Le Blog de Michel Benoit

22 octobre 2014

Quelques nouvelles d'un scribe....

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Quelques nouvelles d’un scribe à ses lecteurs et amis.

 

Je poursuis par cette petite lettre, qui vous est destinée, un bulletin que je souhaite informatif et qui vous fait part de l’avancée de mes projets, des nouvelles orientations prises, du bilan que je peux en tirer, en sachant bien entendu, que ce bulletin n’existe que grâce à vous, lecteurs et lectrices.

L’année 2014 n’est décidément pas une année comme les autres. 2014 est d’abord l’année qui voit réapparaître dans les librairies un Michel Benoit  historien. Bien que  la réédition de Saint-Just, apogée d’un silence, dernier regard suivi de sept portraits de nivernais sous la révolution à l’occasion du 220ème anniversaire de la mort du jeune tribun se fasse légèrement attendre, je poursuis mon périple historique en vous faisant partager avec les Mystères du Cher, la petite histoire qui a fait l’histoire de ce département et de notre pays à travers diverses nouvelles historiques et affaires criminelles. Ce livre, écrit en collaboration avec Jean-Claude George, un écrivain de grand talent, a été publié début mars aux Editions de Borée. Cette année est également pour moi celle de ma collaboration avec le magasine Les Grandes Affaires de l’Histoire, dans lequel j’écris un certain nombre d’articles. Deux numéros, dans lesquels je contribue, sont d’ores et déjà sorties dans les maisons de la presse : Un spécial Révolution française et un numéro sur la monarchie. D’autres vont paraître avec une iconographie toujours aussi réussie et des articles historiques dont le contenu est reconnu par les plus grands spécialistes en la matière.

Côté roman, la série des enquêtes du commissaire Merle se déroulant sur le territoire Nivernais Morvan poursuit sa route et la sortie du 5ème roman : L’Assassin de la ligne 7 qui se déroule au cœur de Nevers et de son agglomération, est un véritable succès. Le lancement réussi avec la participation des bibliothèques et des médiathèques du neversois et le parcours reprenant celui de la ligne 7 en bibliobus en est la preuve. Les signatures se suivent et les rencontres sont amicales et très intéressantes.  Déjà se faufile l’ombre du 6ème roman : La Maison de l’Eclusier qui devrait avoir une bonne couverture médiatique puisque FR3 et le réalisateur Éric Le Seney viennent de tourner un documentaire sur le canal du nivernais, à paraître bientôt sur le petit écran, et qui mettra en scène le « fameux commissaire Merle «  et son auteur. La sortie de La Maison de l’Eclusier en librairie est prévue pour Avril 2015 et fera l’objet également d’un lancement original.

Auparavant, les deux premières enquêtes du commissaire Merle, feront l’objet d’une nouvelle édition avec un relooking pour les deux couvertures. La Belle Marinière étant éditée elle aussi par les Editions rue des Boucheries.

Au tout début novembre 2014, un essai… Ecrivant des chroniques régulièrement sur mon blog depuis 2007, j’ai pensé en faire aussi profiter celles et ceux qui préfèrent ouvrir un livre… Pourquoi ne pas être à contre-courant après tout ? Il sortira dès le 3 novembre dans toutes les librairies et Maisons de la presse de la Nièvre mais aussi sur Paris et s’intitulera : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! » et sera suivi des «  dernières du bistro d’en bas »  C’est mon ami, le peintre talentueux Gérard Lesoeur qui s’est chargé de crayonner 29 dessins humoristiques pour accompagner certains textes et David Nicolas, le caricaturiste bien connu des nivernais, qui a contribué à la couverture en … me caricaturant. Après tout pourquoi aussi ne pas se moquer de soi-même ? Non ? Le lancement en fanfare, si je puis dire, de cet essai, qui fera grincer plus d’une dent tant au niveau national qu’au niveau local, se fera au Café bien connu des neversois : Le Chat qui louche le 15 novembre, en notre présence et avec celle également de mon frère Bernard Benoit qui pour la circonstance viendra revisiter pour nous le répertoire de Bernard Lavilliers.

