Le Blog de Michel Benoit

24 avril 2016

Hiroshima mon amour est née à Bucchenwald !

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Monsieur «  Jo » résistant nivernais.

Résistant de la toute première heure, Georges Girard, alias Monsieur Jo, devait connaître la torture, l’incarcération, la déportation et être, peut-être, à l’origine sans le vouloir, du chef d’œuvre d’Alain Reisnais, Hiroshima mon amour, scénarisé par Margueritte Duras, ancienne épouse de son compagnon de peine Robert Antelme.

Georges Girard, né à Paris le 22 mars 1903, habitait le faubourg de Mouesse à Nevers. Il avait été mis en pension dans la Nièvre, à Nevers, chez Madame Champaux qui exerçait la profession de nourrice. Enfant, il recevait de temps à autre, la visite de sa mère, Constance, une jolie femme, d’une grande élégance…on prétend qu’elle était employée de maison chez un fourreur parisien, et que ce dernier pouvait fort bien être son père.
Quelques années plus tard, le couple devait partir pour les États unis sans laisser d’adresse.
Ne recevant plus de visite, il est confié officiellement à l’assistance publique.
Comme tous les enfants dans sa situation, il est destiné à travailler dans les champs, mais il s’y refuse et à l’âge d’acquérir son indépendance financière, Georges va alors s’engager dans l’armée. Cette expérience, sera la cause de son antimilitarisme sans appel qui se conjuguera, d’ailleurs, avec un anticléricalisme tout aussi radical. Alors qu’il est question d’aller jouer des armes, lors de la guerre du Maroc, il se mutile pour y échapper en s’écrasant les doigts de la main avec un marteau, ce qui a pour conséquence de le rendre handicapé à vie.
Cet épisode montre sa force de caractère, force qui lui permettra de survivre, quelques années plus tard, durant sa captivité en Allemagne.
Il entre à la compagnie du Gaz et va s’intéresser vivement à la politique. Il se syndique et devient le secrétaire général régional de la CGT. À ce titre il rencontrera le futur ministre, Marcel Paul, qui est secrétaire général de la Fédération des services publics, hospitaliers, éclairage et force motrice (CGTU). Il s’oppose au parti communiste quand ce dernier se met à flirter avec Staline et intègre la SFIO.
Il se marie avec Irène Bonnamour, avec laquelle il aura deux enfants.
La guerre déclarée, Georges fait partie des premiers Mouessards (habitants du Mouesse, quartier populaire de Nevers) à avoir intégré un réseau de la résistance française. Pour lui ce sera l’O.C.M. (l’Organisation civile et militaire), l’un des huit mouvements qui constituèrent en mai 1943 le C.N.R. (Conseil National de la Résistance).
Il est connu des résistants sous le nom de « Jo ».
L’arrestation

Les Allemands sont sur leurs gardes, la Nièvre est classée en Zone rouge. La
Gestapo et les polices spéciales de Vichy arrêtent et torturent à l’École Normale de filles, boulevard Victor Hugo. Trente-deux résistants sont fusillés à Nevers, onze à Cosne. Albert Laragon, dit « Oncle Oscar », du mouvement « Vengeance » de Livry est arrêté le 16 janvier 1944, et sera déporté à Mauthausen. Julien Benevise, Commissaire de Police de Cosne, sera arrêté le 11 février 1944.

