Le Blog de Michel Benoit

22 janvier 2016

Comment vous dire...

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Michel Benoit est un historien reconnu. Mais en Michel Benoit vivent aussi des « histoires »… De théâtre, de romans et de polars. Son commissaire Merle arpente la Nièvre des années 1970, celle du viandox et des écluses, celle d’avant internet et du téléphone portable. Dans ces romans qu’il concocte avec gourmandise se devine tout son imaginaire et son talent : il est avant tout un artisan du style, un artisan de la belle ouvrage. Et puis, puisque l’on partage Michel et moi cette passion pour la beauté de Paris, comment finir cette présentation autrement que par quelques mots de l’écrivain : « De la fenêtre gigantesque, telle une vitrine magique, je regardais Paris et ses illuminations nocturnes. La nuit, des milliers de lumières s’allumaient et s’éteignaient devant moi, comme l’aurait fait une colossale guirlande de Noël. Derrière ces lumières, des vies, des histoires de vie, des romans à eux seuls qui s’allumaient et s’éteignaient au rythme des interrupteurs clignotants… »

Anthony Frot

Chez certain, la petite école près de la rivière, l'environnement bon enfant, les gouters dignes de la petite madeleine de Proust, la grand mère gateaux... Chez moi, rien de tout ceci... Car chez moi, la littérature n'est pas au service du rêve mais bien une arme qui doit tout détruire... passé comme présent ! Tout sauf les livres et certains souvenirs qui ne s'effaceront jamais...Sartre, dans son recueil les mots, commence son ouvrage par cette phrase : J’ai débuté ma vie comme je la finirais certainement : au milieu des livres. Immédiatement le décor est planté. Comment ne pas être tenté de m’approprier celle-ci aujourd’hui, moi qui suis né en cette fin de première moitié du siècle dernier, dans une chambre immaculée de la clinique des Bluets à Paris (…) près du cimetière du père Lachaise où reposent pour l’éternité beaucoup de ceux qui m’ont forgé. Aujourd’hui le mystère demeure : je ne peux définir ce que la nature me créditera de temps pour parcourir les dizaines de mètres qui séparent ces deux hauts lieux…C’est peut-être cela le secret d’une vie.

Michel Benoit

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22 décembre 2015

C’est quoi la gauche ?

C'est quoi la gauche

C’est quoi la gauche ?

Moins de deux semaines après les élections régionales, il me semblait nécessaire de faire le point sur les évènements qui se sont déroulés depuis celles-ci. Bien sûr, certains d'entre vous me diront : " n'est-ce pas un peu tôt pour affirmer cela ? " Au vue des premières mesures prises et celles que l'on va nous annoncer dans quelques jours (fiscalité entre-autre etc...) je ne le pense pas hélas et la victoire de la gauche et de la droite libérale, avec en embuscade le front national, m'amène à ces quelques réflexions :
 