Et puis, peut-être aurais-je encore le temps en fin d’année 2015 de vous offrir une tranche de vie avec le récit intitulé : Comment vous dire ? qui relate quelques années de ma vie….

Alors, vous voyez bien que tout va bien !… J’écris actuellement une 8ème enquête du commissaire Merle qui se passera, mais ….Chut ! Si vous ne me voyez plus trop dans les salons du livre, c’est tout simplement parce que les organisateurs ne m’invitent pas ( Je serai à celui de la Chapelle Saint-André en mars 2015 ), et puis après tout le proverbe ne dit-il pas la vérité lorsqu’il proclame que nul n’est prophète en son pays et s’il me faut une canne de temps à autre pour me déplacer, c’est tout naturellement pour traîner avec moi les kilos de projets que j’emmagasine chaque nuit dans mes pensées et qui sortent tout droit de mes rêves.

A bientôt donc dans les maisons de la presse, librairies et bonne continuation à toutes et à tous !

Michel Benoit

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21 octobre 2014

Jean Jaurès, ce géant ! de Gilles Candar et Vincent Duclert

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 Ce dimanche, j'ai passé la journée avec Gilles Candar à la fête automnale du livre de Sagonne. Drôle de personnage que ce Gilles Candar, auteur d'une superbe biographie de Jaurès. Jean Jaurès, dont nous commémorons le bicentenaire de la mort est l'objet d'une biographie signée Gilles Candar et Vincent Duclert. Comme l'écrit Gérard Courtois: " il est difficile d'imaginer la biographie d'un continent. Pas davantage d'un monument. Un siècle après sa mort, Jean Jaurès est toujours l'un et l'autre: "ce continent Jaurès", selon l'expression de Madeleine Rebérioux à la mesure des combats innombrables qu'il a menés, et ce monument Jaurès, érigé dès son assassinat le 31 juillet 1914 dans la mémoire des gauches françaises, dont il avait posé le socle commun, en dépit des déchirements ultérieurs." L'exigeance de Vincent Ducleert et de Gilles Candar, ce dernier avait déjà effectué la biographie de Longuet, est jaurésienne et l'oeuvre et le travail imposants. Grâce à eux, nous connaissons un peu mieux le Jaurès qui voulait aider les hommes de pensée à devenit les hommes de combat. et certainement aussi vice et versa. On retrouve alors un Jaurès qui se débat comme tout homme entre l'idéal et le réel et qui use de la fameuse dialectique qui lui permettra de convaincre un nombre de plus en plus important d'hommes et de femmes que la guerre qui se prépare peut être évitée et qu'il ne dépend que d'eux, de la force du prolétariat universel, de s'opposer à une confrontation qu'il chiffre déjà en millions de morts bien avant que la confrontation des grandes puissances devienne inévitable. Candar et Duclert ont bâti une oeuvre encyclopédique moderne qui présente l'avantage d'être à la portée de tous ! C'est là le génie aussi de ces deux là, car ils éclairent le parcours de l'homme et sa cohérence au delà des péripéties.  Un Jaurès, acceptant les compromis qui permettent  la création de la SFIO et à l'intérieur de celle-ci, le visée révolutionnaire prônée par Jules Guesde. Un Jaurès ne se contentant pas de l'idée d'un " grand soir " mais qui va imposer la nécessité des réformes dans l'action quotidienne et le rassemblement de toutes les forces démocratiques autour d'un même projet. Un Jaurès, assassiné le 31 août au café du croissant par un Raoul Villain qui sera déclaré acquitté à l'issue de son procès en 1919 et qui gardera sa part de mystère à savoir : De quel côté aurait-il penché lors du Congrès de Tours en 1921 ?

