Le Blog de Michel Benoit

16 janvier 2018

Les écrivains Serge Camaille et Michel Benoit envoient un message aux prisonniers Kurdes

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C'est à l'initiative de l'association France Kurdistan que nous nous sommes prêtés, le romancier Serge Camaille et moi même, à un atelier d'écriture ayant pour but de transmettre aux milliers de prisonniers politiques, journalistes, écrivains, intellectuels, artistes et autres qui croupissent dans les geôles turques d'Erdogan, un message simple et clair : " Je pense à toi ! ". Pour notre part, ne pouvant écrire à tous, nous avons choisi d'envoyer deux cartes postales à deux femmes extraordinaires ; Sara Kaya, co-maire de la ville de Nusayibin de Mardin emprisonnée  à la prison de Van T Tipi Yülsek Güvenlikli et Leyla Salman co-maire de Kiziltelpe, district de Mardin, détenue à la prison de Izmir Ali Âga Sakran Kadin Kapali Cezaevi.

Voici le texte de cette courte lettre :

Merhaba,

Sama Fransa' dan Yaziyorum, Ismin Michel Benoit, Saint-Pierre-le-Moutier ' de yasiyorum ve her daim sizler düs ünüyorum ! ünüirorum ki yakin zamanda görüsecegiz, Dostlukla ! Michel Benoit.

Traduction : Bonjour

Je t'écris de France. Je m'appelle Michel Benoit. J'habite à Saint-Pierre-le-Moutier et je pense à toi !  J'espère que nous nous reverrons bientôt, Amitiés, Michel Benoit.

Vous pouvez bien sur vous aussi, envoyer ce message aux prisonnières Kurdes qui subissent, hormis leur mise au secret, tortures physiques et intellectuelles afin de leur assurer qu'effectivement : Nous pensons à elles et nous ne les oublions pas. Nous n'oublierons pas aussi leurs geôliers et ces derniers se préparent des jours d'angoisse dans un proche avenir puisque nous sommes également persuadés qu'un état policier tel que celui mis en place par Erdogan, ne pourra tenir encore très longtemps face à la vindicte populaire internationale et sera laché très bientôt par les diplomaties occidentales et contraint de libérer les milliers de prisonniers politiques qui s'entassent dans les prisons turques.

 

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14 janvier 2018

La mort épouvantable de James Cook

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Voici l'histoire que j'aurai le plaisir d'évoquer aux élèves de seconde paysagère au Lycée Horticole de Varzy dans le cadre des cours d'Histoire que j'anime chaque semaine avec la professeur principale de cette classe. Le programme de ce second trimestre étant Les Grandes Découvertes, il était important de parler des derniers moments de celui qui avait amélioré considérablement les mesures de navigation, grand cartographe, et qui avait également permis aux médecins de mettre au point le système d’alimentation devant éviter le scorbut aux hommes embarqués plusieurs mois en mer et à la découverte de « l’écorce du Pérou » équivalente à la Quinine afin de lutter contre les maladies tropicales telles le paludisme.

 

La mort du Capitaine Cook- Fin du voyage-

 

C’est par un étrange fait du sort que Cook devait trouver la mort dans la Baie de Kealakekua. Lui et ses hommes avaient débarqué il y a plus d’un mois alors qu’ils venaient d’explorer l’archipel. Ce séjour avait pour but de réapprovisionner les marins en nourriture et en eau potable. L’arrivée du navire dans la Baie était survenue durant la période où les habitants de l’ile rendaient hommage  à Lono, le dieu de la paix. Pour la grande majorité d’entre eux, le dieu Lono avait revêtu les traits de James Cook, déifié pour la circonstance.  L’équipage et son capitaine avait ensuite regagné le large pour poursuivre leur route vers d’autres archipels mais une avarie du mat de misaine leur avait fait rebrousser chemin. De retour à Hawaï afin de procéder aux réparations nécessaires à la navigation du navire, c’est à un tout autre état d’esprit de la population que devaient être confrontés les marins de Hms Résolution.

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La période fêtant le dieu de la paix avait laissé sa place à celle honorant le dieu de la guerre et s’abandonnant aux pulsions guerrières, les Hawaïens cherchaient constamment  querelle aux hommes de Cook débarqués sur l’ile. Des bagarres se déclarèrent, les vols de matériel s’intensifièrent et devant une telle escalade de violence, James Cook prit la décision de prendre en otage Kalaniopu’u, le roi de la tribu principale, afin que les vols soient restitués.

