Le Blog de Michel Benoit

23 novembre 2014

Les Lauréats 2014 de la Langue de Bois désignés !

SJB_1535

Assemblée historique de la Confrérie de la Langue de bois au restaurant La Pause à Nevers le 22 novembre 2014.

Extrait du discours du 22 novembre 2014 pour la remise des Trophées de la langue de bois :


Nous sommes très heureux pour Michel Sapin, le Lauréat National, qui recueille une grande majorité des voix. Heureux de constater que ce fils et petit-fils d’ingénieur, ancien étudiant au Lycée Henri IV, diplômé de l’E.N.A., Solférinien dont il est membre du bureau politique, plusieurs fois secrétaire d’état et ministre sous divers gouvernements, plusieurs fois maire, Président de communauté de commune, ancien conseiller général, ancien député et vice-président de l’assemblée nationale, en un mot un cumulard de première… nous ait simplifié la tâche en déclarant :

« Quand on ne va pas assez loin, c’est déjà qu’on va quelque part ! »

Bravo monsieur le ministre ! Si nous étions à Cannes, nous pourrions envisager de vous décerner la Palme d’Or. C’est encourageant pour nos jeunes chérubins qui se demandent de quelle façon ils vont pouvoir s’orienter demain dans leur scolarité et pourquoi ils passent tant de temps à s’instruire dans des disciplines telles que le français. On comprend mieux pourquoi ils ont tant de mal à s’orienter ! A l’heure où chacun cherche sa voix, où l’on se demande si la gauche est à droite, ou au centre, ou si la droite n’est pas plus au centre qu’un certain centre se présentant à gauche, il était important que vous précisiez cet état de fait : « Quand on ne va pas assez loin, c’est déjà qu’on va quelque part ! »
Phrase qui n’est pas très éloignée de la fameuse : « Qui veut aller loin, ménage sa monture »
Donc, encore plus loin, encore plus fort !! Bravo !
On comprend mieux aujourd’hui pourquoi vous êtes l’ami fidèle d’un certain capitaine de pédalo qui depuis deux ans s’évertue à tenir la barre sans avoir auparavant lever l’ancre. Nous sommes entre de bonnes mains et nous voilà donc rassurer !

SJB_1522

Enfin, nous sommes également très heureux d’offrir au nom de la confrérie de la langue de bois, ce magnifique trophée à Monsieur Pierre Apricena, ce dernier m’a confié au téléphone qu’il ne souhaitait pas venir le chercher, voulant éviter « quelques confrères haineux et quelques petits journalistes locaux ». Nouvellement élu conseiller municipal à Garchizy , ce dernier était candidat FN durant les élections municipales 2014. Il est élu depuis conseiller municipal dans cette commune.
Selon les sources JDC, sources qu’il m’a d’ailleurs confirmé par téléphone, il a déclaré cette phrase sublime :

"Nous prendrons les mesures nécessaires pour dénoncer ou non les méfaits de l'équipe en place".

Je remets donc ce trophée à Mr Apricena, avec tous nos encouragements pour la suite de sa carrière qui s’annonce brillante dans le domaine de la Langue de Bois. Il est vrai que quand on débute une carrière politique avec une phrase aussi sublime, on peut ambitionner tous les postes et tout espérer de son auteur dans ce domaine. Un trophée bien français, fabriqué dans la Nièvre par un artisan bien de chez nous qui s’appelle Jean-Paul Martin.

Avec tous nos compliments !
Le Président
Michel Benoit

Merci aux membres de la Confrérie présents à cette remise de prix, à tous ceux qui ont voté pour que cette élection existe, à Jean-Paul Martin de l'Atelier du Jouet à Blisme qui a créer le Trophée, au Journal du Centre, à Bac Fm Nevers, au restaurant La Pause qui a joué le jeu... Et à tous ceux qui vont nous rejoindre pour la saison prochaine.

Rendez-vous sur notre page Facebook : La confrérie de la langue de bois.