Ce livre défend une interprétation de l’homme et de son action dans l’étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d’agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé.

café du croissant Jean Jaurès 31 juillet 1914Café du croissant le soir de l'assassinat

Professeur de chaire supérieure au lycée Montesquieu (Le Mans), président de la Société d’études jaurésiennes, Gilles Candar anime chez Fayard la parution des Œuvres de Jean Jaurès. Chercheur et enseignant à l'École des hautes études en sciences sociales, inspecteur général de l’Éducation nationale, Vincent Duclert a publié une biographie remarqué d’Alfred Dreyfus (Fayard, 2006).

Jean Jaurès, de Gilles Candar et Vincent Duclert Editions Fayard 688 pages 27 €

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20 octobre 2014

Pourquoi chercher plus loin ? La suite...

C'est le journal du centre qui l'annonce dans son édition du 16 octobre : un reportage documentaire consacré au canal du nivernais à été tourné par le réalisateur Eric Le Senney et deux équipes de techniciens de FR3 dans le cadre de l'émission " Pourquoi chercher plus loin ? " Eric le Senney m'avait sollicité pour apparaître dans ce documentaire sous un angle de fiction, en endossant l'imperméable du commissaire Merle et dans un interview où j'annonce la 6ème enquête de la série : " La Maison de l'Eclusier " qui se déroule entre l'Etang de Baye et Chatillon en Bazois. Sortie' du livre prévue pour avril 2015 et diffusion du documentaire en début d'année 2015 également. Le JDC avide de confidence en profite pour dévoiler la prochaine sortie d'un autre livre, pour le 3 novembre celui-ci, qui s'intitule : " Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !" qui n'est autre, pour les habitués du blog, qu'une édition de 86 chroniques du blog dont 29 sont dotées d'un dessin humoristique ( ou pas ) de mon ami peintre Gérard Lesoeur qui, une fois n'est pas coutume, a lâché le pinceau pour le crayon de papier. La couverture .... mais tout ceci vous le découvrirez bientôt dans ce blog....

FR3 CLAMECY

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19 octobre 2014

Le commissaire Merle en vadrouille à Prémery.

C'était samedi dernier, jour de marché, à Prémery. Un vrai plaisir de retrouver des lecteurs attentifs et impatients de connaître le contenu de cette nouvelle enquête du commissaire Merle : " L'Assassin de la ligne 7".

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18 octobre 2014

La petite culotte rouge de Jean Charles Cougny

Nouvelles-1Jean-Charles chercherait à surprendre ses lecteurs, qu'il ne s'y prendrait pas autrement ! Mon ami écrivain paysan a décidé pour une fois d'abandonner vaches et basse cour pour une série de 6 nouvelles fantaisistes. Il s’agit d’un petit recueil qui s'intitule " La Petite culotte rouge ". Dans ce dixième ouvrage, l'auteur nous assure s'être égaré, s'être égayé, dans ces récits amoureux où les fantasmes en sont le moteur.Ainsi, Jean-Charles abandonne la fourche pour la gaudriole et nous fait partager durant 132 pages des nouvelles étonnantes et coquines à commencer par cette " Petite culotte rouge " dont le doux balancement sur le fil à linge de la voisine perturbe le travail d'un tranquille écrivain de terroir... Il ne nous avoue pas pour autant en être personnellement le héros, et après tout...Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne peut être que fortuite... Non ?

Michel Benoit

Jean-Charles Cougny

La petite culotte rouge, et autres fantaisies

Edition J2C 12 €

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13 octobre 2014

Pourquoi chercher plus loin ?