Cette décision va être perçue comme une véritable provocation et une sorte de déclaration de guerre. Lono alias Cook déclarant la guerre à Ku, dieu de la guerre, alias Kalaniuopu’u. Une déclaration de guerre où seule la mort aura raison des deux camps.

Après avoir tenté de parlementer avec les chefs des tribus Hawaïennes, le capitaine Cook est prêt à s’embarquer avec ses hommes. Ils sont réunis sur la plage, près des petites embarcations qui leur permettront de regagner le navire Hms Résolution, quand soudain, un coup de feu claque et résonne sur toute la baie. C’est l’un des hommes de Cook qui a voulu faire peur aux occupants de l’ile rassemblés autour d’eux. Un indigène s’effondre sur le sable et aux cris et aux lamentations des indigènes Cook comprend immédiatement que l’homme qui vient de s’écrouler à ses pieds est l’un des chefs de la tribu présente. C’est une bavure épouvantable !

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Sans attendre un instant, les hommes menaçants et patibulaires se transforment en guerriers, ils se parent de peintures de combat et empoignent leurs armes. James Cook a compris. Il faut fuir au plus vite. Il enjambe le canot le plus proche pour quitter l’ile en évitant les jets de pierres lancés par les indigènes. L’une d’elle le touche au dos. Il se retourne pour se défendre, sort son pistolet et tire une volée de plombs en direction des hommes qui sont à présent bien décidés à se venger de la mort de leur chef. Un Hawaïen s’écroule, touché, mais le tir n’empêche pas les autochtones de se jeter sur les marins qui protègent James Cook. C’est à une ruée vengeresse et hurlante qu’assistent les hommes du lieutenant Clerke, restés sur le navire ancré au large de l’ile, impuissants…

Les pierres et les lances fusent sur les marins. Une pierre, plus grosse que la première reçue, atteint James Cook au visage, lequel perd l’équilibre et est poignardé par un indigène. Il s’écroule dans l’eau rougi par le sang des combats. Les Hawaïens poussent alors un immense cri général en guise de vengeance et de victoire et vont se ruer sur le corps du capitaine, le porter mourant sur la plage et le dévorer vivant aux yeux épouvantés des quelques marins qui ont réussi à prendre le large à bord de l’une des barques qui demeurait sur la plage.

Le lendemain soir, les marins restés en alerte sur le navire, devaient apercevoir quelques pirogues s’approchant de la proue du bateau. Deux hommes pagayaient depuis la plage vers l’embarcation. S’étant approché assez près des marins rescapés, ils assurèrent vouloir remettre quelque chose au lieutenant Clerke, des effets ayant appartenu au capitaine Cook. Les hommes du navire, prudents et sur leurs gardes, les firent monter sur le pont du bateau.

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Les indigènes se prosternèrent alors devant Clerke et l’un des deux guerriers, posant un petit ballot de toile aux pieds des marins, déclara ramener une partie du corps de James Cook. L’homme ouvrit l’étoffe devant une assistance épouvantée et il s’en dégagea un morceau de chair de dix livres. C’était tout ce qui restait du corps de James Cook, les autres chaires ayant été dévorées, les os bouillis afin de servir de talismans et le crane et le cuir chevelu exposé à la vue de tous en guise de pouvoir et de force.

Ainsi mourut James Cook, navigateur, explorateur britannique et l’un des plus grands cartophiles de l’Histoire. Il fut également celui qui mit au point le système d’alimentation devant éviter le scorbut aux hommes embarqués plusieurs mois en mer et à la découverte de « l’écorce du Pérou » équivalente à la Quinine afin de lutter contre les maladies tropicales telles le paludisme.

Le lieutenant Clerke devait prendre les commandes de l’expédition et ramener ses hommes en Angleterre. Parmi ces hommes figuraient le futur capitaine du Bounty, devenu célèbre pour sa mutinerie mais ceci est une autre histoire…

Michel Benoit

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16 décembre 2017

Le commissaire Merle à Clamecy !

Je serai aujourd'hui à la librairie du 1000 feuilles à Clamecy à l'occasion de la sortie de mon dernier roman policier. La série des enquêtes du commissaire Merle se poursuit avec les trois dernières enquêtes publiées chez de Borée Centrefrance sous le titre Rue des Boucheries. Trois nouvelles enquêtes dont celle qui se déroule dans le centre de Clamecy où une fois de plus le fameux commissaire de police nivernais aura forte affaire avec un assassin bien particulier.