Georges Girard dit « Jo » est dénoncé à la Gestapo. Il aurait été prévenu de son arrestation quelque temps plus tôt, mais, souffrant d’une entorse, il reste chez lui et attend. Il est arrêté le 14/02/1944 à son domicile, Faubourg de Mouesse.
Les soldats veulent l’emmener et sa femme obtient qu’il puisse emmener des souliers. C’est sa fille qui, sous la menace d’un revolver, va les chercher à la cave de l’habitation. Elle en restera traumatisée toute sa vie.
Georges Girard est emmené au siège de la Gestapo à Nevers, au 2 rue Thévenot, puis au 24, rue Jeanne d’Arc, où il est interrogé et torturé durant 6 mois. Il est interné à la prison de Nevers, rue Félix Faure, aujourd’hui rue Paul Vaillant Couturier.
Selon une confidence faite à son fils peu avant sa mort : 
« Sa cellule aurait côtoyé celle d’un jeune résistant avec lequel il aurait communiqué en morse à l’insu de ses geôliers. Ainsi le jeune lui apprenait qu’il n’avait pas parlé, qu’il n’avait pas trahi et que l’ennemi ne savait pas quel était le rôle exact de «Georges Girard » dans la résistance. En un mot : « Jo, tu n’es pas Jo ! » En tout cas l’ennemi n’en savait rien. Georges Girard expliquera plus tard qu’au petit matin, il avait vu le jeune homme héroïque, s’en aller vers une mort certaine en compagnie de son cercueil et de ses assassins. »
Georges Girard, lui non plus, grand taiseux et dur à cuire devant l’éternel, pour la circonstance, ne parlera pas et personne, à part les résistants, ne pourra connaître son pseudonyme "Jo " !
Devant la poussée alliée et le développement des maquis, la Wehrmacht quitte Nevers en juillet et août 1944, se repliant lentement devant les forces alliées qui remontent du sud de la France... La Gestapo s’est débarrassée des prisonniers et les a transférés à Dijon, puis à Belfort où un train en partance pour Buchenwald est préparé. 

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En route pour Buchenwald, il prend le dernier train partant de France à Belfort.

Alors qu’à Nevers la libération est marquée par les fêtes et la liesse populaire, le train part de Belfort le 5/9/1944 avec Georges Girard et aussi ses camarades, André Michard de St Éloi, Emile Petitrenaud du maquis Julien et Emile Testard de Nevers, René Rousseau de Montsauche, Jean Thevenin et Jacques Petit de Cosne-sur-Loire et Louis Thevenot de Druy Parigny.
Le train est composé de 177 hommes et de 4 femmes.
Seulement 80 d’entre eux rentreront de déportation neuf mois plus tard. Les autres connaîtront une fin tragique. 174 sont français, mais il y a aussi deux Italiens, 1 américain, 2 Espagnols, 1 Hongrois et 1 Polonais parmi eux.
Arrivé à Buchenwald, on donne à Georges Girard le matricule 85173. Il devra l’apprendre par cœur en allemand si on lui en donne l’ordre sous peine d’être battu à mort par ses geôliers.
Il est ensuite affecté au Kommando Bad Gandersheim, situé à 80 km au sud-ouest de Brunswick, à peu de distance de Seesen et Münchehofe, et ce, dès le début du mois d'octobre 1944. Les détenus travaillent dans une usine, à la fabrication de carlingues d'avions Heinkel. Ils sont plus de 500 en janvier 1945.Ils sont logés dans une ancienne église désaffectée, à proximité de l’usine.
La rencontre et la marche de la mort.
Robert Antelme témoignera à ce propos : « Je rapporte ce que j’ai vécu. L’horreur n’y est pas gigantesque. Il n’y avait à Gandersheim ni chambre à gaz ni crématoire. L’horreur y est obscurité, manque absolu de repère, solitude, oppression incessante, anéantissement lent. Le ressort de notre lutte n’aura été que la revendication forcenée, et presque toujours elle-même solitaire, de rester, jusqu’au bout, des hommes. » 
Les détenus sont évacués de Bad Gandersheim à pied vers Bitterfeld, puis par train à Dachau.
C’est lors de l’évacuation et la marche forcée vers Bitterfeld, qu’il rencontre Robert Antelme. Alors que Georges Girard est d’allure imposante et robuste, Robert Antelme est malingre et fatigué. Les deux hommes savent que les trainards, lors des marches forcées, sont exécutés sans préavis par les gardes SS. Robert Antelme racontera la longue marche mortelle après l’évacuation du camp (les malades, à qui on promet l’hôpital, seront assassinés dans un bois) puis le train vers Dachau, et enfin, leur libération. Les soldats américains, gentils et respectueux, sont néanmoins incapables de comprendre ce qu’ils ont vécu – « effroyable », « inimaginable », il faudra se contenter de ces mots-là. 
Les deux hommes vont se lier d’amitié et Georges Girard va protéger Robert Antelme et l’aider à atteindre Bitterfeld. Dorénavant et à compter de ce jour, pour Robert, Georges sera “Jo”.
Robert Antelme écrira plus tard : “Il n'y a pas de différence de nature entre le régime "normal" d'exploitation de l'homme et celui des camps. Le camp est simplement l'image nette de l'enfer plus ou moins voilé dans lequel vivent encore tant de peuples »
Les deux hommes font connaissance. Robert est écrivain et poète. Il s’est marié en 1939 avec Margueritte Duras qui travaille alors pour une maison d'édition. Leur premier enfant, un garçon, meurt à la naissance en 1942. Tous deux entrent dans la résistance. Leur groupe tombe dans un guet-apens, Margueritte Duras réussit à s'échapper, aidée par Jacques Morland (nom de guerre de François Mitterrand), mais Robert Antelme est arrêté, emprisonné à Fresnes, puis envoyé à Buchenwald le 1er juin 1944.
Georges Girard sera libéré le 29 avril 1945 et envoyé immédiatement en sanatorium. Il y restera jusqu’en 1946.
Robert Antelme a plus de chance. François Mitterrand est devenu Secrétaire général aux Prisonniers, déportés et réfugiés PDR et accompagne le général Lewis comme représentant de la France pour la libération des camps de Kaufering et Dachau à la demande du général de Gaulle. C'est là, en compagnie de Pierre Bugeaud, qu'il découvre, « par un hasard providentiel », Robert Antelme, mari de son amie Marguerite Duras. Antelme est à l'agonie, atteint du typhus. Les mesures sanitaires interdisant de l'évacuer, il organise l'évasion de cet ancien membre de son réseau et le rapatrie en avion sanitaire jusqu’à Paris.
Margueritte Duras a tiré de cette époque hors norme un récit intitulé La Douleur.