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Il en est souvent ainsi, lorsqu'on cherche, me disait ma grand-mère, on trouve forcément ! Ainsi, donc, c'est en cherchant à faire découvrir les enquêtes du commissaire Merle par de nouveaux lecteurs que je fus sollicité il y a quelques semaines par un réalisateur de cinéma Ercic Le Senney pour apparaître dans un documentaire imaginé par son auteur pour promouvoir également le canal du nivernais sur FR3. C'est dans l'émission :" Pourquoi aller chercher ailleurs " que l'on pourra donc bientôt rencontrer le commissaire Merle enquêtant près des écluses à l'occasion de la prochaine sortie de sa 6ème enquête, cette fois-ci se déroulant dans le Bazois, et qui s'intitulera : La Maison de l'Eclusier. Pour écrire ce roman dans de bonnes conditions, je n'avais pas hésité à m'impliquer personnellement dans le paysage en descendant le canal du nivernais de l'étang de Baye à Chatillon en Bazois et en franchissant les nombreuses écluses séparant ces deux lieux. Ecrire au fil de l'eau, à la vitesse de cette eau qui défile dans le canal, apprendre le jargon des éclusiers, de ceux qui restent encore... admirer le paysage d'une péniche, d'un bateau... Quoi de mieux pour vous mettre dans l'ambiance !

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Dans l'attente de la diffusion de ce documentaire et de la prochaine sortie de " La Maison de l'Eclusier " dont l'édition est prévue pour avril 2015, je vous propose quelques photos volées lors du tournage et remercie les deux équipes de techniciens de FR3, Stéphanie Le Senney et bien sur Eric Le Sennay qui est tombé amoureux, en tout bien tout honneur, de ce drôle de commissaire nivernais, Augustin Merle.

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01 octobre 2014

Promenade sur la ligne 7 avec le commissaire Merle

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C'était samedi 27 septembre sur la ligne 7. Le commissaire Merle et son auteur lançaient le dernier né des enquêtes policières nivernaises avec la collaboration du Conseil Général de la Nièvre et la participation des médiathèques et bibliothèques qui se trouvent sur cette fameuse ligne 7 : Varennes Vauzelles, Nevers, Garchizy et Fourchambeault. Un grand merci donc aux organisateurs et aux lectrices et lecteurs venus nombreux sur le parcours pour me rencontrer et parler du commissaire Merle qui devient vraiment l'une des figures incontournabless de Nevers et de la Nièvre plus généralement. Nous avons parlé de roman policier, des projets en cours, de la prochaine parution, d'histoire... Et merci à Stéphane Jean Baptiste pour les photos prises lors de cette journée exceptionnelle de lancement.

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21 septembre 2014

Le commissaire Merle à La Charité sur Loire et bientôt à Nevers !

 

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Merci aux nombreux amis du commissaire Merle venus chez Sonate d'Auteur pour m'y rencontrer à l'occasion de la sortie de la dernière enquête du fameux commissaire Merle : " L'Assassin de la ligne 7" Une belle matinée ensoleillée, beaucoup d'échanges, beaucoup de nouvelles rencontres.... Merci à l'Echo Charitois qui avait annoncé ma venue et au Journal du Centre qui a également donné l'information. Le commissaire Merle va maintenant poursuivre son itinéraire nivernais et venir vous rencontrer, chez vous, dans votre ville... à très bientôt !

La prochaine étape se déroulera à Nevers, en partenariat avec le Conseil Général de la Nièvre et plus précisément avec l'équipe du service de la Culture et le Bibliobus. Nous parcourons toute la journée du 27 septembre les bibliothèques et les médiathèques de la grande agglomération de Nevers, de Varennes Vauzelles à Fourchambault, un parcours conforme au parcours de cette fameuse Ligne 7 dont nous parle le dernier roman policier où l'on retrouve le fameux commissaire neversois et toute son équipe. Merle et son auteur seront donc présents jusqu'au soir, à votre rencontre, avec le magnifique Bibliobus de la Nièvre prêté par le Conseil Général pour cette occasion. Le commissaire Merle, le Bibliobus, les livres des bibliothèques, de quoi p'rolonger à notre façon la journée du patrimoine... A chaque étape, nous pourrons échanger sur le livre ou les livres des enquêtes du commissaire Merle.