Merci au Journal du Centre qui par la plume d'Anne Magnard et la mise en page du responsable de l'agence clamecysoise Pierre Brérard ont su si justement laisser entrevoir l'ambiance de cette enquête entre gare, centre ville et canal du nivernais. Un article rédigé par une correspondante et un journaliste qui ont lu le roman, ça ne se rencontre pas tous les jours... Un camouflet pour certains détracteurs du journal du Centre ( et c'est aussi valable pour d'autres quotidiens ) qui ne se privent pas de critiquer chaque jour le traitement de l'information de la rue du chemin de fer. Je connais personnellement la valeur de ceux qui chaque jour travaillent à écrire ce qui demain sera l'Histoire et à promouvoir la vie culturelle de la Nièvre. Alors merci encore à eux !

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06 novembre 2017

Le Commissaire Merle à Nevers le 19 novembre

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Le 19 novembre prochain, sortie dédicace des dernières enquêtes du Commissaire Merle rassemblées sous le titre Rue Des Boucheries et éditées chez de Borée Centre France éditions.

Pour cette occasion, la rue des Boucheries à Nevers aura l'occasion de retrouver son plus célèbre habitant qui n'est autre que le fameux commissaire nivernais Augustin Merle.

C'est en effet dans cette rue, au premier étage d'un immeuble situé face au restaurant le Zochar, que l'auteur de la série des enquêtes du commissaire Merle vous rencontrera pour signer ce nouvel opus. Phil, le mime bien connu des Bourguignon, sera également présdent avec son orgue de barbarie pour animer la rue et lui redonner une touche mystérieuse, chère à l'auteur. C'est sous un barnum, en compagnie de Wilfrid Séjeau,le libraire du Cyprès, que Michel Benoit signera ces nouvelles enquêtes, Viandox et café au programme.

Rue Des Boucheries à Nevers, de 14H30 à 19H

Pour en savoir plus sur Rue des Boucheries :

Dans la première enquête de ce nouvel opus, Augustin Merle est pour la première fois la cible d’un assassin sans scrupule. Immobilisé chez lui, rue des Boucheries, il devra revisiter une affaire déjà jugée mais qui n’a pas encore livré tout ses secrets. Il pistera le criminel de personnages bien singuliers, lesquels décrits avec force et justesse, seront toujours plus vrais que nature. Même la justice ne sera pas épargnée alors que ces enquêtes le mèneront de Moulins sur Allier à Revin en passant par Nevers et Sancoins, jusqu’à Clamecy, près de  l’écluse N°47 bis où le corps d’une nouvelle victime sera découverte.

« Rue des Boucheries » est l’occasion pour l’auteur de dévoiler toujours plus l’intimité du célèbre commissaire nivernais. Blessé, mis en danger, épuisé physiquement, rien ne lui sera épargné, pas même la mort de sa femme Muguette qui partira sans un mot et sans qu’il n’ait le temps de lui dire au revoir.

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18 octobre 2017

19/20 de France 3 Bourgogne du 14 octobre 2017 Naissance de Saint-Just

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17 octobre 2017

Le discours intégral prononcé lors de l'inauguration de la naissance de Saint-just

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Citoyennes, citoyens,

Bienvenu à toutes et à tous pour cette commémoration nationale fêtant la naissance de Louis Antoine  saint-Just, enfant nivernais qui deviendra l’un des hommes incontournables de notre révolution française, cet évènement encore jamais égalé, qui devait éclairer de par sa lumière philosophique l’avenir de nos ancêtres, de leurs descendances et celui de toutes les populations du monde. La révolution des lumières que la terre entière nous envie.

Cela fait maintenant deux ans que nous travaillons sur cet évènement pour vous donner le meilleur de nous même et faire en sorte que cette commémoration soit à la hauteur de cet événement.

Nous avons donc pris date et aujourd’hui, la Nièvre a rendez-vous avec l’Histoire.

L’anniversaire de la naissance de Saint-Just ne pouvait pas se limiter au dépôt d’une gerbe de fleurs. Pour ma part et dans l’esprit de ceux qui furent à mes côtés dès le 1er jour pour préparer cet événement, nous ne pouvions nous contenter de si peu car qui oublie son Histoire est condamné à la revivre ! C’est pourquoi nous souhaitions donner un véritable sens à ces journées que  nous vous proposons pour cette occasion.