C'est quoi la gauche ?
La gauche tout d'abord, c'est le contraire de la droite ! La droite c'est la nature. C'est simple, aveugle, brutale, insensible, la nature. C'est la loi du plus fort, du plus rusé, du plus acharné, du plus con. La gauche c'est donc l'anti nature ! La gauche c'est ce qui refuse d'accepter la fatalité cannibale du " parce que c'est comme ça ! " La nature n'a rien à foutre de la justice, de l'égalité des chances, de la poésie, de la pitié ni même de la beauté. La gauche veut y introduire tout ça. La gauche est synonyme de progrès. Par " progrès " j'entends non seulement les sous-produits bidulant de la connaissance : bagnole, ordinateur, moulin à légumes et autres gadget, mais bien la connaissance elle-même, à commencer par celle de ce qui se passe dans les tréfonds de ce qu'il est convenu d'appeler " l'âme " humaine. La droite s'en fou. La droite c'est le conservatisme et même la régression. La gauche innove, car la gauche n'accepte pas l'ordre inhumain des choses. La droite se cramponne, car la droite c'est le petit nombre de nantis, des profiteurs de ce putain d'ordre des choses, de ceux qui tiennent le bon bout et ne veulent pas le lâcher, le bon bout du fric et de la puissance. Elle se fout de l'avenir, de la justice et de l'harmonie planétaire, même si elle proclame le contraire. La gauche est sentimentale, elle cultive un idéal. Cet idéal se nomme " demain " ! La droite aussi est sentimentale, elle a aussi un idéal qui se nomme " hier " ! Il se nomme ignorance, soumission au destin, respect des valeurs, de la tradition et que chacun reste à sa place.. Nos pères avaient tout compris, nous ne ferons jamais mieux qu'eux. La gauche est logique, matérialiste, en un mot : rationaliste. Elle ignore toute vérité qui ne soit pas accessible à son expérience et vérifiée par sa raison. Elle ne conjugue jamais le verbe croire à la première personne du présent de l'indicatif. Quand des gens se disant de gauche croient en quoi que ce soit, fût-ce en le progrès, en l'homme, en l'avenir ou en je ne sais qu'elle sublime entité, ils ne sont plus de gauche, ou alors ils donnent au verbe croire un sens abusif. La droite croit! Elle est con et s'en fait une gloire ou plutôt, elle flatte les cons, ses électeurs chéris. Elle croit en un roi, en un chef de droit divin, en la tradition, en les principes sacrés qui n'ont pas être démontrés, puisqu''elle y croit, ce serait sacrilège... Elle croit en la morale, en sa morale. La gauche est une tentative du plus grand nombre, les vaincus de la nature et aussi de quelques esprits ayant réfléchis à tout cela. Il nous faut bien constater que jusqu'ici la gauche s'est montrée incapable malgré quelques succès partiels, d'ailleurs tolérés et même récupérés par droite quand ils ne lui nuisaient pas, voire l'avantageaient, que la gauche donc s'est montrée incapable de mener une société humaine vers son idéal où, y étant parvenue, de la gérer durablement. Être de gauche, c'est refuser la logique du libéralisme et de la sélection naturelle. C'est construire un projet de vie et de société dans lequel le meilleur n'est ni le plus riche, ni le plus bruyant, ni le plus cher, ni surtout le plus fort. C'est penser qu'il peut y avoir une logique et un projet humain qui vont au-delà de la brutalité et du fait accompli. Il a fallu des dizaines de siècles à nos ancêtres pour arriver à l'idée qu'un humain était un homme, même si c'était une femme, un étranger, un noir, un blanc, un pauvre, un vieillard ou un enfant handicapé. Le premier principe de la gauche est que toutes ces catégories ont le même droit à la dignité.
Hors, que constate-t-on aujourd'hui : Qu'il y a eu dix ans d'expérience et de tumulte dans les années soixante-dix, puis dix années de gestion et de réconciliation avec le " système" où les rêves se sont brisés sur la réalité gestionnaire. Drôle de parcours qui mène des folies du gauchisme à la sagesse du franc fort, des arrières salles de café aux salles de marché, du désordre des luttes aux disciplines de la culture-d’ entreprise, de la ferveur du 10 mai 1981 au désastre de 2002, des vrais tracts aux fausses factures, de l'espoir de l'union de la gauche à la résignation de l'union de la droite nous amenant pour dix ans à un libéralisme sauvage pour en arriver à une gauche sociale qui n'a pour programme que de mettre en tête de gondole une augmentation du smic ( ou plutôt une avance du smic sur 2013 ) de 20 euros... D'un ministre du redressement productif qui n'ose, devant la guerre que lui déclare le Medef, avouer son impuissance. Car il s'agit bien d'impuissance, question de choix, c'est ce qui arrive lorsqu'on s'inscrit dans une logique libérale, même si le terme est remplacé par une social-démocratie à l'allemande.
Pourtant, l'espoir était grand et le choix était clair : rompre avec une société qui ignore l'humain. Si cette voix se concrétise au fil des mois, c'est la mise en marche une fois de plus de la machine à perdre, c'est l'écroulement d'un espoir et c'est peut-être et sûrement plus grave, c'est donner une raison supplémentaire à ceux qui n'ont pas été voter de récidiver, c'est grandir le nombre des abstentionnistes pour les prochaines échéances électorales et ils sont plus de 40% et laisser la place à tous les dangers, à ceux qui sont embusqués et qui attendent patiemment que l'espoir ne soit plus symbolisé que par eux.. C'est donner enfin raison à ceux qui ne font aucune différence entre la droite et la gauche, tout ceux qui " faute d'une place d'être humain " dans cette société croyaient encore que l'espoir d'une revanche sur la vie passait par le bulletin dans l'urne, tous ceux qui imaginaient que cette fois-ci les élus feraient de la politique parce qu'ils avaient des idées et non par carriérisme, tous ceux qui pensaient qu'on en avait enfin terminé d'accompagner la misère et que l'heure était venue de la combattre. Le pouvoir quand on l'exerce comme la droite et comme le gouvernement PS, rend autiste ! Dans dix ans, dans quinze ans, qu'est-ce que le temps ? Nous assisterons à l'affrontement de deux pôles: les milices du peuple contre les milices de la droite la plus dure, la plus extrême, c'est l'histoire toujours recommencée.... à moins que l'on légalise le hasch !
Michel Benoit

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14 décembre 2015

Retour sur l'isoloir et merde au politiquement correct et aux esprits bien pensant !