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12 septembre 2014

Casque à pointe de Luc Bergougnoux

Copie de Photo 023Cette fois-ci il est sortie en librairie... Souvenez-vous, je vous en parlais déjà sur mon blog le 14 juin dernier... Bravo à toi Luc et tous mes voeux de succès pour ton nouveau roman !

Casque à pointe 

C'est avec un grand plaisir que je vous annonce la sortie du deuxième roman de Luc Bergougnoux : Casque à pointe. Publié aux Editions du Roure. Après Le soldat perdu, Luc Bergougnoux poursuit sa volonté d’éclairer, par la fiction, le lourd héritage de la Première Guerre mondiale. Il nous invite à nouveau à suivre dans son enquête les tribulations peu académiques de Camille Defaux. Cet ouvrage fait partie de la collection « Polar-roure ».   Né à Issoire en 1968, Luc Bergougnoux a passé son enfance au fil de l’Allier, partagé entre le nord et le sud de la Haute-Loire. Il enseigne aujourd’hui l’histoire et la géographie à Nevers. Luc a un véritable talent de romancier et étant historien, il aime situé l'époque de ses romans durant la période sombre et tragique du premier conflit mondial qui bouleversa tant la planète.Il était mon invité lors du premier salon du livre de Saint-Pierre-le-Moütier il y a trois ans et avait à cette occasion rencontré un vif succès pour la sortie de son premier opus.

Présentation de l’éditeur :

Douze ans après l’armistice, dans la vallée du haut Allier, vers Charraix, la Grande Guerre s’obstine à martyriser les âmes. Un géant blond réfugié dans un ermitage abandonné, une vieille guérisseuse un peu sorcière et un enquêteur empêtré dans ses souvenirs... Aussi bien que les impasses des villes, les frondaisons des forêts offrent parfois un asile précaire aux marginaux. Qu’ils tâchent de s’y perdre ou de trouver des chemins nouveaux, chacun laisse une trace, sombre ou bien lumineuse. Leur pas soulèvent alors les poussières de l’Histoire réveillant au passage quelques démons dont il est malvenu de troubler le sommeil.  

Luc Bergougnoux sera à la librairie du Cyprès le samedi 21 juin de 10 heures à 13 heures pour vous présenter ce deuxième livre :

Casque à pointe

publié aux éditions du Roure.

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Ci-dessous Luc Bergougnoux lors de la soirée des auteurs nivernais que j'avais organisé le 10 avril 2009 avec Jean-Noël Leblanc - Ici en compagnie de Jean-Claude Sartellet, autre auteur de Polars. Luc m'avait confié, lors de cette soirée, son bonheur d'écrire et préparait son premier roman.

 

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09 septembre 2014

Il y a 70 ans naissait le Journal du Centre.

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9 Septembre 1944 Naissance d’un quotidien : Le Journal du Centre.

 

« Voici les clefs ! » C’est par ces mots que  monsieur Chapon, concierge du quotidien Paris-Centre, accueille Jean Lhospied  et ses amis venus prendre possession des locaux situés rue du Chemin de Fer à Nevers.

La bâtisse est libre depuis plusieurs jours, libre comme la Nièvre et comme ces hommes, une poignée de copains, qui ont créé en pleine occupation La Nièvre Libre, un journal imprimé clandestinement dans le grenier de Jean Lhospied, au moulin de Fougère, près de Champvert.

«  Notre petit journal, avouera-t-il plus tard, était tiré sur un mauvais duplicateur qui n’encrait pas toujours bien, avec du papier glané ici ou là par nos camarades dans les administrations. Il était attendu chaque mois par les nivernais qui se le passaient, le tirage étant limité vu nos peu de moyens. Mais on peut proclamer, qu’il était salutaire pour le moral dans notre département qui fut l’un de ceux où la résistance fut la plus active »

Le gouvernement provisoire ayant pris une ordonnance le 19 avril précédent, et le président du Comité départemental de Libération ayant toute autorité pour remplacer l’administration de Vichy, Jean Lhospied a été désigné directeur du nouveau quotidien. Durant trois jours, les arrivants vont mettre tout en œuvre pour rétablir les relations avec les journalistes de la rédaction, les techniciens de l’imprimerie et le personnel de l’administration. Pour que paraisse officiellement le 12 septembre, le premier numéro de la Nièvre Libre que l’on baptisera au matin du 27 : le Journal du Centre.