Dans l’Histoire de France, ce qui fait sens, c’est la rupture et pas la continuité  et la grande rupture, la grande déchirure pour le monde entier, ce moment dont Goethe dit que c’est le début de l’ère moderne ; c’est la grande révolution de 1789. Cette révolution qui proclama  la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, cette révolution qui décida de l’abolition des privilèges et qui, alors que la France entière s’apprêtait à périr sous la hache des armées coalisées,  proclama la première République, le 21 septembre 1792. Cette révolution qui osait proclamer l’éradication de la misère devant ceux qui tenaient le pouvoir depuis tant d’années.

Saint-Just était alors député au sein de cette jeune assemblée, la Convention, celle qui vota tant de lois en faveur du peuple de France, et c’est lui qui proclama du haut de la tribune, alors que l’on hésitait encore sur le sort à réserver au roi, qu’un roi devait régner ou périr !

Dès lors, tout était dit ! La France par le jugement de son assemblée, en se débarrassant du roi et du système monarchique écrasant la population depuis plus de mille ans, allait sauter dans le vide et accentuer la grande déchirure, inexorablement.

Saint-Just fit partie de ces hommes, tout comme Robespierre, qui permirent à nos ancêtres de rêver à la liberté, à plus d’égalité et à la fraternité des hommes et des peuples unis par la pensée.

Le monde allait assister à l’émergence d’un peuple, où les hommes portés par de mêmes valeurs allaient se servir de celles-ci comme de boucliers pour combattre celles de l’ancien régime.

Si nous avons un passé commun, quels que soient nos ancêtres, c’est la grande révolution qui nous rend égaux, c’est ce que dit la déclaration des droits de l’homme et du citoyen imaginée par ces hommes : nous sommes tous semblables, nous sommes tous égaux en droit et il y a des droits universels et ce sont les droits de tout être humain !

Nous descendons tous de ces hommes-là, ceux qui travaillaient la terre pour nous nourrir, ceux qui chaque jour grossissaient les files de travailleurs venus à la porte de ces nouveaux employeurs, sortit du néant avec les prémices de l’ère industrielle, ceux qui pouvaient enfin occuper un poste intellectuel ou un grade militaire sans pour ceci être de sang bleu.

Voilà notre identité et c’est cet héritage-là que nous devons transmettre, ces valeurs que nous devons préserver d’une génération à l’autre.

Et si nous sommes les enfants de quelque chose, c’est de cette extraordinaire illumination de l’histoire des êtres humains.

Comment ne pas avoir une pensée en ce jour pour ces hommes, pour ce jeune homme, penseur d’acte et homme d’action, qui devait mourir à 26 ans par la main de ceux-là même, qui avaient usurpé leurs pouvoirs sur tout le territoire de la République, en associant à jamais les mots sang, terreur, guillotine à celui de révolution populaire.

Saint-Just pensa, jusqu’à son dernier jour, que l’homme n’avait pas d’autre maître que lui-même ! Et nous, aujourd’hui, tout comme lui, n’avons aucun autre recours, que notre intelligence, pour décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais !

C’est grâce à ces hommes et à leurs actions que nous pouvons croire ou ne pas croire et que la liberté de conscience est devenue le fondement de toutes les libertés.

C’est aussi grâce à ses hommes que chacun d’entre nous sait qu’il est lui-même, parce qu’il est libre de penser différemment sur des sujets et différemment au cours de sa vie.

Nous sommes les enfants des lumières et les enfants de la grande révolution de 1789.

Nous sommes les héritiers de cet effort permanent du peuple pour sortir de l’ombre et se hisser sur la scène de l’Histoire, prenant en main son destin et organisant sa vie avec le souci des autres.

Je remercie vivement tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à la réussite de ces commémorations et en particulier le conseil départemental de la Nièvre et son Président Patrice Joly, mon ami Jean-Louis Balleret, conseiller général, qui est chargé de la Culture. Merci également à Denis Pellet-Many le directeur de l’action culturelle, à Anne Berthier et toute l’équipe de la DAC, à Jean-Pierre Château, maire de Guérigny et aux élus de la ville de Guérigny, qui ont également soutenu ce projet, au conseil régional et à sa présidente, sans oublier Pascale Massicot, lesquelles soutiennent avec force le théâtre des Forges royales.