Posté par michelbenoit à 10:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]


10 novembre 2014

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

Photo

Un petit article dans les indiscrétions du J.D.C. de ce dimanche 9 novembre à propos de la sortie de mon livre rassembalnt 86 chroniques de ce blog de 2007 à 2014 : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

Comme le titre le journaliste dans cet annonce : " ça commence sérieusement à grincer du côté de l'agglomération neversoise ", y-aurait-il des vérités pas toujours bonnes à lire ou à écrire ?

Je vous donne rendez-vous pour ma part le 15 novembre, au Cyprès le matin de 10 heures à 13 heures et au café rue St Etienne à Nevers : Le Chat qui Louche - à partir de 15 heures, où nous pourrons nous rencontrer, débattre ensemble des sujets abordés, avec au programme : dédicaces- musique- chansons et poésies de comptoir. Vous pourrez rencontrer à cette occasion mon ami Gérard Lesoeur, peintre maintenant bien connu, qui a illustré ce livre de près de 30 dessins humoristiques et peut-être... Le dessinateur caricaturiste David Nicolas qui a signé ma caricature en couverture.

à samedi 15 novembre !

Posté par michelbenoit à 07:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 novembre 2014

Les Fossoyeurs. En mémoire à Rémy Fraisse.

688750-remifraisse

Les fossoyeurs

 

Ecoute, 

Entends-tu les nantis nous parler de déroute ?

Eux qui, les yeux fermés nous envoient dans le mur,

Muselant l’embryon de nos rêves futurs,

Pour que nos ghettos, ne s'élève aucun doute !

 

Regardes-les frimer, ils ont tant de ressources,

Ils peuvent se jouer de millions d’êtres humains,

Licenciant, polluant, humiliant au besoin,

Juste pour faire monter leurs actions à la bourse.

 

Regarde, 

Ils dopent leurs armées, ils excitent les foules.

Entends-tu s’élever les clameurs de la guerre ?

Les prochaines tueries qu’ils s’apprêtent à faire,

Pour sauver leur butin, leurs valeurs qui s’écroulent.

 

Apeurés à l’idée de leur propre impuissance,

Ils ont déjà bradé la terre aux naufrageurs,

Ils nous ont sabordés, ce sont les fossoyeurs,

D’un monde à l’agonie, vide de résistance.

Michel Benoit

Posté par michelbenoit à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 novembre 2014

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !

Mes_pensée_couverture03 - plat 1

Comme annoncé précédemment, voici venue l'heure de la sortie de ce nouveau livre : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! qui rassemble 86 chroniques de textes d'humeur, d'humour, de désespoir aussi avec des illustrations originales de mon ami peintre Gérard Lesoeur qui s'est prêté au "crobac" pour la circonstance avec beaucoup de talent. A noter, que c'est mon ami David Nicolas, autre dessinateur talentueux et caricaturiste, qui a effectuer ma caricature ( tant qu'à faire, autant se moquer aussi de soi-même..) Vous pourrez trouver ce livre dès la semaine prochaine dans toutes les Maisons de la presse et librairies de la Nièvre, à Pôle Art Nevers, à Leclerc à Coulanges et à Intermarché de Varennes Vauzelles.

Le lancement se fera dans la joie et la bonne humeur à la Librairie du Cyprès le samedi matin 15 novembre 2014 où nous serons présents avec Gérard Lesoeur jusqu'à 13 heures et l'après-midi à partir de 15 heures au célèbre bistro neversois " Le Chat qui louche" grâce à Alain Charrier qui préparera une après-midi et fin de soirée à la hauteur de cet évènement. A noter, que mon frère, Bernard Benoit, auteur et compositeur, viendra à cette occasion de bretagne pour revisiter pour nous le répertoire de Bernard Lavilliers et chantera quelques compositions personnelles dont certaines écrites par Thierry Desseux et moi même.

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! étant constitué de Chroniques écrites entre 2007 et 2014, chacun pourra s'il le souhaite lire celle qu'il préfère et pourquoi pas lancer le débat !

Michel Benoit

Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! suivi des dernières du bistro d'en bas.

