Le Blog de Michel Benoit

05 septembre 2017

Théâtre " D"Entre les morts " une pièce de Michel Benoit avec la collaboration de Pascal Tedes bientôt aux Forges de Guérigny

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Nous sommes fin prêt... Enfin presque... !! Nous travaillons dans l'ombre d'arrache-pied pour que les cérémonies autour de la naissance de Saint-Just dans la Nièvre soient réussies. Une cérémonie qui se déroulera durant trois jours les 14-15 et 16 octobre prochain aux Forges royales de Guérigny. Les Forges seront réservées au Théâtre où l'on jouera ma pièce écrite en collaboration avec mon ami Pascal Tedes, " D'entre les morts " tandis que la salle François Mitterand accueillera la conférence de Pierre Volut sur la jeunesse de Saint Just, l'harmonie municipale de Nevers qui jouera des pièces musicales d'époque, le groupe de percussions Tambours Battants, le Grand débat du Journal du Centre dirigé par Yannick Petit de Radyonne et dont le sujet tournera autour de ' Que reste-t-il des valeurs de la 1ère République aujourd'hui. Le lundi sera lui consacré plus essentiellement aux scolaires avec la présence du comédien Pierre Santini qui viendra parler de ses débuts à la Caméra Explore le temps avec la diffusion du téléfilm Robespierre. La pièce " D'entre les morts " sera rejouée et un débat pourra s'instaurer entre les comédiens, l'auteur et les jeunes Lycéens.

Trois jours pour l'Histoire, trois jours qui devront marquer la saison culturelle nivernaise et pourquoi ne pas le dire, la saison culturelle nationale avec l'association de disciplines artistiques sur un même thème telles que la musique, la littérature, l'exposition de documents sortis tout droit des archives départementales, le cinéma et le théâtre. Trois jours enfin où se retrouveront autour d'une même table les Historiens les plus pointus sur le sujet pour débattre avec le public sur les valeurs de notre République et sur l'instauration de la terreur en 1793.

Rendez-vous les 14-15 et 16 octobre aux Forges royales de Guérigny

 

 

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25 août 2017

Les Forges royales et Saint-Just en octobre 2017

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Voici le programme officiel des cérémonies concernant le 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just dans la Nièvre. Ce dernier est édité par le Théâtre des Forges royales de Guérigny.

Je vous invite à réserver vos places sans plus attendre !

Voici ci-dessous le lien à utiliser :

http://theatredesforgesroyales.com/events/le-carambole-theatre-dentre-les-morts/

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20 août 2017

Saint-Just assassiné une deuxième fois !

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Si seulement Saint-Just n'était pas né à Decize!

Non, plutôt si la petite cérémonie n'avait pas été organisée par la municipalité Thermidorienne de cette ville... Car hier, tout avait l'aspect de la foire au pain d'épices, de la fête à neuneu où encore à une prolongation des fêtes de la pentecôte. Je ne vous parlerai pas du niveau culturel de cette manifestation, qui s'était dit festive, et qui ressemblait fort à celle qui avait été organisée au pied levé par les assassins de Robespierre et Saint-Just le lendemain de leurs arrestations, le 10 thermidor et qui après avoir occupée la rue Saint-Honoré avait envahi la place de la Révolution dans l'attente de l'exécution de nos grands hommes, fondateur de la République. D'ailleurs, la rue du commerce, par son étroitesse, remontant jusqu'à la mairie de Decize, avait comme des airs de rue Saint-Honoré en ce 19 août 2017. Mais que le boss et ces lieutenants représentant cette ville se rassurent, il n'était pas question hier d'évoquer la mort infâme de Saint-Just, son assassinat sans le moindre jugement et celle de ses amis députés, dont Robespierre et Couthon, sans oublier une bonne centaine de leurs camarades les jours suivants: non, ces nouveaux petits marquis avaient décidé de se contenter d'apposer une plaque sur la maison, face à la Loire, pour annoncer à la population et aux éventuels touristes que le jeune Saint-Just était né dans celle-ci. Ils pensaient ainsi éviter de rentrer dans le fond du sujet et de parler du rôle de Saint-Just, défenseur du petit peuple, des affamés, des laisser pour compte, organisateur de la victoire aux frontières contre l'ennemi royaliste et à jamais fondateur de la première République.