Merci à tous les employés municipaux qui nous ont aidés aussi dans ce projet.

 Merci aussi à Anne Magnard, professeur d’Histoire et au lycée Horticole de Varzy ainsi qu’aux élèves de la classe de seconde travaux paysagés.

Merci aux archives départementales de la Nièvre, à Jean-François Lefebure et la Médiathèque François Mitterrand à Nevers. Merci à Dominique Baran, Bruno Boutet et Bruno Prévotat pour s’être impliqués avec autant de talent et de passion dans ce projet afin de nous proposer une heure de musique d’époque avec l’orchestre de l’harmonie municipale de Nevers. Merci encore aux musiciens de Tambours Battants qui seront parmi nous dès demain.  Enfin, un grand merci à mon ami Jean-Philippe Bertin et aux journalistes qui couvrent cet évènement et au Journal du Centre, sans qui le rayonnement local, régional et national destiné à promouvoir la Nièvre par le biais de cet événement culturel, en rapport avec son histoire, n’aurait pas pu voir le jour.

Je voulais également adresser un grand merci aux comédiens de la troupe du Carambol théâtre et en particulier à mon vieux complice et ami Pascal Tedes, directeur artistique des Forges royales, auteur et comédien, lequel a participé à l’écriture de la pièce de théâtre qui vous sera présentée en avant-première dans quelques heures et qui s’intitule : «  d’entre les morts ». Sans lui, sans eux, ces festivités auraient eu un tout autre visage.

Au cours de ces journées, nous vous proposerons une conférence animé par l’historien decizois Pierre Volut qui nous parlera de la jeunesse de Saint-Just dans la Nièvre, de la musique d’époque, du théâtre, du cinéma avec la venue de Pierre Santini et un grand débat organisé par le Journal du Centre et modulé par Yannick Petit de Radyonne. Un débat qui aura pour thème cette période de la révolution qui nous oppose bien souvent encore : La Terreur. A ce propos, comment ne pas remercier de leurs présences Anne Quennedey et l’association des amis de Saint-Just à Blérancourt, Alcide Carton et Bernard Vandeplas de l’association des amis de Robespierre venus d’Arras, ainsi que mes amis Historiens Bernard Vinot, Marcel Dorigny et Jean Vigreux qui nous font l’honneur de leur participation à cette commémoration.

 

 Enfin, si vous voulez en savoir plus sur le sujet et que vous avez quelques instants, je vous proposerai de me retrouver autour du livre : Saint-Just la liberté ou la mort qui vient d’être édité par les éditions de Borée Centre France et à propos duquel Patrice Joly, président du conseil départemental de la Nièvre, a bien voulu écrire l’avant propos.

Bonnes festivités et belle commémoration !

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05 septembre 2017

Théâtre " D"Entre les morts " une pièce de Michel Benoit avec la collaboration de Pascal Tedes bientôt aux Forges de Guérigny

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Nous sommes fin prêt... Enfin presque... !! Nous travaillons dans l'ombre d'arrache-pied pour que les cérémonies autour de la naissance de Saint-Just dans la Nièvre soient réussies. Une cérémonie qui se déroulera durant trois jours les 14-15 et 16 octobre prochain aux Forges royales de Guérigny. Les Forges seront réservées au Théâtre où l'on jouera ma pièce écrite en collaboration avec mon ami Pascal Tedes, " D'entre les morts " tandis que la salle François Mitterand accueillera la conférence de Pierre Volut sur la jeunesse de Saint Just, l'harmonie municipale de Nevers qui jouera des pièces musicales d'époque, le groupe de percussions Tambours Battants, le Grand débat du Journal du Centre dirigé par Yannick Petit de Radyonne et dont le sujet tournera autour de ' Que reste-t-il des valeurs de la 1ère République aujourd'hui. Le lundi sera lui consacré plus essentiellement aux scolaires avec la présence du comédien Pierre Santini qui viendra parler de ses débuts à la Caméra Explore le temps avec la diffusion du téléfilm Robespierre. La pièce " D'entre les morts " sera rejouée et un débat pourra s'instaurer entre les comédiens, l'auteur et les jeunes Lycéens.