L’ISOLOIR

Contemple-les, mon âme, ils sont vraiment affreux,
Ces hommes en veston et souliers des dimanches,
Ces femmes qui s'en vont en tortillant des hanches,
Le long des trottoirs gris où s'éteignent les yeux...

Ces yeux clairs, brillants au contact des affiches,
R
etrouvent tous les noms qui portent leurs espoirs,
D'absurdes noms communs qui s'écrivent en noir,
Sinistrement, sur le papier crasseux des fiches.

Car ces gens courageux, traversant la Cité,
Conscients de leur devoir, aujourd'hui vont voter
Pour des marchands de rêve et des ratés qui beuglent.

Quant à moi je crois voir les votants survoltés,
Dedans des isoloirs où dame Liberté,
Demande son chemin au troupeau des aveugles.

Michel Benoit

Léo Ferré : Ils ont voté et puis après ?

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10 décembre 2015

Le F.N. Vous avez dit un parti comme les autres ?

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Le Front National, un parti comme les autres… En êtes-vous bien certain ? En cette période électorale, il est important de se remémorer les noms de ceux qui fondèrent ce parti longtemps présidé par Jean-Marie-Le Pen. Il ne s’agit pas ici de propagande mais d’Histoire, l’histoire de ces hommes ; qui étaient-ils, d’où venaient-ils… Ceci laisse à réfléchir…Non ?

Ps : Toutes ces informations sont bien entendu vérifiables dans tous les bons manuels d’histoire contemporaine.

 

Léon Gaultier :  Ancien Waffen SS,  secrétaire général à l'Information du gouvernement du maréchal Pétain —, chroniqueur à « Radio Vichy », il fut l'un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer et commanda une unité française sur le Front de l'Est durant l'été 1944. Frappé d'indignité nationale, il est emprisonné et condamné aux travaux forcés en 1946. Libéré le 2 juin 1948, il travaille pour l'agence Havas. Par la suite, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la maison d'éditions SERP.

Pierre Bousquet :

Ancien de la division SS Charlemagne,  Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la Jeunesse franciste en 1941.

Ancien caporal (rottenführer) de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, membre de la Kampfschule de Wilhelm Weber, il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national (fondé en 1972) et son premier trésorier pendant neuf ans.

François Brigneau :  De son vrai nom Emmanuel Allot, , est  un journalisteécrivainéditeur et militant d'extrême droite français, Ancien milicien condamné pour collaboration Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat,  rédacteur en chef de Minute et en demeure l'éditorialiste vedette jusqu'au milieu des années 1980. Il rejoint en 1970 le mouvement Ordre nouveau, dans le cadre duquel il participe à la fondation du Front national10, dont il est de 1972 à 1973 vice-président. 

Dominique Chaboche : Ancien du groupuscule fasciste Occident,  Il commence par militer à l'UDCA de Pierre Poujade, soutient Jean-Marie Le Pen aux élections législatives de 1955, et rejoint celui-ci au Front national des combattants en 1956. Il milite au mouvement Occident en 1964, et participe à la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour en 1965 (5,19 %). En septembre 1972, il participe à la fondation du Front national, dont il devient rapidement membre du Bureau national et du Comité central. 

André Dufraisse :  Collaborateur Il fut membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français (LVF). Son engagement sur le front de l'Est sous l'uniforme allemand lui vaut le surnom de « Tonton Panzer ».

En 1956, il fut le secrétaire général du mouvement de jeunesse de l'UDCA de Pierre Poujade, présidé à la l'époque par Jean-Marie Le Pen. Il rejoint par la suite le Front national des combattants en 1958, puis le Front national de l’Algérie française en 1960. Pour son militantisme dans ce dernier mouvement, il fut incarcéré en 1961, puis en 1962 à la Prison de la Santé. En 1972, il est l'un des premiers membres du bureau politique du Front national aux côtés de son épouse Martine Lehideux (ancienne vice-présidente du FN). En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN). 

François Duprat :  Diffuseur du négationnisme  né à Ajaccio et mort le 18 mars 1978 près de Caudebec-en-Caux dans l'explosion de sa voiture piégée, est un enseignant, écrivain et militant nationaliste français. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d'extrême droite français, adepte des thèses négationnistes, il est un théoricien du mouvement nationaliste révolutionnaire et l'une des figures de l'extrême droite française dans les années 1960-1970, en étant notamment le numéro deux du Front national (FN).

