Le Blog de Michel Benoit

14 mai 2012

1er marché des auteurs nivernais

Photo 172Départ à 9H30 pour le premier marché des auteurs nivernais - 9H 40 je fais demi-tour car j'ai oublié mes lunettes de soleil - 9H50 j'arrive devant ma porte de maison et m'apperçois que j'ai laissé mes clefs dans le coffre de ma voiture, je retourne à ma voiture- 9H55 je cherche mes lunettes sans succès- 10H je suis en retard et reprend la route pour Nevers- 10H20 Je fais un tour dans Nevers sans trouver une place pour me garer- 10H30 je refais un deuxième tour et trouve à me garer place Chaméane- 10H 35 je tente de trouver l'emplacement réservé aux auteurs nivernais- 10h40 je rencontre une charmante hôtesse qui m'emmène vers les lieux du crime- 10H45 je lui emboîte le pas sans réfléchir- 10h50 le soleil vient de se cacher- 10h55 j'ai froid- 11H00 Je retrouve quelques amis auteurs- 11h10 il y a un courant d'air terrible sous le préau de l'école où l'on nous a installer -

Photo 17911H15 J'ai envie d'un viandox, on me propose un café- 11H20 Le café est chaud mais l'ambiance est glaciale- 11H30 Jean-Noël à faim et s'inquiète du repas du midi - 11H35 Quelques passants, perdus sans doute dans les rues de Nevers entrent dans la cour de l'école- 11H40 On me repropose un café, je bois le café et ajuste mon écharpe- 11H45 j'économise mes kleenex car il ne m'en reste que cinq pour tenir toute la journée- 11H50 Jean-Noël à faim- 12h00 un passant suicidaire me demande de lui dédicacer l'un de mes livres- 12h15 Jean-Noël à faim, nous décidons de partir en reconnaissance vers les cuisines- 12H30 nous approchons du stand où sont entreposés les victuailles- 12h35 nous nous décidons à rejoindre la queue d'auteurs qui viennent pour le premier service- 12h40 il ne me reste que 4 kleenex- 12H45 Barbara Moreau nous rejoint à table- 12h50 jean-Noël à oublié de prendre du pain, il reprend la file d'attente-

Photo 17713h00 nous allons boire un café- 13h30 Jean-Noël à faim, je le persuade que le rire est un excellent remède contre la faim. 13H45 Nous appliquons ce remède à la lettre et allons faire les pitres dans les jardins ouverts des maisons alentours- 14h00 Barbara s'inquiète de sa lecture à la belle nivernaise- 14h30 il ne me reste que 2 kleenex et je commence à tousser- 15h00 fidèle à sa promesse, la courageuse Barbara va lire quelques pages de son spectacle " c'est moi gadine " installée dans la vitrine de la belle nivernaise-15h15 un passant subgère qu'il aimerait bien être " son gadin " !  15h30 fidèle à notre promesse nous allons écouter sa prestation- 15H40 Elle a chaud, j'ai froid et Jean-Noël à faim- 16h00 il ne me reste qu'un seul kleenex que j'économise au mieux- 16h10 Barbara sort de la vitrine de la belle nivernaise, je range mes livres, Jean-Noël se mouche et j'ai faim-17H00 Je retrouve ma voiture, le soleil est revenu et je mets mes lunettes de soleil- 17H10 On se dit au revoir c'est dur la vie d'artiste !    

Photo 173

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13 mai 2012

La Java tout en argot

auguste en 1926

 

Si je vous dis " Laguss " cela ne vous dira rien bien sur ! Et pourtant... Entre les années 1920 à 1939 il était connu de tout Paris le " Laguss " et on venait le chercher en taxi pour traverser Paris pour aller jouer dans les bals musettes, le bal à joe et tout le tintouain il connaissait Auguste ! Auguste c'était son véritable prénom et Levignac son nom, mon grand père en fait.. Avec mon frère Bernard on lui rend un petit hommage, bien modeste, qu'il appréciera certainement du haut de son nuage, nous on ne l'oublie pas le " Laguss ". Il a arrêté les bals en 1939 à la déclaration de la guerre, il ne voulait pas jouer pour les " bochs " disait-il, il faut dire que la famille avait payé une addition plus que salée en 14 avec pas mal de morts au champs d'honneur !

