Le Blog de Michel Benoit

14 décembre 2014

Mes voeux culturels 2015 pour les Saint-Pierrois et habitants proches .

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« Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le

corps qui ne mange pas. »

Je suis issu d’une famille modeste, né à une époque où le livre n’était pas accessible à tous, et j’eus la chance de pouvoir fréquenter la petite bibliothèque près de mon domicile.

Bien sûr, on ne parlait pas encore de médiathèque ; nous vivions les premiers balbutiements de la conservation des documents sonores avec le disque, et le système vidéo domestique

n’avait pas vu le jour. Mais cette bibliothèque, si petite fut-elle, changea profondément ma vie. Elle m’ouvrit de nouveaux horizons, me transporta en d’autres lieux, vers d’autres temps, et j’y découvris la littérature, le roman et l’histoire.

Mes vœux pour les Saint-Pierrois et les communes alentours.

L’existence même d’une bibliothèque-médiathèque dans une commune comme Saint-Pierre-le-Moûtier, est un acte de résistance. Résistance aux dangers qui menacent notre langue française mais aussi cette exception culturelle que beaucoup nous envient. Résistance à la tentation de certains de nous enfermer  dans un monde d’ignorance où la pensée unique et médiatique serait la seule vérité, où la connaissance n’aurait pas lieu d’exister car non rentable, où la création n’aurait plus sa place dans la société… Société où les véritables valeurs, celles de l’homme, seraient remisées dans les combles de l’ignorance collective.

Le devoir culturel d’une commune est aussi de sauver cet élément constitutif de la nature de l’homme : le dialogue intime et irremplaçable, silencieux et fécond, qui s’établit entre le lecteur et ce qu’il lit, ce qu’il entend ou ce qu’il voit. Et cela, évidemment, n’a pas de prix Victor Hugo déclarait dans Faits et croyances : « Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas. » Lecture divertissement, lecture évasion, lecture nourriture, c’est de tout ceci qu’est constituée une bibliothèque médiathèque. A l’heure où les populations sont tentés de se déchirer, de se quereller, de s’affronter, à cette heure, la culture doit être présente partout, et aussi à Saut-Pierre-le-Moutier.la culture doit être nous unir, nous réunir car elle est en chacun de nous, elle est autour de nous et quand je songe à tous les livres qu’il me reste à lire, à tous les documents visuels et sonores qu’il me reste à écouter, à regarder, j’ai la certitude de pouvoir connaître encore d’intenses moments de bonheur.

Mettre l’attractivité culturelle au centre de notre ville

Ce nouvel espace culturel ne serait pas immobile mais devrait venir à la rencontre des habitants de la commune et de celles qui souhaiteraient participer à ce projet. Il serait un lieu de vie, de rencontre, le point de départ de manifestations qui pourraient être organisées par les associations :

- Création ou reprise d’animations culturelles telle qu’une fête autour du livre annuelle, en relation avec les écoles de Saint-Pierre et l’implication des élèves en créant un prix de la ville de Saint-Pierre sur le thème annoncé chaque année, favorisant la mixité générationnelle.

-Envisager avec l’appui et la participation du comité de jumelage, la venue d’un ou d’une écrivaine de Rengdorf qui pourrait venir dialoguer avec les collégiens saint-pierrois et leurs professeurs durant quelques jours.

Ceci demanderait l’implication de tous les acteurs économiques de la cité, commerçants, artisans et associations, centre social et également nos anciens, qui demeurent à l’EHPAD du centre de long séjour.

-Utiliser les traces et vestiges que l’histoire de notre ville nous a laissés en organisant un rendez-vous autour de la nationale 7 et un rassemblement d’automobiles de collection sur la commune. Il en est de même pour la fête de Jeanne d’Arc  avec la venue d’animateurs cascadeurs pour accompagner cet évènement. Ces animations pourraient se réaliser dans le cadre du renouveau de la fête patronale, remise au goût du jour.

-Nous inscrire pour la semaine du documentaire Doc en Goguette et associer culture cinématographique et histoire de Saint-Pierre

-Améliorer le déroulement et le contenu de la fête de la musique. 