Trois jours pour l'Histoire, trois jours qui devront marquer la saison culturelle nivernaise et pourquoi ne pas le dire, la saison culturelle nationale avec l'association de disciplines artistiques sur un même thème telles que la musique, la littérature, l'exposition de documents sortis tout droit des archives départementales, le cinéma et le théâtre. Trois jours enfin où se retrouveront autour d'une même table les Historiens les plus pointus sur le sujet pour débattre avec le public sur les valeurs de notre République et sur l'instauration de la terreur en 1793.

Rendez-vous les 14-15 et 16 octobre aux Forges royales de Guérigny

 

 

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25 août 2017

Les Forges royales et Saint-Just en octobre 2017

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Voici le programme officiel des cérémonies concernant le 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just dans la Nièvre. Ce dernier est édité par le Théâtre des Forges royales de Guérigny.

Je vous invite à réserver vos places sans plus attendre !

Voici ci-dessous le lien à utiliser :

http://theatredesforgesroyales.com/events/le-carambole-theatre-dentre-les-morts/

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20 août 2017

Saint-Just assassiné une deuxième fois !

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Si seulement Saint-Just n'était pas né à Decize!

Non, plutôt si la petite cérémonie n'avait pas été organisée par la municipalité Thermidorienne de cette ville... Car hier, tout avait l'aspect de la foire au pain d'épices, de la fête à neuneu où encore à une prolongation des fêtes de la pentecôte. Je ne vous parlerai pas du niveau culturel de cette manifestation, qui s'était dit festive, et qui ressemblait fort à celle qui avait été organisée au pied levé par les assassins de Robespierre et Saint-Just le lendemain de leurs arrestations, le 10 thermidor et qui après avoir occupée la rue Saint-Honoré avait envahi la place de la Révolution dans l'attente de l'exécution de nos grands hommes, fondateur de la République. D'ailleurs, la rue du commerce, par son étroitesse, remontant jusqu'à la mairie de Decize, avait comme des airs de rue Saint-Honoré en ce 19 août 2017. Mais que le boss et ces lieutenants représentant cette ville se rassurent, il n'était pas question hier d'évoquer la mort infâme de Saint-Just, son assassinat sans le moindre jugement et celle de ses amis députés, dont Robespierre et Couthon, sans oublier une bonne centaine de leurs camarades les jours suivants: non, ces nouveaux petits marquis avaient décidé de se contenter d'apposer une plaque sur la maison, face à la Loire, pour annoncer à la population et aux éventuels touristes que le jeune Saint-Just était né dans celle-ci. Ils pensaient ainsi éviter de rentrer dans le fond du sujet et de parler du rôle de Saint-Just, défenseur du petit peuple, des affamés, des laisser pour compte, organisateur de la victoire aux frontières contre l'ennemi royaliste et à jamais fondateur de la première République.

Je suis resté discret ce 19 août, caché sous un porche, comme l'aurait fait Philippe Lebas s'il ne s'était pas suicidé la veille, persuadé que le peuple avait perdu la bataille face à la bourgeoisie qui s'était donnée la mission de remplacer les royalistes aux commandes de la France afin de s'enrichir toujours plus... Je suis resté discret, ayant fait un cauchemar la veille mettant en scène le premier magistrat de cette ville et son armée toute dévouée de petit bourgeois, voire pire, d'incultes... debout devant la maison du père Robinot, grand-père de Saint-Just, aspergeant la façade de cette dernière avec un balaie, le sang d'un bovin versé dans un sot pour la circonstance, comme l'avait fait un célèbre inconnu sur la maison Duplay le 10 thermidor.

Le seul point positif sera les deux conférences que livrera Pierre Volut en fin d'après-midi sur la jeunesse de Saint-Just à Decize et Decize sous la période révolutionnaire. J'y serai ! Je connais le travail honnête que ce dernier effectue et je suis certain qu'il pourrait intéresser un grand nombre de curieux et de decizois en cette fin d'après-midi.

J'espère toutefois que les sbires du seigneur, son altesse le maire de Decize, manqueront à l'appel comme certains d'entre eux qui, élus pourtant par un électorat avisé, et devant représenter ceux qui souffrent depuis toujours et qui demeurent quoi-qu'on en dise aussi corvéables que leurs ancêtres, ne viendront pas chanter la rengaine habituelle que la bourgeoisie au pouvoir nous impose depuis l'école primaire, à savoir que Saint-Just et Robespierre n'étaient que des tyrans assoifés de sang.