Édition rue des Boucheries 2014

Prix 12 €

Posté par michelbenoit à 08:14 - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 octobre 2014

Les Mystères du Cher : Henriette Fouquier d’Aubois : La dernière victime de l’accusateur public.

couverture_recto_MysteresCher

Henriette Fouquier d’Aubois : La dernière victime de l’accusateur public.

La concierge du 9 bis rue Chabanais monta les escaliers avec difficulté. Comme chaque jour, elle avait fermé sa loge pour se rendre chez les locataires de l’immeuble dont elle avait la charge afin de leur distribuer le courrier fraîchement déposé par le facteur. Son embonpoint l’handicapait sérieusement et elle du s’arrêter à chaque palier pour reprendre son souffle. Elle se surprit à maudire cette locataire du sixième étage qui recevait plusieurs lettres par mois provenant de Bourges.

La rue Chabanais était une rue récente, parallèle à la rue de Richelieu et commençait rue neuve des petits champs pour rejoindre la rue Saint Anne, c’est de cette rue, au numéro deux, qu’il y a vingt ans à peine, était parti le premier appel de la patrie en danger, c’est dans celle-ci que le général Pichegru avait demeuré quelques temps avant de se faire arrêter pour conspiration royaliste et c’est également dans celle-ci que l’écrivain et polémiste Chamfort s’était suicidé lors de son arrestation en 1794. La locataire vivait seule depuis quelques temps dans un petit appartement, composé de deux chambres vétustes et inconfortables,

donnant sur les toits depuis que sa fille était partie travailler à Bourges.

Arrivée sur le sombre palier du sixième étage la concierge se surpris à parler à voix basse :

 « Cela ne fera que la deuxième lettre depuis le début du mois ! » maugréât-elle en frappant à la porte de la vieille femme.

--C’est une lettre de Bourges ! Commenta la concierge à la locataire du sixième.

En ouvrant sa porte, une lueur de bonheur illumina les yeux de celle à qui était destiné le courrier. Elle se ravisa aussitôt en constatant que la concierge lui jetait un regard méfiant et hostile et s’enferma dans son appartement pour découvrir le contenu de la correspondance.

Alors qu’elle entendait les pas de la concierge, redescendant vers sa loge en marquant chaque marche d’un bruit sourd, elle s’approcha de la petite fenêtre donnant sur la cour, profonde comme un puits, cherchant à trouver un peu de clarté pour lire les nouvelles en provenance de Bourges dans cette obscurité humide. C’est là qu’elle passait la plus grande partie de son temps, depuis son arrivée en 1811, avec pour seul horizon les toits avoisinants et les gouttières des logements voisins.

Elle contempla longuement l’enveloppe, la retournant dans tous les sens, la palpant de ses mains tremblantes, la portant à son visage pour y détecter un parfum, celui de sa fille bien aimé, la petite Henriette.

La vieille femme ferma les yeux quelques instants pour mieux se souvenir de cette petite fille, devenue une jolie jeune femme, qu’elle avait élevé seule avec une attention très particulière.

Une bien jolie jeune fille pensa t-elle, comme son père aurait été fier d’elle !

Extrait des Mystères du Cher de Michel Benoit et Jean-Claude Georges

Editions De Borée Mars 2014

Posté par michelbenoit à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]



27 octobre 2014

L'Assassin de la ligne 7 extrait...