 

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Nevers...retour à la maison.

Georges Girard, « Amaigri, perdu dans un costume gris- bleu, le regard lointain, il a été raccompagné dans son quartier par Monsieur Ozamon, son voisin,qui fait taxi et tient la station-service du mouesse ! »nous raconte sa petite fille.
Jaco, son fils à 22 ans en 1946 et nous l’avons rencontré, il demeure toujours au 125 faubourg de Mouesse à Nevers.
Effectivement, en sortant de ce qui restait de la gare défigurée par les bombardements, Georges Girard a contacté son voisin, Monsieur Ozamon. C’est lui qui viendra le cherché au volant de sa camionnette pour le ramener chez lui, parmi les siens...
Ne l'ayant absolument pas reconnu et, bouleversé par ce retour inattendu, il l'a accompagné jusqu'à l'impasse qui se trouve être en face de son magasin !
Puis, il a répandu très vite la nouvelle dans le quartier: " Monsieur Girard est de retour !"
Sa petite fille nous précise : « Lui, sans un mot, s'est dirigé vers " son chez lui ", a ouvert la porte de sa maison, se retrouvant face à sa femme, sa fille, pétrifiées devant ce mari, ce père revenu des camps de la mort !
Maman se souvient du cri de sa mère :" Georges !"
Dans les minutes qui ont suivi ce retour, le médecin, prévenu par les voisins, est arrivé précipitamment chez eux, ordonnant le repos et le calme ...
Les visites ont été interdites ! »

Duras, Antelme, Girard, et les autres…

C’est en se rendant en août 1947 à Paris, pour une réunion du CNR (comité national de la résistance) que Georges osera frapper à la porte de la demeure de Robert Antelme, alors marié avec Marguerite Duras.
« Profitant d'un court séjour à Paris, notre grand- père a eu envie de revoir Robert- Antelme.Marguerite Duras, dans un premier temps a fait barrage, mais quand le grand - père s'est présenté " jo ", elle a ouvert tout grand sa porte ...
Appartement grandiose, retrouvailles fraternelles !
Robert Antelme était couché dans sa chambre ...très, très fatigué ...ils sont restés seuls à l'abri des regards ! »
Robert Antelme vient de publier chez Gallimard son ouvrage : L’Espèce humaine. Le livre est dédié à Marie Louise, sa sœur morte en déportation. Robert Antelme y montre des déportés qui conservent leur conscience face aux "pires cruautés humaines". Les hommes qu'il décrit, réduits à l'état de "mangeurs d'épluchures", vivent dans le besoin obsédant, mais aussi dans la conscience de vivre.
Peu de temps auparavant, Robert Antelme avait fondé en 1945, avec Margueritte Duras, les éditions de la Cité universelle.
Hiroshima mon amour, né à Buchenwald ?