La musique a été reconstitué en sinthé tout simplement parceque nous ne savons pas jouer d'accordéon, mais si il y a des volontaires... Nous avons des partitions plein les tiroirs... Alors avis aux amateurs ! Et salut " Laguss" !

 


la java tout en argot

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12 mai 2012

Le chevalier de la Barre à Gruissan

Photo 210C'est à l'occasion d'une petite promenade dans les rues de Gruissan que j'ai découvert cette niche construite sur décision de la municipalité de cette commune en la mémoire du chevalier de la Barre. Tout comme à Paris, voulant peut-être imiter la décision de la commune de Montmartre qui avait baptisé la rue entourant le célèbre Sacré Coeur du nom de cette célèbre victime de la réaction catholique au XVIII°siècle, cette niche est située face à l'entrée de l'église de Gruissan, comme pour rappeler aux passants que l'église si bien pensante avait, elle aussi, son cortège de bourreaux et de victimes. Il est bon de rappeler qui fut ce jeune homme et se souvenir de son martyr.

De son vrai nom François Jean Lefèvre, ce jeune n'a que 18 ans en octobre 1765, et habite à Abbeville. Il est accusé d'avoir commis un crime contre Dieu et d'avoir fait des entailles sur le crucifix en bois du pont neuf de la ville. Il est arrêté pour blasphème et cette accusation est passible de la peine de mort. Arrêté, jugé et condamné, il sera exécuté le 1 juillet 1776.

Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.

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11 mai 2012

Le marché des auteurs : c'est demain !

pavés 1Si l'assassin revient toujours sur les lieux du crime, cette fois-ci, l'évènement échappera à la règle puisque c'est l'auteur du commissaire Merle qui se trouvera sur les scènes de crimes en plein centre ville de Nevers, au coeur du quartier historique de la cité des ducs de Nevers, à l'occasion de " fête comme chez nous " une sympathique manifestation culturelle qui débutera demain à 10 heures et se terminera tard le soir. La médiathèque de Nevers organisatrice de cette manifestation " Le marché des auteurs " s'invite dans la fête du quartier Saint-Etienne où de nombreux artistes, peintres entre-autre, investiront les jardins secrets et les vieilles ruelles des rues Saint-Etienne, rue de la barre etc.. De 10h à 19h, des lectures-rencontres et des dédicaces se succéderont, sur place où dans les librairies (La belle nivernaise, Le cyprès, Gens de la lune) autour de thématiques aussi diverses que la jeunesse ou le polar en passant par le patrimoine ou encore le récit de vie. Vous y croiserez les auteurs nivernais et leurs livres, nouveaux et anciens, des nouvellistes, des historiens, des romanciers, vous pourrez parler avec eux de leurs passions, de leurs projets, de l'édition et bien d'autres sujets encore...Copie de Copie de Couverture Affaire Saint Bris

149930_151439234902276_100001086017747_256912_1583056_nCoïncidence ? Certainement ! Le commissaire Merle veillera au grain, lui qui sera le personnage principal, une fois de plus, de la prochaine enquête de cette série policière, enquête qui sous le titre de : " Berceuse pour un crime " se déroule justement dans ces rues historiques du vieux Nevers. Mais il faudra attendre encore quelques mois pour découvrir le troisième roman de cette série policière, aux alentours de septembre de cette année, nous confie son auteur. En attendant, les deux premiers ouvrages : La Belle Marinière et L'affaire Saint Bris seront sur mon stand en compagnie des Grands &évènements du nivernais, de la République de la Tentation et de Saint-Just apogée d'un silence et peut-être de bien d'autres ouvrages...

Rendez-vous demain, à partir de 10 heures, près de l'enceinte chargée d'histoire et de charme de l'école de manutention sous chapiteau au pieds de l'église Saint-Etienne.

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06 mai 2012

Quand on se promène au bord de l'eau

afficheDu lundi jusqu'au samedi,
Pour gagner des radis,
Quand on a fait sans entrain
Son boulot quotidien,
Subi le propriétaire,
Le percepteur, la boulangère,
Et trimballé sa vie de chien,
Le dimanche vivement
On file à Nogent,
Alors brusquement
Tout paraît charmant!

Quand on se promène au bord de l'eau,
Comme tout est beau...
Quel renouveau...
Paris au loin nous semble une prison,
On a le coeur plein de chansons.
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher.
Chagrins et peines
De la semaine,
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert...
Un seul dimanche au bord de l'eau,
Aux trémolos
Des petits oiseaux,
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on se promène au bord de l'eau.