En ce XXIème siècle, la culture doit jouer un rôle capital dans le développement local. Elle doit être l’axe principal pour redonner à tous l’envie de venir découvrir notre territoire, de l’aimer et de s’y installer, de venir y séjourner en touriste, mais aussi de contribuer à l’amélioration de notre cadre de vie au quotidien. La politique culturelle est un véritable levier de développement que ce soit par le biais de partenariats, d’aménagements fiscaux, ou d’autres instruments innovants.

La fin des travaux de l’A77 devrait  permette aux nivernais et autres usagers de se rapprocher en temps et en confort de notre territoire pour venir nous rejoindre à la condition que nous proposions un programme attractif dans une commune où il fait bon vivre ensemble.

Saisissons ensemble cette chance pour 2015 ! 

Michel Benoit

Le 6/12/2014

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13 décembre 2014

Denis Thuriot, maire de Nevers « Sans étiquette ! » Histoire d’une grande solitude.

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Denis Thuriot, maire de Nevers « Sans étiquette ! »

 Histoire d’une grande solitude.

 

On le voit bien en cette fin d’année, de  par les déclarations des uns et les positions des autres, les fameuses listes « sans étiquette », établies par-ci par-là lors des élections municipales dans le département de la Nièvre font débat en cette fin d’année alors que pointe à l’horizon les futures élections départementales et régionales. Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement ?

Au printemps 2014, une fioriture de listes, se prétendant « sans étiquette », avaient surgi du chapeau, se disant répondre à une désaffection des électeurs à l’égard des partis politiques, lesquels  n’avaient eu de cesse, en ces moments de crise, de se déchirer, de  se diviser, de se fractionner. Ces listes, nous le savions évidemment, ne devaient en fait leur existence que pour accompagner l’ego de quelques individus, lesquels n’avaient pas trouvé d’autres moyens de fédérer leurs appuis faits de trahison et de revirement bassement politicien.

C’est ainsi que les élections municipales de Nevers avaient été gagnées, grâce à l’alliance du coq et du lièvre de derrière les fagots, emballées entre les deux tours au détriment d’électeurs n’y comprenant plus grand-chose et favorisant l’entrée de conseiller du Front National au conseil municipal et l’augmentation des abstentionnistes. Elles avaient été également gagnées  à cause d’ une campagne surréaliste de l’équipe sortante : cette dernière ne voulant  pas prendre en compte les trahisons successives d’un pouvoir s’étant fait élire avec des voix de gauche pour mettre en place une politique d’austérité que sarkozy n’aurait pas renié. La liste d’union de gauche s’était alors révélée incompatible avec une réalité nationale car comment expliquer aux  véritables électeurs de gauche qu’il fallait s’allier le samedi avec un conseiller PS  pour les municipales et appeler à voter et manifester contre ce même conseiller ayant voté les lois d’austérité à l’assemblée nationale le lundi suivant (ce dernier ayant endossé l’habit de député cette fois-ci)…

Pourtant, ce qui fut vrai hier ne l’est plus vraiment aujourd’hui. Six mois après le rendez-vous municipal, ces listes sans étiquettes s’enlisent dans une profonde solitude. C’est ainsi lorsque le naturel revient au galop…. Paradoxalement,  c’est avec une liste d’union, que la gauche avait perdu les élections locales et c’est en ordre dispersé qu’elle devrait se présenter aux prochaines échéances électorales. Redéfinissant ainsi les contours et l’identité d’une Gauche bien mal en point.

A droite, on le voit bien par les déclarations  du  secrétaire départemental de l’UMP Jacques Baudouin, il n’est pas question de poursuivre à ce jour des candidatures « sans étiquette » qui feraient de l’ombre au rassemblement de la droite nivernaise et ce dernier déclare avec décontraction d’ailleurs dans le JDC du 12/12 : «  On peut travailler localement avec Denis Thuriot, mais pas question de faire alliance avec son mouvement dans le cadre des élections départementales ! Je veux bien être ami avec tout le monde, mais la prostitution n’est pas mon genre ! On sait d’où vient Denis Thuriot : du PS. Dans son entourage, il y a beaucoup de socialistes » Et d’ajouter : « Comment construit-on une majorité de droite dans ces circonstances ? »