Pierre Durand : Commentateur des discours de Pétain et d’Hitler ll a été le cofondateur (puis directeur) du quotidien Présent et le codirecteur de la Société d'études et de relations publiques (SERP) Au début des années 1990, Pierre Durand fit l'objet de poursuites judiciaires et fut condamné, en particulier pour « provocation à la haine raciale », pour des articles écrits par des collaborateurs de Présent dont il était alors le directeur.

Roger Holeindre :  Engagé dans l'OAS, il effectue une peine de prison avant d'être amnistié. Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match. Il continue parallèlement son engagement à l'extrême droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident En 1972, Roger Holeindre participe aux côtés de Jean-Marie Le Pen à la finalisation de la fondation du Front national, initié par Ordre nouveau, mouvement d'extrême droite, dont il est plus tard élu député de la Seine-Saint-Denis (1986-1988). Il sera par la suite l'un des vice-présidents du parti. Courant été 2011, Roger Holeindre rejoint le Parti de la France de Carl Lang.

Serge Jeanneret : Instituteur, militant et homme politique français En avril ou mai 1942, il devient chef adjoint de cabinet d'Abel Bonnard - qui a été avant guerre un proche du Cercle Fustel de Coulanges -, dans le gouvernement formé par Pierre Laval, mais il en démissionne début juin. Il fut décoré de la francisque ( no 536 ) Il rejoint le mouvement poujadiste en 1955 et devient le rédacteur en chef de Fraternité française, journal de Pierre Poujade. Partisan de l'Algérie française, Ce qui ne l'empêche pas de participer à la fondation du Front national en 1972 mais il le quitte en 1975 pour rejoindre le RPR. Il est conseiller municipal RPR de Paris ( mars 1977-89 ), président de commission au conseil de Paris, et conseiller régional ( 1977-83 ).

Collaborateur de périodiques catholiques traditionalistes d'extrême droite ( PrésentItinéraires (revue)31 ), il adhère en 1986 à nouveau au Front national. Il est élu conseiller régional FN d'Île-de-France, puis vice-président du groupe FN. Tout en conservant ses fonctions au conseil de Paris où il siège toujours avec le RPR, ce qui conduit Georges Sarre à déclarer : « Paris doit être classée parmi les trois villes de France où le RPR, l’UDF et le Front national sont associés dans la majorité municipale. », les deux autres étant Dreux et Grasse (voir Alliances électorales du Front national). 

Alain Robert :  Alain Robert commence par adhérer à la Fédération des étudiants nationalistes et gère la section parisienne en compagnie de Gérard Longuet et d'Alain Madelin. En 1964, il adhère au mouvement Occident En 1972, il crée avec François Brigneau, le Front national (FN) en demandant à Jean-Marie Le Pen — à l'époque gérant de la SERP (société d'édition de disques) — de se joindre à eux et de prendre le poste de président. Il occupe quant à lui le poste de secrétaire général. À la fin de 1973, il y a en fait deux FN :

  • l’un est présidé par Le Pen,
  • l’autre est dirigé par Robert qui représente l'aile jeune et nationaliste.

Devenu ami de Charles Pasqua, il mène ensuite une carrière au sein du RPR puis de l'UMP. En 1994, Alain Robert est nommé par le Premier ministre Édouard Balladur membre du Conseil économique et social, En 2004, il entre au Conseil national de l'UMP

Henri-Armand Botey : (alias Monsieur Éric ou Empereur de Pigalle ou encore Rase-Mottes en raison de sa petite taille), né en 1934, à Belfort, en Franche-Comté, et mort en juin 2013 en Touraine, fut une figure de la nuit parisienne de 1960 à 2010. Il est le parrain de Marine Le Pen. En 1987, Henry Botey est devenu un homme d'affaires qui règne sur tout le quartier de Pigalle. La presse le surnomme le premier proxénète de France. C'est à cette époque qu'Alain Picaud (qui ne travaille plus pour Henry Botey) tentera de l'assassiner.

Le 4 avril 2011, il est arrêté par la police, mis en examen, puis écroué à la prison de Fleury-Mérogis pour une affaire de proxénétisme aggravé. Pierre Durand, directeur du magazine Présent, lui aurait servi de prête-nom.

 

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30 novembre 2015

Dieu est à nos côtés ( Chanson de circonstance )

Aufray-Dylan-1964

Mon nom ne veut rien dire 
Mon âge encore moins 
Je suis pour tout dire 
Un bon citoyen 
J'admets sans réplique 
Ce qu'on m'a enseigné 
Je sais qu'en Amérique 
Dieu est à nos côtés. 