Je connais des gens cafardeux
Qui tout le temps se font des cheveux
Et rêvent de filer ailleurs
Dans un monde meilleur.
Ils dépensent des tas d'oseille
Pour découvrir des merveilles.
Ben moi, ça me fait mal au coeur...
Car y a pas besoin
Pour trouver un coin
Où l'on se trouve bien,
De chercher si loin...

Quand on se promène au bord de l'eau,
Comme tout est beau...
Quel renouveau...
Paris au loin nous semble une prison,
On a le coeur plein de chansons.
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher.
Chagrins et peines
De la semaine,
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert...
Un seul dimanche au bord de l'eau,
Aux trémolos
Des petits oiseaux,
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on se promène au bord de l'eau.

Un seul dimanche au bord de l'eau,
Aux trémolos
Des petits oiseaux,
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on se promène au bord de l'eau.



Jean Gabin - Quand on s'promène au bord de l'eau (1936)

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01 mai 2012

Le 1er mai 2012 à Nevers

Photo 165Aujourd'hui 1er mai, la fête du monde du travail n'a pas été dévoyée. Beaucoup de nivernais s'étaient donnés rendez-vous ce matin devant la bourse du travail à l'occasion du traditionnel défilé du 1er mai avec un parcours devant les amener devant la préfecture de la cité des ducs. Humblent, modestes, soucieux mais aussi joyeux, réunis dans une ambiance bon enfant autour des drapeaux qui caractérisent les forces syndicales auquelles s'étaient joints ceux du Front de gauche, du PCF et des Verts Europe Ecologie. Quelques personnalités du Parti Socialiste s'étaient joint au cortège, mais ceux-là à titre individuel, allez savoir pourquoi ? Les nivernais, humblent et modestes, mais aussi très déterminés à répondre pacifiquement  par leurs présences aux provocations lancées par le candidat sortant qui devait organiser une dernière offensive provocatrice au Trocadéro à Paris en fêtant    " le vrai travail ". Déterminés aussi à bouter hors du pouvoir le triste personnage qui aura passé son mandat et ceux qui l'ont précédé à tenter de diviser la France et les français.

Photo 162Ceux-ci sont d'ailleurs bien décidés à risposter et à ne pas se laisser intimider car ici, à Nevers, point de beaux costumes, point de montre Rollex en évidence, non, que des gens simples, venus seuls ou en famille pour crier leur opposition à des années d'austérité et de crise qui les ont affaibli socialement mais qui ont permis aussi à ce que l'idéal d'une autre société plus juste grandisse chaque jour un peu plus. Des ouvriers, des syndicalistes, des Profs, des retraités, des jeunes aussi portant haut les drapeaux de leur classe.

Car il s'agit bien d'une lutte de classe, classe contre classe, qui se joue aujourd'hui. Celle Photo 160de ceux qui vont applaudir du bout des doigts après avoir enlevé leur gants, leur candidat, celui du CAC 40 et du MEDEF et ceux qui descendent tout droit des " salopards en casquette " à qui ont doit les congés payés et la sécurité sociale. Ceux qui sont prêt à s'allier avec un Front National Le Pen bientôt tranformé en " bleu marine " pour faire plus chic et moins vulgaire, tout comme leurs ancêtres s'étaient pliés devant l'Action Française et le parti populiste de Doriot et ceux qui pensent que le progrès social doit être la priorité des politiques nationales et européennes.

Oui, aujourd'hui à Nevers, en ce jour de 1er mai, la fête du monde du travail n'a pas été dévoyée.

 

Photo 159

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Harlingen

Photo 223Harlingen

Les voiliers qui se traînent

Sur l’encre de la mer,

Aux allures de corsaires,

Au large d’Harlingen,

M’appellent,

 

Allongé sur un banc

Du Ferry, nonchalant,

Les grands oiseaux blancs,

M’emmènent un instant,

Rebelles.

Photo 220Sur la plage, admirant,

L’infini océan,

Les filles au cerf-volant,

M’entraînent vers un néant

De miel.

 

 

Ils tournent, virent et s’emmêlent,

Se brûlent les cordes, les ailes,

Vigies scrutant la mer,

Et s’écrasant à terre,

Du ciel.