Je suis resté discret ce 19 août, caché sous un porche, comme l'aurait fait Philippe Lebas s'il ne s'était pas suicidé la veille, persuadé que le peuple avait perdu la bataille face à la bourgeoisie qui s'était donnée la mission de remplacer les royalistes aux commandes de la France afin de s'enrichir toujours plus... Je suis resté discret, ayant fait un cauchemar la veille mettant en scène le premier magistrat de cette ville et son armée toute dévouée de petit bourgeois, voire pire, d'incultes... debout devant la maison du père Robinot, grand-père de Saint-Just, aspergeant la façade de cette dernière avec un balaie, le sang d'un bovin versé dans un sot pour la circonstance, comme l'avait fait un célèbre inconnu sur la maison Duplay le 10 thermidor.

Le seul point positif sera les deux conférences que livrera Pierre Volut en fin d'après-midi sur la jeunesse de Saint-Just à Decize et Decize sous la période révolutionnaire. J'y serai ! Je connais le travail honnête que ce dernier effectue et je suis certain qu'il pourrait intéresser un grand nombre de curieux et de decizois en cette fin d'après-midi.

J'espère toutefois que les sbires du seigneur, son altesse le maire de Decize, manqueront à l'appel comme certains d'entre eux qui, élus pourtant par un électorat avisé, et devant représenter ceux qui souffrent depuis toujours et qui demeurent quoi-qu'on en dise aussi corvéables que leurs ancêtres, ne viendront pas chanter la rengaine habituelle que la bourgeoisie au pouvoir nous impose depuis l'école primaire, à savoir que Saint-Just et Robespierre n'étaient que des tyrans assoifés de sang.

Il est vrai que pour nombre d'entre eux, ils ne sont plus à cela près, certain ayant commencé leur carrière politique locale sur une liste totalement opposée à l'image qu'ils veullent bien montrer d'eux aujourd'hui. C'est grave docteur ? Non, c'est simplement à l'image de notre époque qui décidément a bien des points communs avec celle où vivait Saint-Just.

Michel Benoit 

 

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15 août 2017

Premier débat sur la laïcité en 1790 Lettre de Reubell à Desmoulins

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C'est en cherchant quelques fragments de discours de députés célèbres ayant vécu sous la révolution française que j'ai trouvé cette petite perle : Une lettre du député Jean-François Reubell né à Colmar, membre de l'assemblée Constituante et siégeant aux côtés des Feuillants ( le parti le plus à droite de l'assemblée avec la noblesse et le clergé ) député du tiers état aux Etats généraux il sera par la suite président du Directoire et sera remplacé par Sieyes qui livrera la France à Bonaparte.

Voici cette lettre :

Lettre du député Reubell à Camille.

8 janvier 1790. Paris, rue Saint-Honoré N. 382.