Il est vrai que pour nombre d'entre eux, ils ne sont plus à cela près, certain ayant commencé leur carrière politique locale sur une liste totalement opposée à l'image qu'ils veullent bien montrer d'eux aujourd'hui. C'est grave docteur ? Non, c'est simplement à l'image de notre époque qui décidément a bien des points communs avec celle où vivait Saint-Just.

Michel Benoit 

 

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15 août 2017

Premier débat sur la laïcité en 1790 Lettre de Reubell à Desmoulins

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C'est en cherchant quelques fragments de discours de députés célèbres ayant vécu sous la révolution française que j'ai trouvé cette petite perle : Une lettre du député Jean-François Reubell né à Colmar, membre de l'assemblée Constituante et siégeant aux côtés des Feuillants ( le parti le plus à droite de l'assemblée avec la noblesse et le clergé ) député du tiers état aux Etats généraux il sera par la suite président du Directoire et sera remplacé par Sieyes qui livrera la France à Bonaparte.

Voici cette lettre :

Lettre du député Reubell à Camille.

8 janvier 1790. Paris, rue Saint-Honoré N. 382.

Monsieur,

Votre prospectus des révolutions de France et de Brabant nous ayant été distribué, je me suis ressouvenu de vous avoir vu, entendu et lu avec le plus grand intérêt dans le temps que j’étais membre du comité des recherches, et aussitôt je me suis fait inscrire au nombre de vos abonnés. En parcourant le n° 5, j’ai remarqué qu’une exclamation de ma part sur les juifs vous avait paru extraordinaire. Je n’en ai pas moins succombé à la tentation de vous expliquer le sens de mon opposition à l’admission des juifs aux droits de citoyens français. Je doute fort que dans toute l’assemblée il y ait quelqu’un de plus tolérant que moi. Le culte sans doute ne peut être un motif d’être exclu ; mais s’il est lié à des principes civils et politiques, incompatibles avec les principes de la société à laquelle vous voulez être admis, cela commence à devenir problématique. Voudriez-vous vous donner la peine, monsieur, de lire l’adresse des juifs de Metz, des trois évêchés d’Alsace et de Lorraine du 31 août dernier, ci-jointe, et méditer sur la quatrième partie de leurs conclusions portant : « Nous serons maintenus dans le libre exercice de nos lois, rits et usages, et nous conserverons nos synagogues, nos rabbins et nos syndics de la même manière que le tout existe aujourd’hui. » Que pensez- vous d’individus qui veulent devenir Français et cependant exister en corps de nation ; qui veulent participer à tous les emplois civils, militaires et administratifs français, et cependant conserver des administrateurs juifs, des juges juifs, des notaires juifs, le tout exclusivement ; qui veulent avoir d’autres lois sur les successions, sur les mariages, sur les tutelles, sur la majorité, etc., que les citoyens français leurs voisins ; qui veulent conserver des boucheries, boulangeries, cabarets séparés, et continuer à maintenir pour principes qu’ils ne pourront ni boire, ni manger, ni se marier avec des Français! Vous voyez que ce n’est pas moi qui exclus les juifs ; ils s’excluent eux-mêmes. Votre bon esprit vous fera apercevoir aisément qu’il y aura encore beaucoup de choses à dire, lorsque la question de leur admissibilité sera traitée. Quand le juif, en sortant de sa synagogue, pourra dire : Je rentre dans la foule et je suis les mêmes lois de police, civiles et politiques que mes voisins, alors comme alors ; mais jusques là il sera au moins permis de suspendre son jugement sur la possibilité de leur admission, et si vous aviez eu la satisfaction d’habiter seulement pendant six mois parmi ces messieurs en Alsace, vous en auriez une idée un peu moins vague. Que ne puis-je, monsieur, vous en imposer la pénitence ! votre humanité au bout de quelques heures de séjour vous porterait à coup sûr à employer tous vos talents en faveur de cette classe nombreuse, laborieuse et brave de mes infortunés compatriotes opprimés et pressurés de la manière la plus atroce par la horde cruelle de ces Africains entassés dans mon pays. Si vous désiriez d’ailleurs avoir une idée de mes principes, je vous joins de quoi vous satisfaire. Que vous lisiez ou non les manuscrits, je vous prie de me les renvoyer avec l’adresse imprimée des juifs, qui me sera peut-être encore nécessaire.

J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite considération, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Reubell, député.

Plus de cent ans avant les lois sur la laïcité, le débat est lancé !

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