couverture Merle définitif

Le bureau de Merle dégageait une odeur
de tabac et de sueur. L’humidité extérieure
accumulée depuis quelques jours en raison
des pluies persistantes était entrée dans les
immeubles. La moquette sentait elle aussi
un parfum rebutant.
Le commissaire s’était absenté pour
quelques minutes et l’inspecteur Marchand
en avait profité pour rendre plus musclé,
voire à la limite du supportable, l’interrogatoire
qui se déroulait dans les locaux depuis
bientôt trois heures. La nuit était tombée.
Marchand distribuait des claques et menaçait
l’homme qui était attaché, menottes aux poignets
et bras ramenés derrière le dossier de
la chaise installée face au bureau du commissaire.
Ce n’était pas pour rien que Marchand
était surnommé « le bottin » et ce dernier,
étant passé expert en matière d’intimidation,
jouait de toute son expérience pour ramener
le prisonnier face à lui à l’état de larve. Rodowski,
décomposé, tenait encore tête à
l’inspecteur… Pour combien de temps ?
— Laurette Guilbert, cela te dit quelque
chose ?
— Je ne connais pas ! répétait Rodowski.
— Quand l’as-tu vue pour la dernière fois ?
— Je ne connais pas que j’vous dis !
— Et Jacqueline Grellier, tu ne connais
pas non plus ?
— Pas plus !
Marchand lui montra une photo de la
jeune femme, mais rien n’y fit. Rodowski
refusait de répondre.
— Ces jeunes femmes prenaient ton autobus
chaque jour pour se rendre à leur lieu
de travail et tu nous dis ne pas les reconnaître
?
— Je ne les connais pas ! répéta Rodowski.
Merle était revenu dans le bureau et observait
la scène. La tête reposant sur son torse, le
suspect était penché en avant, de sorte qu’on
aurait pu imaginer qu’il s’était assoupi. Un
râle, provenant de sa bouche ensanglantée,
rompit soudain le silence. Marchand leva ses
bras comme pour se disculper de cette situation
des plus embarrassantes.
— Alors ? interrogea Merle.
— Alors monsieur s’entête ! assura Marchand

Extrait de L'Assassin de la ligne 7

Une enquête du commissaire Merle

Editions Rue des Boucheries 9/2014

Michel Benoit

Posté par michelbenoit à 09:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 octobre 2014

Quelques nouvelles d'un scribe....

Copie de merle 15

Quelques nouvelles d’un scribe à ses lecteurs et amis.

 

Je poursuis par cette petite lettre, qui vous est destinée, un bulletin que je souhaite informatif et qui vous fait part de l’avancée de mes projets, des nouvelles orientations prises, du bilan que je peux en tirer, en sachant bien entendu, que ce bulletin n’existe que grâce à vous, lecteurs et lectrices.

L’année 2014 n’est décidément pas une année comme les autres. 2014 est d’abord l’année qui voit réapparaître dans les librairies un Michel Benoit  historien. Bien que  la réédition de Saint-Just, apogée d’un silence, dernier regard suivi de sept portraits de nivernais sous la révolution à l’occasion du 220ème anniversaire de la mort du jeune tribun se fasse légèrement attendre, je poursuis mon périple historique en vous faisant partager avec les Mystères du Cher, la petite histoire qui a fait l’histoire de ce département et de notre pays à travers diverses nouvelles historiques et affaires criminelles. Ce livre, écrit en collaboration avec Jean-Claude George, un écrivain de grand talent, a été publié début mars aux Editions de Borée. Cette année est également pour moi celle de ma collaboration avec le magasine Les Grandes Affaires de l’Histoire, dans lequel j’écris un certain nombre d’articles. Deux numéros, dans lesquels je contribue, sont d’ores et déjà sorties dans les maisons de la presse : Un spécial Révolution française et un numéro sur la monarchie. D’autres vont paraître avec une iconographie toujours aussi réussie et des articles historiques dont le contenu est reconnu par les plus grands spécialistes en la matière.

Côté roman, la série des enquêtes du commissaire Merle se déroulant sur le territoire Nivernais Morvan poursuit sa route et la sortie du 5ème roman : L’Assassin de la ligne 7 qui se déroule au cœur de Nevers et de son agglomération, est un véritable succès. Le lancement réussi avec la participation des bibliothèques et des médiathèques du neversois et le parcours reprenant celui de la ligne 7 en bibliobus en est la preuve. Les signatures se suivent et les rencontres sont amicales et très intéressantes.  Déjà se faufile l’ombre du 6ème roman : La Maison de l’Eclusier qui devrait avoir une bonne couverture médiatique puisque FR3 et le réalisateur Éric Le Seney viennent de tourner un documentaire sur le canal du nivernais, à paraître bientôt sur le petit écran, et qui mettra en scène le « fameux commissaire Merle «  et son auteur. La sortie de La Maison de l’Eclusier en librairie est prévue pour Avril 2015 et fera l’objet également d’un lancement original.