Monsieur,

Votre prospectus des révolutions de France et de Brabant nous ayant été distribué, je me suis ressouvenu de vous avoir vu, entendu et lu avec le plus grand intérêt dans le temps que j’étais membre du comité des recherches, et aussitôt je me suis fait inscrire au nombre de vos abonnés. En parcourant le n° 5, j’ai remarqué qu’une exclamation de ma part sur les juifs vous avait paru extraordinaire. Je n’en ai pas moins succombé à la tentation de vous expliquer le sens de mon opposition à l’admission des juifs aux droits de citoyens français. Je doute fort que dans toute l’assemblée il y ait quelqu’un de plus tolérant que moi. Le culte sans doute ne peut être un motif d’être exclu ; mais s’il est lié à des principes civils et politiques, incompatibles avec les principes de la société à laquelle vous voulez être admis, cela commence à devenir problématique. Voudriez-vous vous donner la peine, monsieur, de lire l’adresse des juifs de Metz, des trois évêchés d’Alsace et de Lorraine du 31 août dernier, ci-jointe, et méditer sur la quatrième partie de leurs conclusions portant : « Nous serons maintenus dans le libre exercice de nos lois, rits et usages, et nous conserverons nos synagogues, nos rabbins et nos syndics de la même manière que le tout existe aujourd’hui. » Que pensez- vous d’individus qui veulent devenir Français et cependant exister en corps de nation ; qui veulent participer à tous les emplois civils, militaires et administratifs français, et cependant conserver des administrateurs juifs, des juges juifs, des notaires juifs, le tout exclusivement ; qui veulent avoir d’autres lois sur les successions, sur les mariages, sur les tutelles, sur la majorité, etc., que les citoyens français leurs voisins ; qui veulent conserver des boucheries, boulangeries, cabarets séparés, et continuer à maintenir pour principes qu’ils ne pourront ni boire, ni manger, ni se marier avec des Français! Vous voyez que ce n’est pas moi qui exclus les juifs ; ils s’excluent eux-mêmes. Votre bon esprit vous fera apercevoir aisément qu’il y aura encore beaucoup de choses à dire, lorsque la question de leur admissibilité sera traitée. Quand le juif, en sortant de sa synagogue, pourra dire : Je rentre dans la foule et je suis les mêmes lois de police, civiles et politiques que mes voisins, alors comme alors ; mais jusques là il sera au moins permis de suspendre son jugement sur la possibilité de leur admission, et si vous aviez eu la satisfaction d’habiter seulement pendant six mois parmi ces messieurs en Alsace, vous en auriez une idée un peu moins vague. Que ne puis-je, monsieur, vous en imposer la pénitence ! votre humanité au bout de quelques heures de séjour vous porterait à coup sûr à employer tous vos talents en faveur de cette classe nombreuse, laborieuse et brave de mes infortunés compatriotes opprimés et pressurés de la manière la plus atroce par la horde cruelle de ces Africains entassés dans mon pays. Si vous désiriez d’ailleurs avoir une idée de mes principes, je vous joins de quoi vous satisfaire. Que vous lisiez ou non les manuscrits, je vous prie de me les renvoyer avec l’adresse imprimée des juifs, qui me sera peut-être encore nécessaire.

J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite considération, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Reubell, député.

Plus de cent ans avant les lois sur la laïcité, le débat est lancé !

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11 juillet 2017

Saint-Just la liberté ou la mort !

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Préface de Saint-Just, la liberté ou la mort !

Editions de Borée 7/2017

Il était jeune, beau, intelligent, éloquent et séduisant. Il était animé par le génie de l’action. À Paris, il était de toutes les séances aux Jacobins, à la Convention et au Comité de salut public où il a signé des centaines d’arrêtés. Il composait des projets de constitution, préparait des discours et des rapports sur tous les sujets et lorsqu’il fallait convaincre, même en des combats douteux, les comités le déléguaient à la tribune. Son verbe même était action. À aucun moment il n’a esquivé la responsabilité de missions aux armées. Du Rhin à l’Oise, de Landau à Fleurus, le plus souvent en selle, il a passé près de 150 jours sur les champs de bataille, partageant la pitance et les nuits sans sommeil des soldats. De son père, brave officier de cavalerie, il avait hérité la rigueur, la raideur, l’esprit de décision et l’instinct de survie.

Et voilà que le 9 thermidor, sur le coup de midi, dès les premières phrases d’une intervention de soutien à Robespierre, il se laisse interrompre par les hommes du complot, renonce et se tait jusqu’à la mort. Le contraste est trop violent pour ne pas interpeller tous ceux qui se penchent sur cet exceptionnel destin. Et en premier lieu naturellement les historiens qui depuis deux siècles tournent et retournent les témoignages d’inégale qualité et souvent contradictoires pour aboutir à des conclusions pas toujours convaincantes tant manquent et – on peut l’affirmer aujourd’hui – manqueront toujours les preuves irréfutables.