Je l'ai lu dans l'histoire 
Les Américains 
Se couvrirent de gloire 
Contre les Indiens 
Ils les massacrèrent 
Le cœur bien en paix 
La conscience claire 
Et Dieu à leurs côtés 

Après la seconde guerre 
On nous a appris 
Les Allemands de naguère 
Deviennent nos amis 
De toute une race humaine 
S'ils ont fait un bûcher 
C'est de l'histoire ancienne 
Dieu est à leurs côtés 


Nous avons les bombes 
Les plus perfectionnées 
Que saute le monde, 
S'il faut le faire sauter ! 
Un levier qu'on bascule 
Un bouton à pousser 
N'ayons plus de scrupules 
Dieu est à nos côtés 

Il y a un mystère 
Qui revient toujours 
Jésus, notre frère, 
Fut trahi un jour 
C'est tout un problème, 
A vous de décider 
Si Judas lui-même 
Avait Dieu à ses côtés 

Maintenant j'abandonne 
Je suis trop fatigué 
Ma tête résonne 
Je cherche la paix 
Que Dieu nous la donne 
Cette paix méritée ! 
Que Dieu nous la donne 
S'il est à nos côtés !
Robert Zimmerman ( Bob Dylan )

Bob Dylan- BBC Tonight Show- With God on Our Side (1964)

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29 novembre 2015

Censure à Sancerre ! Solidarité avec le Café Boucherie et les auteurs censurés...

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Il y a quelques semaines, mon ami libraire Olivier Bourdon m'avait invité comme l'an dernier sur le marché de Noël prévu le 6 décembre. Je devais me joindre à la compagne de Tignous, Chloé Verlhac, à Hélène Honoré et Raynald Pellicier. Ayant donné auparavant mon accord pour le Salon du livre de Janzé en Bretagne qui se déroulait sur deux jours, j'avais du malheureusement repousser cette offre. Aujourd'hui, les politiques locaux et l'état faisant pression pour annuler la venue de ces écrivains jugés dangereux pour la tranquilité publique de cette région, la venue de mes confrères est annulée.

Petit résumé explicatif :

Tout a commencé le 20 novembre quand Olivier Bourdon communique le nom des écrivains invités sur son stand pour ce marché traditionnel. Outre Chloé Verlhac, il y a notamment Hélène Honoré, la fille du dessinateur Honoré, tué aussi dans l’attaque contre Charlie Hebdo ou encore Raynal Pellicer, auteur d’un documentaire d’immersion sur la brigade criminelle.

Selon le libraire, c’est d’abord un officier de gendarmerie qui est venu se plaindre de cette invitation alors que son travail, a-t-il dit, est « d’assurer la sécurité » de la population. Le lendemain, ce sont les maires de Sancerre et de Verdigny qui ont affirmé avoir parlé à la préfecture et demandé le report « de trois mois » de cette séance de dédicaces compte tenu « de l’état d’urgence et des risques que fait courir » Chloé Verlhac, d’après Olivier Bourdon.

Sans interdire, la préfecture a insisté lundi, toujours selon le libraire, sur cette période en cours qui n’est pas adaptée à ce genre de manifestation. Finalement, c’est l’association qui a demandé l’annulation, certains membres craignant pour « la sécurité de leurs enfants » et estimant que la femme de Tignous « n’a rien à faire » à leur marché, a déploré le libraire.

Le patron du café-librairie de Sancerre, Olivier Bourdon, a confirmé à l’AFP avoir dû renoncer à faire venir Chloé Verlhac au marché de Noël organisé chaque premier dimanche de décembre par l’association des parents d’élèves de Sury-en-Vaux et Verdigny, non loin de Sancerre. Ce marché regroupe une cinquantaine d’exposants. Une séance de dédicaces est néanmoins programmée à la place le même jour, c’est-à-dire le 6 décembre, chez un vigneron, a-t-il ajouté.Elle ferait courir un risque à la ville de Sancerre.

L’épouse du dessinateur Tignous, assassiné lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier, a dénoncé ce samedi à Toulouse les pressions exercées sur un libraire de Sancerre (Cher) qui l’avait invitée à une dédicace.

« Tignous disait : “Si on a peur, ils ont gagné.” Il était hors de question qu’on ne vienne pas, qu’on leur laisse le terrain [à Daesh] », a souligné Chloé Verlhac face à un public réuni dans une librairie de la ville rose. « C’est vrai, je suis dangereuse. Trois jours après les attentats de novembre, on a fait une séance de dédicaces. Je suis allée à Montreuil… (dans la banlieue de Paris). Il n’y a jamais de problèmes », a-t-elle ajouté. Ce samedi, Chloé Verlhac était aussi à Castelnaudary (Aude), où un hommage a été rendu à Tignous.