Cette dernière réflexion aurait pu être d’ailleurs formulée par les alliés du PS au municipales : «  Comment construit-on une majorité de gauche dans ces circonstances ? »

On le voit bien à ce jour, en dehors des petites alliances et autres coups bas politiciens, c’est vers une mise à plat et un éclaircissement des positions de chacun que se dirigeraient-les responsables départementaux des partis en présence. La droite nivernaise abandonnant la vague « sans étiquette » et son chef de file Denis Thuriot à une solitude annoncée. Et la gauche du département, obligeant les militants d’un PS bien mis à mal, de se positionner officiellement pour ou contre une direction nationale mettant en place une politique libéral sans précédent.

Ce retour à l’affrontement droite gauche aura peut-être pour avantage et bien fait de rassembler les partisans des uns et des autres  et d’éviter la montée d’un extrémisme obscur mais suffira-t-il à convaincre les abstentionnistes afin qu’ils retrouvent l’envie de se diriger de nouveau vers le chemin des urnes ?

Michel Benoit

 

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11 décembre 2014

A propos de Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule....

Nostalgie, vous avez dit nostalgie

Dans mon dernier ouvrage, cette sélection de quatre vingt six chroniques écrites entre 2007 et cette année sur ce blog, des chroniques saignantes, grinçantes, poétiques, provocatrices... J'ai eu la grande chance d'être accompagné par David Nicolas qui pour la circonstance m'a "fait le portrait" en dessinant ma caricature. Mon ami Gérard Lesoeur, à ma demande a également relevé le défi d'illustrer une trentaine de chroniques en quittant ses pinceaux pour le feutre ou le crayon de papier. Le résultat est magnifique bein entendu ! Une succession de petits bijoux venant compléter mes textes, des dessins drôles, inquiétants parfois mais toujours justes et dans le ton du livre. Je vous invite à découvrir ce livre : " Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! " Des chroniques écrites à chaud, concernant l'actualité, l'économie, la culture, des messages et des situations plus personnelles aussi, mais des chroniques toujours justes de sincérité...

Mes Pensées, mes chagrins, mes coups de gueule

De Michel Benoit

Illustration Gérard Lesoeur

Editions Rue des Boucheries 2014

C'est quoi la gauche

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09 décembre 2014

Nouvelle édition pour La Belle Marinière !

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Depuis le temps qu'on l'attendait, elle est enfin arrivée cette nouvelle édition du 1er roman des enquêtes du commissaire Merle :    La Belle Marinière.

Initialement éditée chez Flagrant d'Elie à La Charité sur Loire, peu distribuée, peu connue donc des nivernais et autres amateurs de roman policiers, il m'aura fallu presque cinq ans pour récupérer mes droits pour qu'enfin les éditions Rue des Boucheries relance cette première enquête à la demande de beaucoup de lectrices et de lecteurs. Peu importe d'ailleurs les raisons imbéciles et bassements calculatrices qui firent que La Belle Marinière ne fut pas rééditée plus tôt, l'important aujourd'hui n'est-il pas que vous puissiez de nouveau trouver ce premier roman et pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, l'ajouter à votre collection. J'en profite pour vous indiquer que la 4ème de couverture fut écrite par mon vieux complice Thierry Desseux, lui-même auteur des Grandes affaires criminelles du nivernais :

Nom : Merle. Profession : commissaire. Signe particulier : impénétrable. De lui, on ignore tout. Il y a au moins autant de mystère chez le commissaire Merle qu'autour des victimes sur lesquelles il vient enquêter...Qui est-il ? Que signifient ses silences songeurs ? N'interrogez pas ses fidèles inspecteurs, eux-mêmes n'en savent rien !Sans doute faudra-t-il quelques aventures avant de percer le secret de ce flic solitaire, aussi rugueux que débonnaire, et pourtant si attachant.Ce Merle au flair infaillible.

Et ce n'est pas le noyé de l'écluse n°16bis qui s'en plaindrait (s'il le pouvait encore) ; ce malheureux Clovis Gobillard près de qui le commissaire ne mettra qu'une seconde... à renifler le crime. Car les apparences sont toujours trompeuses et Merle le sait bien. Comme il sait que sous un cadavre ordinaire, peut se cacher une lourde histoire humaine.