Robert Antelme divorce le 24 avril 1947. Duras épouse l’ami du couple, Dionys Mascolo, dont elle se sépare quelques années après. Jean leur fils naît le 30 juin 1947. Antelme et Duras devaient travailler encore ensemble. Lui, poursuivant un travail discret dans les milieux littéraires, collaborera aux Temps modernes et militera au Parti communiste français, dont il sera exclu en 1956, après la répression par les troupes du pacte de Varsovie de l'insurrection de Budapest. Pendant la guerre d'Algérie, il sera signataire du Manifeste des 121.

Ces années de retour de camps, Robert Antelme les a passés à se souvenir et à parler à ses proches, Margueritte Duras est de ceux-ci, de son amitié avec Georges Girard, nom de code de résistance « Jo », amitié qui était née d’une solidarité lui ayant permis d’éviter de périr au cours de la marche de la mort en direction de Bitterfeld.
Il lui a parlé de “Jo” certes, mais aussi de la ville où son ami habitait, Nevers. Margueritte Duras s’en serait souvenue certainement lorsqu’elle écrivit le scénario édité chez Gallimard “ Hiroshima mon amour” qui sera mis en image par Alain Reynais et où la ville de Nevers sera omniprésente.
On pourrait donc penser que Hiroshima mon amour serait né d’une amitié survenue entre deux déportés à Buchenwald, ou plutôt que le scénario, tel qu’on le connaît, n’aurait jamais existé si Robert Antelme n’avait pas rencontré Georges Girard à Buchenwald…
Idée farfelue, me direz-vous ? Peut-être, mais pourquoi pas… Les plus belles histoires ne viennent-elles pas de l’inconscient …et puis Hiroshima mon amour n’est-il pas un film dont le scénario est un large appel à la paix entre les peuples, comme l’avait été, quinze ans plus tôt, le serment prêté par les survivants du camp de Buchenwald, lesquels ayant pour idéal la construction d’un monde nouveau dans la paix et la liberté.
Georges Girard meurt des suites de ses maltraitances le 12 juillet 1949. Il est enterré au cimetière Jean Gautherin à Nevers. Son ami, Robert Antelme qui affirmait «  L'homme n'est rien d'autre qu'une résistance absolue, inentamable, à l'anéantissement » meurt le 26 octobre 1990.


Michel Benoit

* Les photographies de Georges Girard Collection personnelle

La photographie du camp de Bucchenwald Mémorial de la Shoa.

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21 avril 2016

L'Heure du crime.... Michel Benoit et Jacques Pradel sur RTL

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/marilyn-monroe-a-t-elle-ete-assassinee-7782879966

Voici le lien cconcernant l'émission réalisée autour de mon ouvrage Les Morts Mystérieuses de l'Hiistoire avec Jacques Pradel et plus particlulièrement où nous parlons du mystère de la mort de Maryline Monroe.

 

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15 avril 2016

Michel Benoit invité de Jacques Pradel sur RTL : L'Heure du crime !

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J'ai le plaisir de vous informer que je serai l'invité de Jacques Pardel sur RTL pour l'émission l'Heure du crime.

Nous parlerons principalement de la mort mystérieuse de Maryline Monroe à l'occasion de la sortie de mon nouveau livre : Les Morts Mystérieuses de l'Histoire.

LesMortsMysterieusesDeLhistoire

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14 avril 2016

L'ombre d'un doute !

 

LesMortsMysterieusesDeLhistoire

Voici une critique de mon dernier ouvrage signé Mickael Barbato

Essayiste, auteur de théâtre, écrivain d’ouvrages historiques et de romans (dont lesEnquêtes du Commissaire Merle), blogueur, Michel Benoit est un homme que l’on peut aisément qualifier d’actif. Son amour du fait historique, couplé avec une passion pour la narration indéniable donne l’ouvrage Les Morts Mystérieuses de L’Histoire, sous titré 16 récits extraordinaires du prince de Condé à Marilyn Monroe. Le concept, que nous allons découvrir, mène l’auteur à rassembler des éléments établis afin de les utiliser dans des contre-enquêtes toutes plus passionnantes les unes que les autres.

