16 décembre 2009
Frédéric Pignot de Lutenay Uxeloup
J'ai appris il y a quelques temps le décès de Frédéric Pignot, ancien maire de Luthenay Uxeloup.
J'avais rencontré Frédéric Pignot il y a six ans alors que, installé confortablement dans la petite mairie de cette commune, j'effectuais des recherches sur une famille originaire de cette localité pendant la période révolutionnaire : Les Chambrun d'Uxeloup. Les archives de l'état civil, par bonheur étaient encore conservées dans de vieux cartons au secrétariat de la mairie et j'avais pu reconstituer l'état civil exact de ceux qui devaient périr sur l'échafaud sur la Place de la Révolution à l'été 1794.
Frédéric Pignot, intrigué, m'avais demandé l'objet de mes recherches, et après avoir conversé avec moi, m'avait emmené dans l'ancien moulin qu'il avait racheté quelques années plus tôt pour le transformer en habitation principale. Le moulin, qui avait appartenu à la famille Chambrun, comme bien d'autres demeure de cette commune, avait conservé au fil du temps de petits trésors au fil du temps et Frédéric Pignot m'avait confié des documents de la plus haute importance historique, relatant la saisie des biens de cette famille de notable nivernaise. J'avais pu ainsi reconstituer les nombreuses pièces de leur demeure, évaluer et lister le mobilier, et apprendre qu'une seule route permettait aux neversois de l'époque de gagner Luthenay, celle de Magny-Cours.
Je repense souvent à cette rencontre, pour un historien ce fût la cerise sur le gâteau. Elle me permit d'écrire l'histoire tragique de cette famille de notables que je relate dans mon ouvrage :
" Saint-Just, apogée d'un silence, dernier regard. "
15 décembre 2009
Débat sur la citoyenneté
A l'occasion du débat sur la citoyenneté, et là je vous assure que ce sera ma seule intervention, je voulais apporter une petite bouffée d'air frais dans ce " débat nauséabond. Il est vrai que le sujet de ce débat " la citoyenneté " ne me plait guère, il me dégoute même... Quand on met en avant ce style de valeur on a toujours une mauvaise idée derrière la tête, n'est-ce pas Monsieur Besson ? Besson transfuge du P.S, au même titre que l'avait été Pierre Laval en son temps. Besson valet d'un pouvoir qui se dévoile être le plus dur et le plus à droite depuis un demi-siècle, à côté de ce Besson, Messieurs Royer et Debré père apparaitraient comme des politiciens de centre gauche... Alors voilà, la semaine dernière, dans la banlieue parisienne, à Montreuil, une exposition ventes fut organisée dans le cadre des fêtes de Noël. Maguy, ma belle-fille, présenta ses poupées de chiffon, de très jolie poupée, qu'elle confectionne avec mon fils Jean-Baptiste. Chacune d'elles est une oeuvre d'art à part entière et unique, mais il y a un mais : ces poupées sont noires, comme le sont les habitants des Caraïbes dont elle est originaire. Le documentaire tourné par R.F.O. à cette occasion est clair et explicite, il y a très peu de poupée de couleurs dans le commerce dans la métropole !
Si vous souhaitez donc contribuer à ce débat sur la citoyenneté lancé par ce Monsieur Besson, profitez des fêtes de fin d'année et offrez-lui une poupée de couleur, c'est aussi un signe de résistance face à la montée de tous les intégrismes, face au racisme et à l'antisémitisme qu'il ravive avec ce débat qui décidément sent la merde ! ( J'en arrive même à être grossier... ) Il y a des odeurs qui en disent plus long que des discours !
14 décembre 2009
LE PETIT GARCON
Reggiani Serge - Mon petit garçon
13 décembre 2009
Lire sous les halles à Decize cuvée 2010
L'association " Lire sous les halles " de Decize organise le 14ème concours de nouvelles " Ecrire sous les Halles " en partenariat avec le Lycée Maurice Genevoix, l'O.M.C.L.D. et d'autres partenaires locaux.
Ce concours récompensera plusieurs Nouvelles inédites sélectionnées par les Comités de Lecture.
Trois catégories sont concernées: Collégiens de 4ème et 3ème, Lycéens ou jeunes hors scolarité jusqu'à 18 ans et Adultes.