Alors, nouvelle édition, nouvelle jeunesse, nouvelle couverture pour la circonstance, découvrez le commissaire à l'œuvre dans « La Belle Marinière » : un polar palpitant quelque part entre Nevers et Decize, au cœur de la Nièvre.

       Et comme l'assurent Thierry Desseux et votre serviteur : Silence maintenant. Quant Merle enquête, on ne parle pas : on lit !

                                                                                     

 

 

 

 

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Le Mystère de Santranges raconté dans les Mystères du Cher

santranges la rue où était située la boucherie Theuriot

Le mystère de Santranges

- Madame Theuriot ? Vous êtes bien l’épouse de Pierre Theuriot ?

- Oui, répond la jeune femme hésitante, mais qui est à l’appareil ?

- Ici la gendarmerie de Léré au téléphone, votre mari possède t-il un vélo ?

La jeune femme acquiesce et le gendarme poursuit :

- On vient de nous signaler avoir trouvé sur la voie publique un vélo abandonné, enfin un cadre de vélo uniquement, sur l’île de Cosne, ce matin à 6h50….

- Je ne comprends pas, répond la jeune femme, mon mari et parti ce matin à 6h40 pour Cosne où il avait rendez-vous avec son agent d’assurance…Il n’est d’ailleurs pas revenu et je m’inquiète.

- Pouvez-vous nous donner son signalement ?

La jeune femme décrit son mari et précise :

- Il portait une blouse de marchand de bestiaux, un pantalon bleu de travail et une veste de boucher. Il avait également ses bottes en caoutchouc.

Les gendarmes raccrochent ensuite, après s’être assuré que Madame Theuriot se rendrait dans leurs locaux pour venir déposer sur la disparition de son mari. Le mystère de Santranges vient de débuter.

Lorsque Gisèle Theuriot se rend à la gendarmerie de Léré, bourg situé à 8 kilomètres de Santranges, elle renouvelle ses déclarations et apporte aux enquêteurs une photographie de son époux. Dès cet instant, les enquêteurs prennent l’affaire au sérieux, et puis Pierre Theuriot n’est-il pas fils de gendarme ? Cela mérite recherche. Gisèle est une très jeune femme, mariée à Pierre depuis peu. Elle est jolie et seconde son mari dans la boucherie qu’ils viennent de prendre en gérance provisoirement. Pierre a appris le métier de boucher très jeune et cherche à s’établir depuis quelques temps dans la région. Il travaillait auparavant à la Celle dans la Nièvre.

Les gendarmes, comme à l’habitude, vont procéder tout d’abord à une enquête de voisinage et apprennent que Pierre Theuriot était un homme coquet et qu’il aimait s’habiller pour aller « à la ville », qu’il utilisait très peu son vélo et qu’il ne l’aurait certainement pas emprunté pour aller à Cosne où il devait rencontrer son agent d’assurance. D’ailleurs, il aurait pris sa voiture ou sa motocyclette à cette heure matinale. Interrogés, les habitants ne se souviennent pas l’avoir vu partir de Santranges. Et puis on l’aurait croisé sur la route entre son domicile et Cosne, distant de dix huit kilomètres.

On émet l’hypothèse d’un suicide, mais très vite l’idée ne tient pas, l’homme est jeune, le couple uni, les projets fusent, ceux-ci n’ont d’ailleurs aucun problèmes financier. La thèse du suicide est vite écartée ainsi que celle de la fugue qui paraît bien rocambolesque. Le couple s’est installé à Santranges depuis septembre 1946, soit depuis six mois, et souhaite racheter le fond de commerce de Monsieur Bazin, l’ancien boucher. L’acquisition comprend une boucherie mais aussi un café hôtel qui fait également dancing le dimanche après-midi. Le vendeur Jean Bazin, âgé de 29 ans, désire vendre son affaire, étant en instance de divorce et ne sentant pas la force de gérer celle-ci à lui seul. Et puis, il faut réunir les fonds nécessaires pour procéder au partage des biens….