Les Morts Mystérieuses de L’Histoire dresse seize portraits, ou tout du moins tout autant de destins tragiques. En bon fouineur, Michel Benoit profite de l’ombre projetée par des doutes dont la nature même nous passionne jusqu’à aujourd’hui, pour nous livrer, via plusieurs récits, une sorte de polar historique dont les différentes victimes ont bel et bien existé, toute reliées par un fil rouge terrifiant : les décès sont expliqués, mais non élucidés. Qu’ils soient séculaires ou quasiment contemporains, les cas abordés dans Les Morts Mystérieuses de L’Histoire ont cela en commun qu’ils laissent la place à différentes théories. Robespierre s’est-il réellement suicidé, ou a-t-il été « aidé » ? Pourquoi le corps de Léon Gambetta fut incroyablement éparpillé après une autopsie pour le moins particulière ? Adolf Hitler est-il réellement mort sans son bunker ? Pourquoi l’enquête autour du décès de Marilyne Mondroe fut à ce point bâclée ?

Ces quelques questions, et d’autres que nous vous laisserons découvrir, habitent Les Morts Mystérieuses de L’Histoire. Chacune des affaires est admirablement replacée, avec une foultitude de détails qui ne peuvent fleurir que dans ce genre d’ouvrage, et sous la plume d’un authentique passionné. Replacer le contexte de ces décès est d’une importance évidente, afin de mieux embrayer sur la deuxième phase des différents cas finement sélectionnés par Michel Benoit. Mais avant d’aborder le point des contre-enquêtes précisons que si, parfois, il faudra s’accrocher sur la profondeur des précisions apportées, cet ouvrage ne demande cependant pas de niveau particulier et peut tout à fait être abordé par un nouveau venu tout d’abord attiré par l’odeur du souffre, et qui finira surtout par capter l’excitation provoquée par les différentes remises en question des récits établis… que l’on pourrait même qualifier d’autorisés.

Mais attention, ce n’est pas parce que Les Morts Mystérieuses de L’Histoire donne dans la prise en compte de théories parfois différentes des officielles qu’il faut penser que Michel Benoit se tourne vers la théorie du complot (et ce même si ce dernier est une notion réelle). On reste tout du long dans le domaine du plausible, l’auteur pose des questions plus qu’il n’y répond, et c’est tant mieux : cela apporte une dimension dramatique, creusant finalement encore plus le fossé de nos ignorances. En feuilletant Les Morts Mystérieuses de L’Histoire, le lecteur se rend compte de certaines zones d’ombre, on peut citer le cas du général Leclerc, absolument bluffant tant l’on ne peut vous cacher que le rédacteur de cet article ignorait le cas de ce treizième homme présent et jamais identifié dans l’accident d’avion mortel. Nous ne vous en dirons pas plus, mais chacune de ces histoires, qui font partie de la grande, a de quoi enfiévrer n’importe quel esprit curieux.

Nous oublions de plus en plus que l’Histoire est parsemée d’événements mystérieux et terriblement intéressants, qui feraient presque passer les meilleurs scénarios de thrillers actuels pour de gentils contes de fées (ou presque). Les Morts Mystérieuses de L’Histoire est un ouvrage qui fascine de la première à la dernière page, et les démonstrations de Michel Benoit provoquent évidemment une multitude de questions plus qu’elles n’y répondent, mais surtout nous font comprendre que l’Histoire est un domaine à zones d’ombre parfois véritablement stupéfiantes. Un livre palpitant, à découvrir sans hésiter.

Les Morts Mystérieuses de L’Histoire, écrit par Michel Benoit. Aux éditions Eyrolles, 192 pages, 10€. En librairie le 17 Mars 2016.

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13 avril 2016

7ème Festival du Livre à La Chapelle Saint-André.

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7ème Festival du Livre à La Chapelle Saint-André.

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Mon ami Alain Deneaux vous invite pour la 7ème année à ce rendez-vous, devenu incontournable, et qui animera cette petite ville de la Chapelle Saint-André, située à deux pas de Menou et à trois lieux de Clamecy. L'ambiance y sera formidable à n'en pas douter, les locaux magnifiques, les bénévoles de l'association aux petits soins pour les auteurs et pour les lecteurs qui pousseront la porte afin de découvrir un grand nombre d'auteurs de talent, des romanciers, des poètes... 

J'y serai comme tous les ans afin de vous retrouver et vous présenter mes nouvelles publications : 

Comment vous dire - aux Editions rue des Boucheries - un récit autobiographique qui à ne pas laisser entre toutes les mains.

Thérèses est morte- aux Editions rue des Boucheries - La septième enquête du commissaire Merle. Une énigme policière qui se déroule à Nevers.