Auparavant, les deux premières enquêtes du commissaire Merle, feront l’objet d’une nouvelle édition avec un relooking pour les deux couvertures. La Belle Marinière étant éditée elle aussi par les Editions rue des Boucheries.

Au tout début novembre 2014, un essai… Ecrivant des chroniques régulièrement sur mon blog depuis 2007, j’ai pensé en faire aussi profiter celles et ceux qui préfèrent ouvrir un livre… Pourquoi ne pas être à contre-courant après tout ? Il sortira dès le 3 novembre dans toutes les librairies et Maisons de la presse de la Nièvre mais aussi sur Paris et s’intitulera : Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule ! » et sera suivi des «  dernières du bistro d’en bas »  C’est mon ami, le peintre talentueux Gérard Lesoeur qui s’est chargé de crayonner 29 dessins humoristiques pour accompagner certains textes et David Nicolas, le caricaturiste bien connu des nivernais, qui a contribué à la couverture en … me caricaturant. Après tout pourquoi aussi ne pas se moquer de soi-même ? Non ? Le lancement en fanfare, si je puis dire, de cet essai, qui fera grincer plus d’une dent tant au niveau national qu’au niveau local, se fera au Café bien connu des neversois : Le Chat qui louche le 15 novembre, en notre présence et avec celle également de mon frère Bernard Benoit qui pour la circonstance viendra revisiter pour nous le répertoire de Bernard Lavilliers.

Et puis, peut-être aurais-je encore le temps en fin d’année 2015 de vous offrir une tranche de vie avec le récit intitulé : Comment vous dire ? qui relate quelques années de ma vie….

Alors, vous voyez bien que tout va bien !… J’écris actuellement une 8ème enquête du commissaire Merle qui se passera, mais ….Chut ! Si vous ne me voyez plus trop dans les salons du livre, c’est tout simplement parce que les organisateurs ne m’invitent pas ( Je serai à celui de la Chapelle Saint-André en mars 2015 ), et puis après tout le proverbe ne dit-il pas la vérité lorsqu’il proclame que nul n’est prophète en son pays et s’il me faut une canne de temps à autre pour me déplacer, c’est tout naturellement pour traîner avec moi les kilos de projets que j’emmagasine chaque nuit dans mes pensées et qui sortent tout droit de mes rêves.

A bientôt donc dans les maisons de la presse, librairies et bonne continuation à toutes et à tous !

Michel Benoit

Posté par michelbenoit à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 octobre 2014