Pourtant son divorce n’étant pas encore réglé et traînant en longueur, il décide, sur l’insistance des époux Theuriot, de trouver une solution intermédiaire. Ils seront gérants du fond de Bazin pour un temps, en attendant d’officialiser cette vente. Bazin leur permet de s’installer dans de bonnes conditions, prenant soin d’avoir libre accès à la caisse du commerce, et les époux Theuriot s’engagent à acheter les biens dès que possible : Tout va donc pour le mieux. Jean Bazin a abandonné son appartement au jeune ménage et demeure dans une petite chambre à cinquante mètres des nouveaux gérants. Les trois associés s’entendent pour le mieux. On interroge les Santrangeois.

Certains se souviennent que le dimanche de pâques, le 23 mars exactement, une cavalcade avait eu lieu dans la commune. Une fête locale annuelle avec ses défilés de chars, de travestis, de forains ayant installé leur manège sur la place du bourg et que Pierre Theuriot a lui aussi préparé cette fête en déguisant son camion en char représentant la cinquième République. Le lendemain, le lundi 24 mars, Pierre  part de Santranges avec Bazin, dont ils empruntent la camionnette, pour aller à la rencontre de clients demeurant sur Briare et sur Giens. La journée entière se déroule en visites et présentations auprès d’une clientèle fidèle. Les deux hommes quittent leur dernier client aux alentours de 21h30.

A Santranges, la fête se poursuit et des santrangeois aperçoivent Jean Bazin dans le bourg vers 23 heures.La suite, les enquêteurs la connaisse, le mardi matin 25 mars 1947, on retrouve le cadre du vélo de Pierre Theuriot abandonné sur l’île de Cosne. L’enquête s’essouffle. On ne connaît pas d’ennemis aux époux Theuriot et l’argent ne peut être un mobile sérieux pour justifier une disparition ou un enlèvement.

Les gendarmes vont alors regarder de plus près la vie intime de ces trois personnes qui sont au centre de cette affaire mystérieuse. Il faut bien avouer qu’ils ont peu d’éléments pour mener à bien cette enquête et d’ailleurs que savent-ils ?

Qu’un homme a disparu depuis plusieurs jours, que le cadre du vélo qu’il aurait utilisé a été retrouvé le jour de cette disparition par des ouvriers se rendant à leur travail et que l’agent d’assurance que Pierre Theuriot devait rencontrer n’a jamais reçu la visite de son client. Comme à chaque fois qu’une enquête s’enlise, les enquêteurs reviennent sur leurs fondamentaux, la base de leur travail, Ils relisent et vérifient les rapports d’auditions de tous les témoins de cette affaire. Ils s’aperçoivent très rapidement que quelque chose ne va pas dans les horaires qu’ils ont relevés lors des déclarations des acteurs de cette affaire qu’ils pressentent à présent comme un drame. Le cadre à vélo a été retrouvé près du pont de Cosne à 6h50.

Gisèle Theuriot a indiqué avec précision, quant à elle, que son mari avait quitté le domicile à 6H40, soit dix minutes avant cette découverte… Or, il apparaît impossible que la distance entre le domicile des Theuriot et le pont de Cosne, soit 18 kilomètres, ait été effectuée à bicyclette en si peu de temps, d’autant plus qu’il faudrait ajouter à ce temps, les minutes nécessaires à l’enlèvement des deux roues, qui ont disparu on ne sait d’ailleurs pourquoi, les ouvriers n’ayant trouvé que le cadre nu du vélo.

On réinterroge alors les ouvriers ayant découvert la carcasse du vélo, mais ceux-ci sont formels et unanimes, étant contraints à des horaires de travail précis. Il était bien 6h40 lors de leur trouvaille ! Reste le témoignage de Gisèle Theuriot, lequel ne tient plus, vu l’horaire de départ du domicile conjugal de Pierre et ce fameux rendez-vous avec un agent d’assurance qui apparaît de plus en plus farfelu. Et puis, Pierre Theuriot était coquet et ne se serait jamais présenté en vêtements professionnels pour un rendez-vous en ville…  Le 6 avril, soit douze jours après la disparition de Pierre Theuriot, sa femme Gisèle est à nouveau entendue sur la disparition de son mari. L’audition est longue, structurée, et après plusieurs heures où les questions fusent de toutes parts dans les bureaux des enquêteurs, la jeune femme, épuisée nerveusement par tant de pression, se décide à révéler la terrible vérité. Elle avoue que Jean Bazin lui a fait des avances appuyées depuis leur rencontre et qu’elle a succombé à celles-ci quelques mois plus tard. Elle raconte que les deux amants vécurent ainsi durant trois mois, cachant comme ils le pouvaient leur relation interdite à Pierre Theuriot.