Les morts mystérieuses de l'Histoire - aux Editions Eyrolles - 16 récits palpitants sur les derniers instants de personnages célèbres dont la mort reste un mystère.

Et bien d'autres encore....

Alain Deneaux nous informe :

Pour la septième année consécutive, le festival du livre s'inscrit dans le cadre des manifestations annuelles organisées par la bibliothèque municipale de La Chapelle Saint-André et de l'association Avenir de la Jeunesse Chapelloise autour du livre.
Son objectif premier est l'incitation à la lecture comme premier pas dans l'univers littéraire.
Le festival offre, en libre accès et de manières conviviale, à un large public, la possibilité de dialoguer avec des auteurs originaires ou implantés dans notre région, pour la plupart. Ceux-ci contribuent par leurs publications mais aussi par leur présence assidue aux salons, féstivals, dédicaces, à l'enrichissement culturel du territoire.
Le Festival du livre de La Chapelle Saint-André est un lieu de partage, il réunit une vingtaine d'auteurs sur deux jours. En plus du contact direct avec les lecteurs, il leur donne l'occasion d'échanger entre eux leurs expériences, leurs difficultés, leurs succès, leurs projets.

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12 avril 2016

La bibliothèque de Gloubik a lu les Morts Mystérieuses de l'Histoire

 

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Une critique trouvée sur le net à propos de la sortie des Morts mystérieuses de l'Histoire : 

Autant avouer entrée de jeu que je ne suis pas un fan de ce genre d’ouvrage, mais puisque c’était une première proposition de SP (service presse) de la part de cet éditeur, je ne voulais pas refuser. Bien m’en a pris. Bon. Je ne suis toujours pas un inconditionnel de ce genre de livre. Toutefois j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, et c’est déjà ça.

Bien sûr, la liste de ces affaires de décès suspect ne se limite pas à ces seize-là, et l’auteur a fait un choix. Douze d’entre elles concernent des événements s’étant déroulés en France ou impliquant des français. Vous y apprendrez plein de petites choses sur les conditions du décès de personnages aussi célèbres que Napoléon ou Staline, aussi sur de parfaits inconnus s’ils n’avaient pas été pris dans une affaire des plus louches tels les victimes du courrier de Lyon.

Beaucoup de ces morts sont coincées entre les manques d’informations (Les moyens techniques de la police n’étaient pas les mêmes que maintenant), la légèreté (la gouvernante de Marilyn Monroe qui lave les draps de la victime avant l’arrivée de la police) ou les raisons d’état. Et c’est très certainement une des principales raisons de leur non résolution. Même sans être un amateur d’Histoire, qu’elle soit grande ou petite, je me suis laissé avoir à lire ce livre de la première à la dernière ligne. Ce qui m’a permis de maugréer plus d’une fois sur la faiblesse du style de l’auteur qui utilise des tournures de phrase pas toujours très heureuses... Mais, bien sûr, maintenant que je rédige ma chronique, je n’en retrouve aucune. Point intéressant, le livre se termine par une bibliographie proposant, en moyenne, une demi-douzaine de références vous permettant d’en savoir plus sur chacun des cas.

En bref : Un bon moment de lecture. Et je n’hésiterais pas, surtout pour 10 €, a acheter un éventuel tome II si l’occasion se présentait.

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06 avril 2016

Les morts mystérieuses de l'Histoire sur RTL Lundi 11 avril !

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Les Morts Mystérieuses de l'Histoire

sur RTL  dans l'émission :

LA CURIOSITÉ EST UN VILAIN DÉFAUT

Thomas Hugues / Sidonie Bonnec

Un mot d’ordre pour cette nouvelle émission : être passionné et passionnant ! Du lundi au jeudi de 20h à 22h, Sidonie Bonnec et Thomas Hugues invitent les auteurs et les acteurs des histoires et des aventures les plus fascinantes à RTL

 

C'est Lundi 11 avril 2016 de 20 h à 22 h 

Je répondrai aux questions de Thomas Hugues et Sidonie Bonnec.

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Michel Benoit Les Morts Mystérieuses de l'Histoire sur R.C.F.58

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Voici le lien concernant l'émission RCF de Thierry Chesneau, consacrée aux Morts Mystérieuses de l'Histoire.