Voilà comment on utilise les fameuses lois sur l'état d'urgence dans notre pays : En censurant des auteurs, de plus compagne et enfant des martyrs de la presse de janvier dernier, tous assassinés lâchement. Pendant que nos politiques appelaient à déployer le drapeau français à nos fenêtres, qu'ils organisaient une journée de deuil, que chacun y allait de son petit discours et de sa larme en nous assurant que l'important était notre liberté de penser, d'écrire et de publier etc... Il préparaient dans l'ombre la censure ignoble et lâche de ceux qui perpétuent cette tradition bien française et dont je me revendique en temps qu'écrivain. 

Une chose est certaine, nous ne devons pas en rester là et montrer notre désaccord face à une décision lâche et imbécile, nous laissant à penser que les attentats de janvier et de novembre peuvent être également utiliser pour restreindre considérablement nos libertés, ce que nous devons refuser. Solidarité avec le Café Boucherie de Sancerre et Olivier Bourdon !

Michel Benoit

 

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27 novembre 2015

Vous avez dit barbus ....

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Et voilà que la psychose nous revient, comme ça… Un truc de fou, de fou de Dieu même ! Un truc à s’en faire retourner Audiard dans sa tombe… Vous pensez ! À son époque, dans les années 60, un barbu c’était un barbu, deux barbus c’étaient deux barbus et trois barbus c’étaient des barbouzes… Mais aujourd’hui un barbu, surtout s’il a une valise et qu’il entre dans votre wagon de métro ou dans votre magasin préféré, c’est peut-être, voire certainement, un djihadiste… La barbe est devenue un truc à vous faire flipper grave… Le barbu, le vrai, celui de la fin des années 60 qui jouait à Woodstock avec le signe de la paix dessiné au dos du blouson et qui se baladait en pataugas est donc passé en peu de temps du mec sympa et cool en terroriste de la pire espèce.


Il avait cette image, le barbu, cette image d’un mec sympa, un peu comme les routiers avaient cette image aussi, celui d’être sympa, souvenez-vous, les routiers sont sympas… C’était avant l’ouverture des frontières me répondrez-vous… Avant que nos chauffeurs routiers ne soient remplacés par des énergumènes étrangers venus d’on ne sait où pour gagner deux fois moins et travailler deux fois plus, au risque de se comporter comme des goujats sur nos belles routes de France. Donc nos barbus sympas se seraient transformés en barbus terroristes : un peu simpliste quand même… Même si beaucoup de djihadistes portent la barbe : soit, mais pas tous !
Certes, on ne se méfie jamais assez des barbus, me disait encore cet été un passionné du tour de France, en relatant la victoire de la 17e étape du tour 2015 par l’allemand Simon Geschke. Il n’y avait qu’un barbu dans le peloton, allemand de surcroît… On aurait pu s’en méfier un peu plus…ainsi va la vie, on commence avec une barbe de trois jours et on arrive à une vraie barbe de trois semaines comme une fleur. Pas très francs du collier les nouveaux barbus quand même !

En mars dernier, un ministre belge avait demandé à des auxiliaires de justice de recenser les signes de radicalisation en repérant les «  barbus » afin de les répertorier. Mais c’était demander aux auxiliaires de police de se transformer en contrôleurs de pilosité envers leurs congénères ! Et là, pas question ! Décidément nos voisins belges sont impayables et j’ai bien peur que le sujet au bout du compte ne devienne barbant… Il n’empêche que la barbe est devenue un fardeau lourd à porter dans notre civilisation et j’ai bien peur qu’avant que tout ceci passe dans les oubliettes de l’histoire, on n’en ait pas encore fini de nous raser avec tout cela.. Non ?
Michel Benoit

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26 novembre 2015

La tête ed viau...

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Je vous propose une petite série de recettes de cuisine comme celle-ci : la tête ed viau en patois berrichon ! Histoire d'alléger un peu l'actualité, si pesante depuis quelques temps... Et puis une bonne bouffe entre copains ou en famille, c'est rassurant, non ?

 

La tête ed viau 

Dans voute chaudron aux trois quart d’iau

Plongez ben vite la tête ed viau

En l’entourant d’un fin torchon

A sortira mieux du bouillon

Celui-ci n’étant pas souillé

Vous pouvez même le consommer :

Salez-lu ben, pis poivrez-lu,

Sinon ça f’rait rin d’bon pas pu

Dans vout bouillon, n’oubliez pas,

Oignons, carottes, ce qui n’gâte pas

Un, deux poireaux, hachés grossiers

La tête aura bon goût pas vrai !