Elle précise que Pierre, devenu bien encombrant aux yeux de Jean Bazin, celui-ci lui aurait déclaré à plusieurs reprises :

«  Pierrot n’est pas un mari pour vous Gisèle, il faudrait que je le supprime sans que vous le sachiez ! »

Quelques temps plus tard, il émit même l’idée d’un empoisonnement. Et puis, viendra le jour fatidique du 24 mars.

Les deux hommes partent tôt le matin pour visiter des clients sur Briare et Giens, mais le soir Jean Bazin revient seul à la boucherie où l’attend Gisèle. Quand elle demande où se trouve son mari, Bazin lui répond évasivement. Elle déclare alors avoir eu si peur qu’elle du répondre aux avances de son amants diabolique dans la chambre familiale et que tous deux passèrent cette nuit tragique ensemble. Elle précise que le lendemain, Jean Bazin lui demanda de laver son pantalon portant des traces de sang et que c’est la femme de ménage, Edith Bedu, qui se chargea de la tache, sans s’imaginer un seul instant que le sang collé et séché sur le pantalon pouvait être celui de son patron ; Vous pensez, du sang sur un pantalon de boucher ! Rien de plus banal…

Arrêté immédiatement, Jean Bazin avouera son forfait devant les gendarmes de Léré. Il racontera que le soir du lundi 24 mars, alors que les deux hommes revenaient de Briare, une violente dispute les opposa au sujet de Gisèle. Pierre Theuriot avait-il des soupçons ? Bazin avoua t-il à celui-ci sa liaison avec sa femme ?

Pierre et Jean en vinrent aux mains et Bazin aurait alors frappé le mari trompé avec un démonte pneu et se serait ensuite débarrassé du corps dans les méandres de la Loire. Puis, réalisant l’incohérence et l’horreur de son acte, il aurait déposé le matin avant 6 heures le vélo de Pierre Theuriot près du pont de Cosne, pensant que cette découverte orienterait les enquêteurs vers un suicide. Ce que Jean Bazin ne pouvait prévoir, c’est qu’entre 6 h et 6h50, un passant trouverait le vélo et subtiliserait les deux roues. Il ne pouvait également prévoir que des ouvriers, intrigués par la carcasse accoudée au mur du pont, donneraient immédiatement son signalement aux gendarmes. Il reste que le voleur de roues rendit un grand service aux enquêteurs, un voleur qui se garda bien de déclarer son identité et son forfait et qui contribua bien malgré lui à la découverte de la vérité, confirmant une fois de plus que le crime parfait n’existe pas.

Michel Benoit

Mes Mystères du Cher

Editions De Borée 2014

 

 

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30 novembre 2014

Nouvelle Edition pour l'Affaire Saint-Bris

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Pour les inconditionnels des enquêtes du commissaire Merle et pour ceux qui le découvriront bientôt, voici la nouvelle couverture de la deuxième édition de l'Affaire Saint-Bris, fruit d'un travail collectif entre mon frère Bernard Benoit, qui a délaissé sa guitare quelques instants pour se prêter à ce travail, et moi-même. C'est la deuxième enquête du commissaire Merle.

L'Affaire Saint Bris se déroule dans le Nivernais -Bourbonnais, un château de famille à la campagne, une lettre anonyme, des menaces de mort, des chevaux de course, un taureau de compétition et un Merle fouineur.

Cet inventaire à la "pré vert" dans le Sud-Nivernais recèle son lot d'histoires de famille et de rivalités rurales, où l'argent et la jalousie réveillent les instincts criminels. Le commissaire Merle et son équipe sauront-ils résoudre cette énigme vénéneuse pour éviter la mort programmée du comte de Saint-Bris ?