Bonne écoute à toutes et à tous !

https://rcf.fr/culture/michel-benoit-auteur-de-theatre-ecrivain-historien 

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01 avril 2016

Un long article concernant mon dernier livre : Les Morts Mystérieuses de l'Histoire "

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Paris Match s'intéresse aux "Morts Mystérieuses de l'Histoire " Merci à Marie-Pierre Danset et aux journalistes de la revue pour ce récit détaillé de mon dernier livre sorti chez Eyrolles le 17 mars.

Décès d’Agnès Sorel: le mystère reste entier

Paris Match|Publié le 01/04/2016 à 00h30 |Mis à jour le 01/04/2016 à 00h43

 

Dans son livre «Les morts mystérieuses de l’histoire», Michel Benoit revient sur le décès toujours inexpliqué d’Agnès Sorel, la favorite de Charles VII.

Le lundi 9 février 1450, Agnès Sorel rend l’âme au manoir de la vigne au Mesnil, une dépendance de l’abbaye de Jumièges. La jeune femme de 25 ans ne survit pas à son quatrième accouchement. Elle est enceinte de 7 mois des œuvres du roi Charles VII, de 22 ans son aîné, et est exténuée de l’avoir suivi sur les routes en cet hiver rigoureux, à l’arrière des troupes royales, alors qu’il poursuit en Normandie sa reconquête du royaume de France. Quelques jours avant de succomber, Agnès s’est plainte de maux de ventre et l’on a diagnostiqué une dysenterie ou un flux de ventre. Mais très vite, un doute plane sur cette mort. Et s’il s’agissait d’un assassinat?

Plus de 560 ans après le décès d’Agnès Sorel, celui-ci demeure inexpliqué. C’est ce que raconte Michel Benoit dans le premier chapitre de son livre «Les morts mystérieuses de l’histoire». En quelques pages, l’auteur mène l’enquête et la contre-enquête, détaillant toutes les possibilités.

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La première maîtresse officielle d’un roi de France

Pour comprendre qui aurait voulu tuer Agnès Sorel, il faut déjà rappeler qui elle était exactement. «Agnès Sorel est la maîtresse du roi depuis sept ans et a donné naissance à trois filles que Charles a reconnues. Le roi, fou amoureux de cette jeune personne, l’avait fait entrer à la maison de la reine Marie d’Anjou. Puis, Agnès Sorel avait obtenu très rapidement le statut de favorite officielle du roi. Elle sera à ce titre la première maîtresse officielle d’un roi de l’histoire de France», signale Michel Benoit. 

Mais la belle jeune femme, qui accrochait diamants et bijoux dans ses cheveux blonds cendrés, se colorait les lèvres et s’épilait les sourcils ainsi que les cheveux –ce qui lui permettait d’exhiber un très grand front qu’elle couvrait d’un fard lui assurant un teint d’albâtre-, n’a pas que des amis, loin s’en faut. «A l’âge de dix-huit ans, Agnès Sorel avait su imposer de nouvelles modes, de nouveaux usages à la cour de France, souligne l’auteur. Elle se promenait épaules nues et avait su s’afficher devant toute la cour en compagnie du roi dès le lendemain de leur liaison. Une chose est certaine, elle dérangeait! En l’espace de six ans, elle était passée du stade de petite noblesse de campagne, sans biens ni avenir en perspective, à celui de favorite du roi, recevant bijoux, châteaux et titres… Elle dérangeait vraiment!»

Agnès Sorel a bien été empoisonnée au mercure à haute dose

Dès la mort subite de la maîtresse du roi, des rumeurs d’empoisonnement circulent. Et trois suspects potentiels sont désignés. Le fils de Charles VII, le dauphin Louis, futur Louis XI, ne la supportait pas. En outre, celui-ci complotait contre son père, ce qu’elle aurait pu découvrir. Antoinette de Maignelais, la cousine germaine et dame de compagnie d’Agnès, âgée de 16 ans, lorgnait quant à elle sur sa place de favorite du souverain, qu’elle obtiendra d’ailleurs après sa mort. Enfin, est cité le grand argentier du roi Jacques Cœur que l’on suppose alors être l’amant d’Agnès et qui aurait pu vouloir s’en débarrasser.