On peut bien sûr toujours pallier ce vide, évoquer le sens de la légalité, la déception en l’humaine nature, voire, pourquoi pas, la déconvenue amoureuse, la fatigue physique ou psychologique, le dégoût de cette terreur « qui a blasé le crime comme les liqueurs fortes blasent le palais », le sentiment de s’être engagé dans une impasse ou d’avoir trop sacrifié à l’utopie… les pistes ne manquent pas.

On l’a exprimé dans le passé de bien des façons, dans des biographies à l’ancienne par exemple, mêlant factuel rigoureux et interprétations enjolivées, par l’abstraction poétique encore, tel René Char évoquant ces « volets de cristal à jamais tirés sur la communication », ou simplement dans des romans habiles à camoufler la nullité derrière les grands noms de l’Histoire.

Michel Benoît, lui, ne s’avance pas masqué. Il présente son essai comme un « ouvrage de fiction » s’inscrivant dans « une démarche historique », à l’interface de l’histoire et du roman. Les citations de Saint-Just s’intègrent, avec ou sans guillemets, dans le style de l’auteur selon un genre qui n’est pas nouveau. Avec Robespierre, derniers temps, Le Seuil, 1984, Jean-Philippe Domecq l’a porté à un tel niveau de qualité qu’il a retenu toute la considération de Michel Vovelle, alors titulaire de la chaire de la Révolution française à la Sorbonne, et que ce titre figure dans la biographie pourtant très sélective qui accompagne l’article Robespierre (Cl. Mazauric) dans le dictionnaire de la Révolution d’A. Soboul. Michel Benoît habite à Decize, cette île entre deux bras de Loire, empreinte de charme, attachante, où Saint-Just a passé son enfance. Je me souviens avoir entendu Maurice Genevoix, né en face, en parler avec émotion, et aussi Marguerite Monot. Michel Benoît qui respire cet air, qui se délasse sur cette célèbre promenade de platanes dont Saint-Just a vu planter les plus anciens n’est probablement pas le plus mal placé pour entrer dans l’intimité du jeune Conventionnel et interpréter ses silences. En refermant le livre fait d’émotions, de réflexions, d’aveux, au milieu des amis célèbres et obscurs, les amis d’aujourd’hui qui vont mourir et ceux d’hier qui vont survivre, on est tenté de se dire : « pourquoi pas » ?

 

Bernard Vinot,

Agrégé de l’Université, docteur en Histoire, membre du Conseil de la Société des Études Robespierristes.

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28 juin 2017

D'entre les morts ! de Michel Benoit et Pascal Tédes

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Des festivités seront organisées aux Forges royales de Guérigny les 14-15 et 16 octobre 2017 à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Louis Antoine Saint-Just il y a 250 ans. Parmi les nombreux spectacles, débats etc... qui vous seront proposés aux Forges de Guérigny, il y aura en exclusivité la représentation de ma pièce de théâtre écrite en collaboration avec mon vieux complice Pascal Tédes : " D'Entre les morts " Je vous offre l'affiche ci-dessous, réalisée par Thibaut Bouday, laquelle affiche est également reproduite en couverture du recueil imprimé chez Laballery à Clamecy et comprenant le texte de la pièce et l'intégralité de la constitution de 1793.

Une pièce de théâtre Historique ? Oui mais pas vraiment vu la situation des deux principaux personnages de cette dernière ( Robespierre et Saint-Just).....Mais quel est ce lieu où apparaissent, d’entre les morts, l’âme de ceux qui attendent le convoi qui les mènera vers l’ultime destination, vers l’éternité absolue… Seule la mère Raskin, la gardienne des lieux, en connaît le secret. Alors que le jeune Saint-Just et Robespierre viendront rejoindre leurs victimes, leur donnant l’occasion de se retrouver pour une improbable et ultime rencontre, la gardienne des lieux dévoilera-t-elle ce secret qu’elle conserve depuis la nuit des temps…

Vous le découvrirez en venant aux Forges royales de Guérigny le 14 et 15 octobre à 20h30 pour y voir la pièce " D'Entre les morts " et le lundi 16 octobre à 15 heures représentation qui sera suivie d'un débat avec le comédien Pierre Santini.