Jean Jaurès, ce géant ! de Gilles Candar et Vincent Duclert

9782213633367-X_0

 Ce dimanche, j'ai passé la journée avec Gilles Candar à la fête automnale du livre de Sagonne. Drôle de personnage que ce Gilles Candar, auteur d'une superbe biographie de Jaurès. Jean Jaurès, dont nous commémorons le bicentenaire de la mort est l'objet d'une biographie signée Gilles Candar et Vincent Duclert. Comme l'écrit Gérard Courtois: " il est difficile d'imaginer la biographie d'un continent. Pas davantage d'un monument. Un siècle après sa mort, Jean Jaurès est toujours l'un et l'autre: "ce continent Jaurès", selon l'expression de Madeleine Rebérioux à la mesure des combats innombrables qu'il a menés, et ce monument Jaurès, érigé dès son assassinat le 31 juillet 1914 dans la mémoire des gauches françaises, dont il avait posé le socle commun, en dépit des déchirements ultérieurs." L'exigeance de Vincent Ducleert et de Gilles Candar, ce dernier avait déjà effectué la biographie de Longuet, est jaurésienne et l'oeuvre et le travail imposants. Grâce à eux, nous connaissons un peu mieux le Jaurès qui voulait aider les hommes de pensée à devenit les hommes de combat. et certainement aussi vice et versa. On retrouve alors un Jaurès qui se débat comme tout homme entre l'idéal et le réel et qui use de la fameuse dialectique qui lui permettra de convaincre un nombre de plus en plus important d'hommes et de femmes que la guerre qui se prépare peut être évitée et qu'il ne dépend que d'eux, de la force du prolétariat universel, de s'opposer à une confrontation qu'il chiffre déjà en millions de morts bien avant que la confrontation des grandes puissances devienne inévitable. Candar et Duclert ont bâti une oeuvre encyclopédique moderne qui présente l'avantage d'être à la portée de tous ! C'est là le génie aussi de ces deux là, car ils éclairent le parcours de l'homme et sa cohérence au delà des péripéties.  Un Jaurès, acceptant les compromis qui permettent  la création de la SFIO et à l'intérieur de celle-ci, le visée révolutionnaire prônée par Jules Guesde. Un Jaurès ne se contentant pas de l'idée d'un " grand soir " mais qui va imposer la nécessité des réformes dans l'action quotidienne et le rassemblement de toutes les forces démocratiques autour d'un même projet. Un Jaurès, assassiné le 31 août au café du croissant par un Raoul Villain qui sera déclaré acquitté à l'issue de son procès en 1919 et qui gardera sa part de mystère à savoir : De quel côté aurait-il penché lors du Congrès de Tours en 1921 ?

Ce livre défend une interprétation de l’homme et de son action dans l’étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d’agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé.

café du croissant Jean Jaurès 31 juillet 1914Café du croissant le soir de l'assassinat

Professeur de chaire supérieure au lycée Montesquieu (Le Mans), président de la Société d’études jaurésiennes, Gilles Candar anime chez Fayard la parution des Œuvres de Jean Jaurès. Chercheur et enseignant à l'École des hautes études en sciences sociales, inspecteur général de l’Éducation nationale, Vincent Duclert a publié une biographie remarqué d’Alfred Dreyfus (Fayard, 2006).

Jean Jaurès, de Gilles Candar et Vincent Duclert Editions Fayard 688 pages 27 €

Posté par michelbenoit à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 octobre 2014

Pourquoi chercher plus loin ? La suite...

C'est le journal du centre qui l'annonce dans son édition du 16 octobre : un reportage documentaire consacré au canal du nivernais à été tourné par le réalisateur Eric Le Senney et deux équipes de techniciens de FR3 dans le cadre de l'émission " Pourquoi chercher plus loin ? " Eric le Senney m'avait sollicité pour apparaître dans ce documentaire sous un angle de fiction, en endossant l'imperméable du commissaire Merle et dans un interview où j'annonce la 6ème enquête de la série : " La Maison de l'Eclusier " qui se déroule entre l'Etang de Baye et Chatillon en Bazois. Sortie' du livre prévue pour avril 2015 et diffusion du documentaire en début d'année 2015 également. Le JDC avide de confidence en profite pour dévoiler la prochaine sortie d'un autre livre, pour le 3 novembre celui-ci, qui s'intitule : " Mes pensées, mes chagrins, mes coups de gueule !" qui n'est autre, pour les habitués du blog, qu'une édition de 86 chroniques du blog dont 29 sont dotées d'un dessin humoristique ( ou pas ) de mon ami peintre Gérard Lesoeur qui, une fois n'est pas coutume, a lâché le pinceau pour le crayon de papier. La couverture .... mais tout ceci vous le découvrirez bientôt dans ce blog....

FR3 CLAMECY

Posté par michelbenoit à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 octobre 2014

Le commissaire Merle en vadrouille à Prémery.

C'était samedi dernier, jour de marché, à Prémery. Un vrai plaisir de retrouver des lecteurs attentifs et impatients de connaître le contenu de cette nouvelle enquête du commissaire Merle : " L'Assassin de la ligne 7".

premery

Posté par michelbenoit à 07:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]



Fin »