Cette deuxième aventure du commissaire Merle conserve tout le charme des policiers à l'ancienne. De sentiers balisés en fausses pistes, Michel Benoit nous fait marcher. Menez l'enquête avec lui, mais... gare aux ampoules !

Dès cette semaine dans toutes les librairies et Maisons de la presse ou sur commande à edition.ruedesboucheries@orange.fr

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23 novembre 2014

Les Lauréats 2014 de la Langue de Bois désignés !

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Assemblée historique de la Confrérie de la Langue de bois au restaurant La Pause à Nevers le 22 novembre 2014.

Extrait du discours du 22 novembre 2014 pour la remise des Trophées de la langue de bois :


Nous sommes très heureux pour Michel Sapin, le Lauréat National, qui recueille une grande majorité des voix. Heureux de constater que ce fils et petit-fils d’ingénieur, ancien étudiant au Lycée Henri IV, diplômé de l’E.N.A., Solférinien dont il est membre du bureau politique, plusieurs fois secrétaire d’état et ministre sous divers gouvernements, plusieurs fois maire, Président de communauté de commune, ancien conseiller général, ancien député et vice-président de l’assemblée nationale, en un mot un cumulard de première… nous ait simplifié la tâche en déclarant :

« Quand on ne va pas assez loin, c’est déjà qu’on va quelque part ! »

Bravo monsieur le ministre ! Si nous étions à Cannes, nous pourrions envisager de vous décerner la Palme d’Or. C’est encourageant pour nos jeunes chérubins qui se demandent de quelle façon ils vont pouvoir s’orienter demain dans leur scolarité et pourquoi ils passent tant de temps à s’instruire dans des disciplines telles que le français. On comprend mieux pourquoi ils ont tant de mal à s’orienter ! A l’heure où chacun cherche sa voix, où l’on se demande si la gauche est à droite, ou au centre, ou si la droite n’est pas plus au centre qu’un certain centre se présentant à gauche, il était important que vous précisiez cet état de fait : « Quand on ne va pas assez loin, c’est déjà qu’on va quelque part ! »
Phrase qui n’est pas très éloignée de la fameuse : « Qui veut aller loin, ménage sa monture »
Donc, encore plus loin, encore plus fort !! Bravo !
On comprend mieux aujourd’hui pourquoi vous êtes l’ami fidèle d’un certain capitaine de pédalo qui depuis deux ans s’évertue à tenir la barre sans avoir auparavant lever l’ancre. Nous sommes entre de bonnes mains et nous voilà donc rassurer !

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Enfin, nous sommes également très heureux d’offrir au nom de la confrérie de la langue de bois, ce magnifique trophée à Monsieur Pierre Apricena, ce dernier m’a confié au téléphone qu’il ne souhaitait pas venir le chercher, voulant éviter « quelques confrères haineux et quelques petits journalistes locaux ». Nouvellement élu conseiller municipal à Garchizy , ce dernier était candidat FN durant les élections municipales 2014. Il est élu depuis conseiller municipal dans cette commune.
Selon les sources JDC, sources qu’il m’a d’ailleurs confirmé par téléphone, il a déclaré cette phrase sublime :

"Nous prendrons les mesures nécessaires pour dénoncer ou non les méfaits de l'équipe en place".

Je remets donc ce trophée à Mr Apricena, avec tous nos encouragements pour la suite de sa carrière qui s’annonce brillante dans le domaine de la Langue de Bois. Il est vrai que quand on débute une carrière politique avec une phrase aussi sublime, on peut ambitionner tous les postes et tout espérer de son auteur dans ce domaine. Un trophée bien français, fabriqué dans la Nièvre par un artisan bien de chez nous qui s’appelle Jean-Paul Martin.

Avec tous nos compliments !
Le Président
Michel Benoit

Merci aux membres de la Confrérie présents à cette remise de prix, à tous ceux qui ont voté pour que cette élection existe, à Jean-Paul Martin de l'Atelier du Jouet à Blisme qui a créer le Trophée, au Journal du Centre, à Bac Fm Nevers, au restaurant La Pause qui a joué le jeu... Et à tous ceux qui vont nous rejoindre pour la saison prochaine.