Michel Benoit

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17 juin 2017

Dernier Fric Frac polar de Michel Benoit

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Le journal du Centre a publié il y a quelques jours un article concernant la sortie de mon polar : " Dernier Fric Frac " , un polar scénario que j'ai écris en hommage à Michel Audiard et à mon oncle Sylvain Levignac, lequel fit parti de ces comédiens, deuxième ou troisième couteau, sans lesquels les films n'auraient pas connu le succès.

Mais l'écriture de ce polar, qui en amènera un autre l'année prochaine, lequel est déjà dans les tiroirs de mon éditrice qui veille au grain, est surtout l'occasion de créer des dialogues dans l'esprit d'Audiard. En voici quelques uns pour le plaisir :

-         Tu vois, la môme Yo-yo, c’est de moi qu’elle était amoureuse à l’époque… Mais moi, j’avais autre chose à penser… L’aventure, pas la petite, la grande aventure… les mers du sud… Le Képi blanc qui sent l’mouton… Les bordels de Managua, de San José… La course au trésor… Enfin la vraie vie, tu vois, celle que je n’avais pas connue chez mes vieux à Pantin ! 

Simon s’était assis quelques instants et écoutait Marcel débiter sa vie en quelques minutes… 

-         Et j’ai donc pris le bateau à Toulon un beau matin et c’est Joe le Nantais qui s’est occupé de Yolande. Une belle gamine d’ailleurs ! Mais que je ne regrette pas …Car moi je n’aurai pas su rester toute ma vie dans la même taule avec la même plante… D’ailleurs, sans faire offense, elle a dû s’emmerder la môme… Car tu vois mon vieux Simon, en fait, les gonzesses, faut leur donner du voyage, des espaces verts, le grand canyon ou les plaines de Sibérie, mais l’été, à condition de leur offrir un drive avec un glaçon dans le verre…En fait il faut les faire rêver quoi…Au lieu de ça, monsieur Joe leur offre le catalogue de la Redoute, un vrai passeport pour la dépression….De quoi foutre le bourdon à n’importe quelle candidate pour la grande aventure ! 

-         ça j’avoue…reprit Simon en attrapant les hanses de son sac qu’il mit en bandoulière pour sortir dans la cour.

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-         Du grabuge sur l’trottoir, ce n’est pas beau à voir… poursuivi Marcel Le Brestois, pourtant quand il faut… Il faut ! Tu vois, la mort c’est simple, ça tiens à peu de chose, elle est au bout de ton flingue, et quand tu la sollicite, tu lui demande de venir faire une ballade de santé au bout de ton canon, tu la vois presque en chair et en os s’approprier le paquet de graisse et d’eau que tu tenais en joue avant d’appuyer sur la gâchette.

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-         Tu m’expliques ? 

-         Quoi ? répondit-elle. 

-         Je t’ai déjà dit que je ne voulais pas voir ce mecton ici ! 

-         Eh, pourquoi ? Ou plutôt… Et pourquoi pas ? 

-         Parce qu’ici c’est comme ça ! Et que je vais te faire comprendre une bonne fois pour toutes… lança-t-il en levant sa main. 

C’est dans ces moments qu’elle excellait le mieux la môme Yo-yo, elle lui resservit une fois de plus ses yeux langoureux et ses chatoiements. En quelques secondes, sa main était retombée et s’était transformée en caresse. 

-         Tu vois, j'étais v'nu ce soir avec des fleurs pour te dire que j't'aime toujours. Mais avec c'que tu viens de me dire j'aurai du venir avec de la béchamel… 

-         Ba pourquoi ? 

-         Pour faire d'la morue à la portugaise.