Le 1er février 1945, une S.A.R.L. sera constituée, rassemblant Jean Lhospied, Léon Bondoux, Emmanuel Bourdillon, Frédéric Bonnot, Toussaint, Courrault, Marius Durbet, Pierre Gauthe, François Guyollot, René Marlin et Louise Montupey épouse Roche. Dotée de statuts, la nouvelle entreprise sera transformée en société anonyme à participation ouvrière en décembre 1946.

Jean Lhospied, son directeur général, suivra une ligne politique républicaine, laïque et socialisante. Le journal sortira des éditions dans les départements limitrophes et de nombreuses agences locales verront le jour dans les communes de la Nièvre.

Mais déjà, le Journal du Centre est né ! Il va grandir, malgré la concurrence du Patriote, organe du Front National d’inspiration communiste et du Centre presse, lequel se positionne clairement à droite. Seule La Tribune représentera une concurrence sérieuse pour le développement du nouveau quotidien au cours des années 1950. Les locaux du Journal du Centre vont vite s’agrandir, grâce à l’achat, en 1958, de l’hôtel-bar voisin : Le Métropole.

En 1973, l’Hôtel des Voyageurs deviendra à son tour propriété du journal.

Vers la fin des années 1960, le quotidien clermontois La Montagne installera une équipe rédactionnelle à Nevers et en réaction à ce voisinage inopiné, le Journal du Centre créera une édition du Dimanche. Après 1970, le groupe Express Union de Jean-Louis Servan-Schreiber, étant devenu majoritaire dans les parts du journal de Nevers, monsieur Fabre rejoindra le Conseil d’administration avec le titre de directeur général de la société. Après un conflit entre le personnel, les journalistes et la nouvelle direction, La Montagne rendra public les accords précisant son engagement formel de « maintenir le titre et la ligne politique au journal ».

Ainsi, le journal du Centre sera-t-il sauvé.

Paul Berthelot, ancien rédacteur en chef, racontera plus tard :

«  Je crois avoir toujours voulu exercer ce métier. Je suis rentré comme pigiste au Journal du Centre après mon service militaire. Nous travaillions dans une extraordinaire ambiance. Je me souviens d’Exbrayat qui arrivait tous les vendredi soir de son bureau parisien pour rejoindre le journal. Quand il entrait dans le couloir de la rédaction, ce grand gaillard, bon vivant et grand gourmet nous saluait en ôtant son chapeau noir. Il criait : « Mes seigneurs, je vous salue ! »  L’ensemble des journalistes présents lui répondaient d’une voie : « Nous aussi ! » telle était la tradition qui se perpétua durant de longues années.

Le journal du Centre était l’un des seuls journaux à posséder un avion. Un « Jodel » tout d’abord fit l’affaire, il survolait allègrement les cités nivernaises et le nom du quotidien inscrit sur la carlingue ne passait pas inaperçu pour ceux qui nous lançaient, ébahis,  de grands bonjours, alors que nous tentions de prendre quelques clichés des manifestations en cours. Ses ailes basses nous gênaient et il fut remplacé par la suite par un « Piper » qui nous laissait plus de place pour photographier la Nièvre du ciel. Jean Lhospied et deux autres collaborateurs savaient piloter et les moyens de communication n’étant pas développés, l’avion nous permettait d’apporter nos photos et nos articles dans les temps avant que la Une ne soit bouclée »

Extrait des Grands Evènements du nivernais

de Michel Benoit

Editions de Borée 2009

 

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