Rendez-vous sur notre page Facebook : La confrérie de la langue de bois.

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10 novembre 2014

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

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Un petit article dans les indiscrétions du J.D.C. de ce dimanche 9 novembre à propos de la sortie de mon livre rassembalnt 86 chroniques de ce blog de 2007 à 2014 : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

Comme le titre le journaliste dans cet annonce : " ça commence sérieusement à grincer du côté de l'agglomération neversoise ", y-aurait-il des vérités pas toujours bonnes à lire ou à écrire ?

Je vous donne rendez-vous pour ma part le 15 novembre, au Cyprès le matin de 10 heures à 13 heures et au café rue St Etienne à Nevers : Le Chat qui Louche - à partir de 15 heures, où nous pourrons nous rencontrer, débattre ensemble des sujets abordés, avec au programme : dédicaces- musique- chansons et poésies de comptoir. Vous pourrez rencontrer à cette occasion mon ami Gérard Lesoeur, peintre maintenant bien connu, qui a illustré ce livre de près de 30 dessins humoristiques et peut-être... Le dessinateur caricaturiste David Nicolas qui a signé ma caricature en couverture.

à samedi 15 novembre !

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02 novembre 2014

Les Fossoyeurs. En mémoire à Rémy Fraisse.

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Les fossoyeurs

 

Ecoute, 

Entends-tu les nantis nous parler de déroute ?

Eux qui, les yeux fermés nous envoient dans le mur,

Muselant l’embryon de nos rêves futurs,

Pour que nos ghettos, ne s'élève aucun doute !

 

Regardes-les frimer, ils ont tant de ressources,

Ils peuvent se jouer de millions d’êtres humains,

Licenciant, polluant, humiliant au besoin,

Juste pour faire monter leurs actions à la bourse.

 

Regarde, 

Ils dopent leurs armées, ils excitent les foules.

Entends-tu s’élever les clameurs de la guerre ?

Les prochaines tueries qu’ils s’apprêtent à faire,

Pour sauver leur butin, leurs valeurs qui s’écroulent.

 

Apeurés à l’idée de leur propre impuissance,

Ils ont déjà bradé la terre aux naufrageurs,

Ils nous ont sabordés, ce sont les fossoyeurs,

D’un monde à l’agonie, vide de résistance.

Michel Benoit

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01 novembre 2014

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

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Comme annoncé précédemment, voici venue l'heure de la sortie de ce nouveau livre : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! qui rassemble 86 chroniques de textes d'humeur, d'humour, de désespoir aussi avec des illustrations originales de mon ami peintre Gérard Lesoeur qui s'est prêté au "crobac" pour la circonstance avec beaucoup de talent. A noter, que c'est mon ami David Nicolas, autre dessinateur talentueux et caricaturiste, qui a effectuer ma caricature ( tant qu'à faire, autant se moquer aussi de soi-même..) Vous pourrez trouver ce livre dès la semaine prochaine dans toutes les Maisons de la presse et librairies de la Nièvre, à Pôle Art Nevers, à Leclerc à Coulanges et à Intermarché de Varennes Vauzelles.

Le lancement se fera dans la joie et la bonne humeur à la Librairie du Cyprès le samedi matin 15 novembre 2014 où nous serons présents avec Gérard Lesoeur jusqu'à 13 heures et l'après-midi à partir de 15 heures au célèbre bistro neversois " Le Chat qui louche" grâce à Alain Charrier qui préparera une après-midi et fin de soirée à la hauteur de cet évènement. A noter, que mon frère, Bernard Benoit, auteur et compositeur, viendra à cette occasion de bretagne pour revisiter pour nous le répertoire de Bernard Lavilliers et chantera quelques compositions personnelles dont certaines écrites par Thierry Desseux et moi même.

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! étant constitué de Chroniques écrites entre 2007 et 2014, chacun pourra s'il le souhaite lire celle qu'il préfère et pourquoi pas lancer le débat !

Michel Benoit

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! suivi des dernières du bistro d'en bas.

Édition rue des Boucheries 2014

Prix 12 €

Posté par michelbenoit à 08:14 - - Commentaires [3] - Permalien [#]



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