Les siècles passent et le mystère demeure, jusqu’à ce début du XXIe siècle. «En effet, en juin 2004, profitant du déplacement du gisant où reposait Agnès Sorel, les historiens purent faire pratiquer une autopsie, ou plutôt demander aux spécialistes en la matière qu’ils se livrent à l’analyse des éléments organiques trouvés dans l’urne funéraire en grès déposée dans la tombe», indique Michel Benoit. Le verdict tombe. «Agnès Sorel avait été victime d’une intoxication aiguë au mercure qui l’avait foudroyée en moins de soixante-douze heures! Certes, à cette époque, les femmes enceintes se soignaient souvent en absorbant du mercure. Mais les doses de mercure observées étaient telles qu’il était difficile de croire à une erreur médicale. Il était question de dix mille à cent mille fois la dose thérapeutique», écrit l’auteur. 

LesMortsMysterieusesDeLhistoire

Or, si les causes de la mort sont cette fois scientifiquement élucidées, il n’en reste pas moins que l’assassin, ou celui qui a guidé la main du médecin qui aurait pu lui administrer ce poison, est toujours inconnu…

D’Agnès Sorel à John Lennon, le récit de 16 morts mystérieuses

Publié en mars 2016 aux éditions Eyrolles, le livre «Les morts mystérieuses de l’histoire» de Michel Benoit revient en 186 pages sur 16 décès inexpliqués, du XVe au XXe siècle. Côté royal, outre Agnès Sorel, sont évoqués Henri IV, Louis XVII et Napoléon Bonaparte. Les autres personnalités, fort diverses, qui ont intéressé l’auteur sont: Maximilien de Robespierre, le duc de Bourbon (affaire de Saint-Leu), Léon Gambetta, Émile Zola, Adolf Hitler, le général Leclerc, Joseph Staline, Marilyn Monroe, Steven Markovic, Joachim Peiper, John Lennon. S’y ajoute l’Affaire du courrier de Lyon.

En vente au tarif de 10 euros.

www.eyrolles.com

 

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27 mars 2016

250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just. La sourde oreille a ses limites....

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Une première réunion avait eu lieu en septembre à ma demande au siège de l'action culturelle de la Nièvre en compagnie de son directeur Denis Pellet Manie et du conseiller général chargé de la culture Jean-Louis Balleret. Nous nous étions mis d'accord sur un programme alléchant, programme que j'avais proposé afin que nous puissions fêter l'anniversaire de la naissance de Saint-Just en relation avec le département de l'Aisne ( où le conventionnel avait passé ses années d'adolescence). Depuis Rien .... Malgré mes appels téléphoniques nombreux ( plus de vingt tentatives d'appel auprès du secrétariat de la D.A.C ) où l'on me certifiait que la personne était absente mais qu'elle me rappelerait ... Après avoir repris une bonne dizaine de fois mon adresse mail afin que les décideurs me fassent parvenir un message, que je n'ai jamais eu...Tout ceci de septembre 2015 à mars 2016. Il faut bien en convenir. La Nièvre n'a pas trop envie de participer à cette commémoration nationale, à l'heure où il serait nécessaire de redonner du sens à nos valeurs républicaines, au moment où la laïcité doit être dans tous les esprits et devrait nous accompagner à chaque instant....

Alors, il fallait bien que ça arrive ! On se moque de nous, on se moque de vous ! de notre histoire qu'on voudrait taire...Il y a 222 ans, les thermidoriens ont exécuté le jeune conventionnel nivernais, l'empêchant de parler, de proclammer son amour pour la république, pour la vertu, et appliquer les mesures prisent pour la première fois dans l'histoire du monde entier en faveur du peuple...

Aujourd'hui, leur descendants directs, voudraient donc empêcher le peuple de se souvenir, de débattre sur cette époque, de réflechir ensemble... Car savoir, connaître, se souvenirs de notre histoire, c'est aussi comprendre le présent et prévenir le futur. Mais, la conception du pouvoir de ces gouvernants, quel que soit le poste occupé, n'est pas en faveur de ceux qu'ils appellent à les élire !

Lorsque nos élus nous infligent l'infâme outrage de nous traiter avec la suffisance qui les caractérisent, nous devons leur rappeler que les élus du peuple sont au service du peuple et que contrairement à ce qui se passe aujourd'hui alors qu'ils nous considèrent, nous pauvres corvéables, comme quantité négligeable, nous avons le devoir de leur parler en maître ! Merci au Journal du Centre qui, en vous informant, a le courage de dénoncer cette tartuferie et qui se positionne comme le seul contre pouvoir de ces nouveaux maîtres....

Michel Benoit

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