".

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