Photo 022Adossé à la dune,

Je demeure silencieux,

Attendant que la lune,

Illumine les cieux

Près d’elle.

 

 

Cette plage est pour toi,

Sans nuages et sans toit,

En simple tenue d’Eve,

Tu t’endors et tu rêves,

Sensuelle.

Photo 120Les voiliers qui se traînent

Sur l’encre de la mer,

Aux allures de corsaires

Au large d’Harlingen

Nous hèlent.

 

Michel Benoit

 

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30 avril 2012

Les Chiens...

experience-enfant-vers-de-terreA ceux qui se considèrent au-dessus des lois,

A ceux qui détournent les moyens publics à leur profit personnel,

A ceux qui pensent que pour eux tout est permis,

Les qui bruleraient bien les livres,

Les qui prennent leurs vessies pour des antennes,

Les qui vous répètent faites ce que je vous dis mais pas ce que je fais,

Les qui prennent leur micro pour un bâton,

Les qui tiennent les ciseaux d’Anastasie de la main droite,

Les qui tiennent les ciseaux d’Anastasie de la main gauche,

Les qui excusent l’inexcusable,

Les qui acceptent l’inacceptable,

Les qui font joujou à avoir un idéal,

Les mêmes qui le renieraient  pour gagner quelques petits sous,

Les qui considèrent que s’engager pour une cause ferait fuir leurs lecteurs,

Les mêmes qui personnellement sont prêt à tout,

Les qui renient leurs valeurs pour un galon,

Les qui ont le doigt sur la couture du pantalon,

Les qui n’en ont pas,

Les qui n’en auront jamais,

Les qui pissent jamais contre le vent,

Les qui confondent clôture et culture,

Les qui se figurent survivre en leurs œuvres,

Les qui comprendront un jour,

Les qui comprendront plus tard,

Les qui comprendront jamais,

A tous ceux qui renieraient leurs idéaux pour des petits mensonges rassurants,

A tous ceux qui à force d’être neutre deviennent transparent,

A tous ceux qui se sont fabriqué de faux alibis

Pour surtout ne rien faire,

Pour aussi ignorer,

Et pour enfin se taire,

Et qui finiront en structure,

A tous ceux qui ne peuvent supporter de n’être rien que des vers de terre avec une moitié de cerveau,

A tous ceux qui se sont fabriqués un personnage, en mettant une écharpe, en mettant un chapeau, en machonnant un stylo, et qui passe leur vie à jouer un mauvais rôle, aussi stupide, aussi mesquin, aussi jaloux, aussi avide de louanges pour leur prochain que les bisous qu'ils se font tantôt sur la joue droite et tantôt sur la joue gauche,

A TOUS CEUX LA !

FOUTEZ-NOUS LA PAIX !

Faîtes vos salamecs dans le secret de vos gourbis et surtout fermez bien votre porte,

Il y a des odeurs qui en disent plus long que des discours !

FOUTEZ-NOUS LA PAIX, CHIENS !

 

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Mes petites recettes

Photo 207Si vous vous promenez à Gruissan, n'hésitez pas un seul instant, entrez dans la boutique qui a pour enseigne " Le petit marché " . Vous y serez reçu avec sympathie par son propriétaire qui chaque jour va s'approvisionner auprès des cultivateurs et maraîchers de la région afin d'offrir à sa clientèle une multitude de fruits, de légumes et d'épices sortant tout droit de chez le producteur local. Je vous conseille de vous y rendre avant 14 heures car après cette heure, le bonhomme fait la sieste durant quelques heures. Dans cette boutique, mis à part les tomates, le raisin blanc de muscat et les melons, vous trouverez de bonnes grosses gousses d'ail qui vous serviront à préparer cette petite recette amicale à déguster entre-amis à l'heure du pastis.

La recette est simple. Vous détacherez les gousses d'ail en prenant soin de conserver la première peau des gousses. Je vous conseille de blanchir les gousses d'ail avant de les préparer en les arosant d'eau bouillante dans un bocal. Une fois séchées, vous déposerez ensuite les gousses d'ail dans une petite casserole et vous recouvrirez celles-ci d'huile d'olive tout en y ajoutant quelques herbes aromatiques, thym, romarin,sommités de marjolaine, poivre et herbes de Provence. Vous mettrez ensuite le feu délicatement sous la casserole et ferez frémir le tout durant une vingtaine de minutes tout en remuant les gousses d'ail avec une cuillère en bois afin que les gousses absorbent l'huile au fur et à mesure de la cuisson. Je vous conseille de faire chauffer le tout à feu doux afin de ne pas brûler l'ail. Passer ce temps, vous laisserez alors refroidir tout en piquant quelques gousses afin de vérifier la cuisson.