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-         Tiens, au train où les mectons se font refiler, j’me dis que j’aurai dû écouter ma pauvre mère et rentrer chez Franchetti, le marbrier et Pompe funèbre de la rue du Pré. La distinction sur la carte de visite, l’élégance  dans l’costard et les horaires fixes, sans oublier les congés payés ! Une vraie vie de bureaucrate en fait, à passer sa journée à ouvrir et fermer des tiroirs, sauf  que chez Franchetti contrairement à la sécu, ce n’est pas des dossiers qu’on met au frais, mais des macchabées…

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-         Tu vois Franceschi, je te présente Émile petite patte, un virtuose, que dis-je…Un troubadour de la rue de la graine… Un type qui passait ses nuits sur une estrade avec quelques complices à branler des boutons sur un piano à bretelles pour faire danser la ménagère qui venait chaque fin de semaine s’acoquiner sur la piste de danse.

-         Eh oui, commissaire, répondit Emile, on commence par danser du musette chez Emile et on finit par la danse du ventre à Tyr, dans la Mouhafazah du Sud-Liban, pour aguicher les touristes venus se plonger dans la grande tradition du Moyen orient. 

-          Une vieille connaissance de nos services, un ami sincère… en quelque sorte… N’est-ce pas Émile ? assura Le Goffic en posant l’une de ses mains sur l’épaule de l’homme.

Vous voulez en savoir plus et refaire un petit bout de chemin au coeur des années 60 dans le monde des malfrats :

N'hésitez pas et aller chercher tout de suite " Dernier Fric Frc " chez votre libraire préféré....

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14 juin 2017

Merle et Dernier Fric Frac au chateau de Bourbilly le 25 juin 2017

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Vous pourrez me retrouver le 25 juin au chateau de Bourbilly, à quelques minutes de Semur en Auxois où se tiendra un Salon du livre de 10h à 18h.

" Dernier Fric Frac " sera au rendez-vous ainsi que les enquêtes du commissaire Merle éditées à ce jour et bien d'autres ouvrages Historiques entre autre que j'ai pu commettre dont " Les morts mystérieuses de l'Histoire " et " Les grands évènements du nivernais ".

J'aurai le grand plaisir de vous rencontrer et d'écfhanger avec vous sur mes derniers ouvrages et évoquer ceux à venir.

à très bientôt !

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12 juin 2017

Dernier Fric Frac Un polar qui rime avec Audiard !

Merci à Sylvie Anibal du JDC pour cet article du samedi 3 juin.

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09 juin 2017

Michel Benoit, Dernier Fric Frac : Digne de Michel Audiard :

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Michel Benoit, Dernier fric-frac :   Digne de Michel Audiard       

                    

Dès que j'eus refermé Dernier fric-frac, le polar de Michel Benoit, j'eus l'image de Belmondo adressant un clin d'oeil à une jeune starlette en s'éloignant au volant d'une Triumph TR4... Le Bebel de 100 000 Dollars au soleil ou de Pierrot le fou, pas l'autre...

Mais avant ça, quand je suis entré dans la salle obscure... Pardon, quand j'ai ouvert le livre, je me suis vite retrouvé en compagnie de Bernard Blier, Lino Ventura, Michel Constantin ou encore Robert Dalban ou Charlot Gérard... Peut-être était-ce dû à ces dialogues percutants, dignes de Michel Audiard ? En tout cas, tout était là pour me replonger dans mes lectures d'antan : Mario Ropp, Alain Page, André Caroff, et l'inénarrable San-Antonio... Bref, tous ces auteurs qui ont fait le bonheur de la « Spécial Police » au Fleuve Noir, et le mien, bien sûr ! La performance de Michel Benoit, avec ce polar à l'ancienne, est d'avoir su recréer l'ambiance du mitan d'autrefois : le code d'honneur des vieux truands, l'indic pas toujours net, le demi-sel proxénète à ses heures, et le vieux flic célibataire et un tantinet alcoolo... Jusqu'à Mireille Darc et ses interminables jambes qui s'imprimaient sur ma rétine au fil des pages !

L'histoire en elle-même, je ne vous en parlerai pas... Ce serait vous trahir ! La solution est toute simple : courez donc vous le procurer dans votre meilleure librairie. Ce que je peux vous dévoiler, par contre, c'est que la chute, immorale à souhait, est tout simplement jubilatoire !

Serge Camaille

Michel Benoit, Dernier fric-frac,  De Borée éditions, mai 2017, 147 pages, 6,90 €

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