Pi vous pourrez le souère venu

Piler tous les légumes pas pu

Vous aurez ainsi votre soupe

Pi s'ra bonne, et-ce qu'on s'en doute !

Mais vous rajout'rez au bouillon

Viandox, ou poulle carré bouillon

Vous aurez en faisant un plat

A manger, ben pour plusieurs fois

La tête ed viau dans nout région

Est très cotée aux réunions,

Qu'à souèent famille ou aux banquets

A plait toujou et c'est parfait

Envec ène boune sauce vinaigrette

Sans oublier la ciboullet !

Michel Benoit Extrait des Mystères du Cher Editions de Borée 2014.

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22 novembre 2015

Allons z'enfants !

 

Marseillaise01

Après avoir longuement rappelé que la France n'était pas seulement un pays mais était bien plus: Elle était une nation ! Il est temps de rappeler l'histoire du lien qui cimente cette Nation entre nous, je veux parler de notre hymne national, La Marseillaise. Les événements horribles survenus dans notre pays nous ramène à ce chant patriotique qui est notre hymne national que beaucoup d'extrémistes incultes s'approprient, étant persuadés qu'il s'agit d'un chant nationaliste et protectionniste, que beaucoup d'autres n'osent prononcer certaines de ces paroles pour les mêmes raisons etc...

Ce chant guerrier date de 1792 et a été écrit pour l'Armée du Rhin. Cette armée se devait de tenir le front est face à la coalition conservatrice de l'époque plus communément appelée royaliste. Son rythme est entraînant, la mélodie est facile à retenir. Dans l'un de ses couplets, une expression a scandalisé plus d'un esprit mal forgé :

"qu'un sang impur abreuve nos sillons"

La traduction qui en est faite depuis la fin du XXe siècle serait risible si elle ne s'était pas autant généralisée. Rappelons dans un premier temps qu'en histoire il n'y a que deux crimes : l'anachronisme et jouer à l'"histoire-fiction". En l’occurrence, nos contemporains considèrent que cette phrase est proche de l'idéologie nazie. On considère le sang impur comme celui de l'étranger, les sillons devenant les tranchées des batailles.

Il est triste de devoir faire un rappel historique basique. Avant la Révolution, la société est divisée selon l'origine familiale. Vous êtes nobles, car vous avez du sang noble, votre supériorité vis-à-vis du reste du peuple ne vient que de là. Un noble est supérieur à un paysan par son sang. Quand les soldats français s'époumonaient "qu'un sang impur abreuve nos sillons", ils ne parlaient pas des étrangers.

Le sang impur ce n'était que le leur, les sillons n'étaient par ailleurs que des sillons, n'oublions pas que la France d'alors est agricole. Il s'agit d'une phrase symbolisant le sacrifice, les républicains d'alors étaient fiers de verser leur sale sang sur le champ d'honneur. Ils ne considéraient qu'une chose, mieux vaut tapisser tout le territoire national de sang plutôt que de se rendre.

S'indigner de cette phrase est grave. Quitte à nous bombarder d'identité nationale et d'autres expressions grandiloquentes qu'on commence d'abord à enseigner la Marseillaise aux écoliers. Mais enseigner ne veut pas dire apprendre par cœur un chant, enseigner veut dire faire comprendre ce chant, ce qu'il représente.

Michel Benoit



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17 novembre 2015

La France n'est pas un pays, elle est bien plus, c'est une Nation !

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Face aux événements que nous vivons  depuis quelques temps, nos valeurs culturelles, de vivre ensemble, de tolérance et de partage, semblent bien mises à mal. A l’heure où nous devrions partager l’essentiel de nos valeurs, la priorité de certains peut paraître à géométrie variable et force est de constater que tous ne font pas leur, l’esprit devant se dégager d’une véritable Nation. Certains avancent, même sans aucune arrière-pensée, que la religion est prioritaire sur la nationalité. Il est peut-être temps de rappeler à tous ce qu’est une Nation.

La France n’est pas un pays, elle est bien plus, c’est une Nation ! Une Nation laïque construite idéologiquement.  Et qu’est-ce qu’une Nation laïque, sinon une conscience morale que chacun s’approprie au fur et à mesure des générations…

Alors qu’à la naissance de notre société, l’idée de Nation renvoyait à un groupe d’hommes aux mêmes origines communes, cette idée de Nation dépasse aujourd’hui le cadre ethnique ou tribal. Elle trouve sa source dans un ensemble complexe de liens qui fondent le sentiment d’une appartenance commune. Elle est ainsi à la fois extérieure aux individus, en même temps qu’elle est intériorisée et transmise d’une génération à l’autre.

Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu. C’est ainsi qu’Ernest Renan définissait la Nation.

Pour s’imposer, elle suppose également l’existence d’une volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble. En France comme dans d’autres pays, la Nation est liée à son histoire. En France, c’est l’action centralisatrice et unificatrice du pouvoir royal qui a contribué de manière décisive à l’émergence de la nation. Mais le sentiment national, présent chez une élite restreinte, s’est diffusé assez lentement. Il faut en effet attendre la fin de la guerre de 100 ans et l’avènement du règne de Louis XI pour que l’idée de nation devienne incontournable en France. La guerre de Cent Ans (1337-1453) va souder les populations dans l’adversité et contribué de manière décisive à l’émergence de l’identité nationale de part et d’autre de la Manche. Réalité historique et politique, objet de réflexion et de débats théoriques, la Nation est également devenue depuis la Révolution française une notion juridique à part entière. L’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose ainsi que "le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément." En application de ce principe, la Nation est devenue la source des différents pouvoirs, se substituant au droit divin qui légitimait le pouvoir monarchique. Ainsi, la Nation s’est nourri du centralisme jacobinisme en lieu et place de la centralisation du pouvoir royal, seule garantie d’une approche d’égalité entre tous.

La désignation des détenteurs du pouvoir par le biais de l’élection et le principe d’égalité des citoyens devant la loi et les charges publiques découlent de cette conception de la Nation. Celle-ci peut être définie comme le peuple constitué en corps politique, dont la volonté est mise en œuvre par des représentants élus, sans qu’aucun corps intermédiaire ne puisse y faire obstacle.

C’est sous la bannière de la Nation que la levée en masse fut décrétée et organisée en 1792, alors que les jeunes valeurs de notre pays étaient en grand danger, avec les menaces d’invasion des pays monarchistes coalisés. C’est sous cette même bannière que  le peuple insurgé défendit Paris pendant la Commune en 1870. C’est grâce à son impulsion que les taxis de la Marne se mirent en route pour la Champagne afin d’arrêter l’avancée des troupes allemandes fondant sur Paris en 1914.

La constitution du peuple en un corps politique, la nation, détentrice de la souveraineté, modifie par ailleurs la conception de l’État en le soumettant au principe démocratique. La nation le relie ainsi à la société en lui conférant une légitimité démocratique.

Pour cette raison l’État et la nation sont très souvent associés, au point que pour certains, toute nation a le droit de disposer d’un État et tout État doit s’appuyer sur l’existence d’une Nation. L’existence des États-nations apparaît, dès lors, comme une conséquence logique du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce principe s’est imposé au XXe siècle dans la conduite des relations internationales. L’État se caractérise alors par la superposition d’une entité politique souveraine avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique ou religieux.

C’est ainsi que la Révolution française pu mettre en œuvre une conception unifiée de la Nation, s’opposant aux corps intermédiaires et aux pouvoirs locaux qui divisaient les individus.

Aujourd’hui, l’idée de Nation déplaît. Elle déplaît et elle gène. Elle déplaît tant, qu’elle est mise à rude épreuve à chaque occasion. Par le terrorisme, l’intégrisme bien sûr, qui ne cherche qu’à faire éclater en morceaux cette esprit de Nation, mais pas seulement… Par la mondialisation d’une part, créée par la société libéraliste, que l’esprit de Nation gène considérablement, devenant un frein à la libre exploitation des biens et des personnes. L’ordre financier mondial ne souhaitant qu’une seul chose ; que les pays s’effacent, face à l’enjeu d’un grand marché mondiale où toute distinction, toute originalité, serait supprimées au bénéfice d’un profit toujours plus grandissant. Cette situation obligea d’ailleurs les mouvements révolutionnaires, au début du XXème siècle, de se déclarer internationalistes. En cela, telle la mondialisation, le fédéralisme est un danger pour la Nation.

Je terminerai par cette phrase de Jean Jaurès : «   Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini de la démocratie et de la paix, ce n’est pas seulement servir l’Internationale et le prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera, c’est servir la patrie elle-même. »

Résistons contre la disparition ou la domestication de la France au service d’une volonté étrangère ! Il serait désastreux pour l’humain, pour la liberté et la justice universelle que les forces des ténèbres, nous menaçant, gagnent du terrain car l’homme n’est ni esclaveni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation.

Michel Benoit

 

 

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