Photo 260

 Une fois que vous avez mis l'ail, les épices et les herbes dans le bocal, versez l' huile d'olive tiède à ras le bord, fermez bien votre bocal et retournez-le. Vous pouvez ensuite mettre le tout au réfrigérateur afin de conserver ceci durant plusieurs semaines.

Et Bon apéro !

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14 avril 2012

La prison : Une verrue de notre société bien pensante.

prison_1Depuis l’année 2004, s’est développé en France un mouvement dont les conséquences ne peuvent encore être mesurées avec précision, consistant à faire rentrer des experts dans les établissements pénitentiaires afin de vérifier la compatibilité des conditions de détention avec les normes européennes et internes, en termes d’atteinte à la dignité, de respect des normes d’hygiène et d’habitabilité. Les atteintes visées et ciblées par les expertises sont de plusieurs ordres : taille des cellules et surpopulation, conditions d’hygiène et de salubrité des cellules accentuées par la surpopulation, agencement des cellules n’assurant pas la protection de l’intimité et ne permettant pas l’accueil de plusieurs prisonniers.

À la suite de l’expertise de la maison d’arrêt de Rouen, au mois d’octobre 2005, faisant suite à celle des maisons d’arrêt de Nantes et Lyon, le tribunal administratif de Rouen a rendu, pour la première fois en France, un jugement, le 27 mars 2008, condamnant l’État du fait des atteintes à la dignité qui avaient été infligées à une personne détenue dans cet établissement. Les condamnations de l’État s’accumulent depuis ce premier jugement. Après Douai, Marseille, Lyon, Bordeaux… il se crée une jurisprudence au niveau des cours d’appel.

Dernièrement, par trois arrêts en date du 12 janvier 2012, la cour administrative d’appel de Paris a condamné l’État à indemniser trois personnes détenues à la maison d’arrêt de la Santé. « Eu égard à l’exiguïté et à la suroccupation des cellules, le détenu ne peut être regardé comme ayant bénéficié d’un espace minimal lui permettant de se mouvoir normalement », estime la cour qui ajoute que « le cloisonnement incomplet des toilettes dans ces cellules ne garantit pas un minimum d’intimité » et que « ces lieux d’aisance situés au sein de la pièce, servant à la prise des repas, sont démunis d’un système d’aération spécifique ». Pour la cour administrative d’appel, ces conditions de détention portent « atteinte à la dignité humaine ».

Il est important de souligner que la juridiction vise expressément l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme proscrivant les traitements inhumains et dégradants, ce, à l’instar des autres juridictions administratives qui ont eu à se prononcer.

Néanmoins, une quatrième personne ayant saisi la juridiction administrative a vu sa requête rejetée au motif qu’elle avait été détenue, certes dans les mêmes conditions que les trois autres, mais seule en cellule. Ce rejet suscite une réflexion qui constitue la prochaine étape du combat pour le respect de la dignité des personnes détenues.

En effet, il peut être soutenu que la configuration interne des cellules des établissements pénitentiaires (extrême exiguïté, présence des toilettes dans la cellule sans réelle séparation, ni aération spécifique, donnant l’impression aux détenus qu’ils sont prisonniers dans de grandes toilettes) est la cause essentielle de l’atteinte à la dignité humaine, ce, indépendamment de la question de la surpopulation qui constitue, en réalité, un facteur aggravant.

Qui pourrait imaginer, dans une société dite civilisée, vivre, en liberté, même seul, dans un logement dont les toilettes seraient situées à la fois dans sa pièce à vivre, la cuisine, la chambre ? Personne !

Dans ces conditions, pourquoi l’imposer à une personne détenue ?

L’atteinte à la dignité ne commence-t-elle pas là ?

On annonce la construction de 80 000 nouvelle geôles d'ici 5 ans et combien de fermeture de classe ?  Ouvrez une école et vous fermerez une prison !

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