Alors à vos plumes : Où court-il ? Où court-ils, Où court-elle ou Où court-elles ?
Le dépôt des Nouvelles se fera au CDI du Lycée Maurice Genevoix 51 route d'Avril 58300 Decize.
Téléphone: 03 86 77 07 39 au plus tard le 5 janvier 2010 ( joindre une enveloppe 110x220 timbrée à vos nom, prénom et adresse)
12 décembre 2009
Les Sables Roses
Les Sables Roses…..
J’en ai passé des nuits sous les ponts de la Loire,
A regarder danser les ombres du passé,
Vestiges bien innocents pour les amants d’un soir,
Dessinant sur les pierres leurs prénoms enlacés.
J’en ai passé des heures à écouter sans bruits,
Le discours des poivrots s’en retournant chez eux,
Quand les rues s’ensommeillent juste après minuit,
Les plus belles avenues appartiennent aux gueux.
Sous le pont de Decize, j’ai souvent regardé
Si Genevoix revenait sur l’autre rive,
Nous parler de la paix sur un ton décidé,
Et du bonheur de vivre pour seule perspective.
Ce bon vieux pont de pierres aux allures royales,
Avait alors encore toute sa bonne tenue,
Abrité sous les arches on déployait les malles,
Le réchaud à café chauffait en continue.
Le saucisson d’alors avait un gout de sang
Et le pichet de rouge ressemblait au vinaigre,
A six heures le gorgeon remplaçait les croissants,
Mais nos cœurs avaient chauds dans nos corps trop maigres.
On turbinait au blanc, on s’tourniquait la gueule,
Et c’était tous les jours fête en bas du pont,
Quand l’Aron débordait on s’bougeait les guibolles,
On sauvait s’qu’on pouvait, montant sur l’entrepont.
On avait peu de chose, quelques photos froissées,
Un duvet pour l’hiver, une paire de souliers,
Un clairon pour la gloire, vestige du temps passé,
Quelques instants de vie qu’on voulait oublier.
J’en ai passé des nuits sous les ponts de la Loire,
J’y repense souvent dans mes nuits de tourmentes,
M’évadant pour un temps, racontant des histoires,
Les sables roses ont des couleurs mouvantes……
Michel Benoit
11 décembre 2009
DEDICACES
Dédicaces en séries encore pour cette fin de semaine à l'occasion de la sortie des " Grands Evènements du nivernais ". J'aurai le plaisir de vous rencontrer à l'espace Culture à Carrefour à Nevers le samedi 12 décembre toute la journée et à la Maison de la presse de Saint-Pierre-le-Moutier le dimanche matin 13 décembre.
Ici lors de ma première dédicace avec mon ami et complice Thierry Desseux, auteur des Grands Criminels du nivernais et également Agent littéraire aux Editions de Borée.
10 décembre 2009
Un peu de Pub de mon ami J.C. COUGNY
09 décembre 2009
ça bouge à Decize
Des nouvelles du Château :
Souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous faisais part de mes craintes concernant l'orientation bien personnelle du châtelain de cette merveilleuse ville, entre Loire et Aron, cette ile magnifique qui est celle de Decize, patrie de Louis Antoine Saint-Just. Les idées progressent et les prises de conscience avec, la décision de démissionner du poste d'adjoint aux écoles de l'élue Muriel Dellarbre est courageuse. Moi j'aime bien les êtres qui vont jusqu'au bout de leurs idéaux, surtout quand cela concerne la démocratie. A Decize, on ne pourra jamais plus dire que Démocratie n'est qu'un mot, qu'une expression, car depuis le 9 décembre, la décision de cette élue lui a redonné tout son sens. Louis XIV n'a qu'à bien se tenir ! Vous me direz, il n'y a qu'à Decize que cela est possible : Avoir été élu sans opposition et fabriquer en deux ans une opposition issue de son propre camp....Les raisons ? Monsieur " Je sais tout et j'ai réponse à tout " se gardera bien de les commenter ! Ici, dans ce blog, je vous livre le contenu du message de Muriel Dellabre reçu le 8 décembre par mail et vous propose de réagir à cette déclaration dans une nouvelle rubrique : " Des nouvelles du Château."
démission de ma fonction d'adjointe
Bonsoir Michel,
Te rappelles-tu ton article du mois de mai
2009 sur ... Louis XIV ? Ci-dessous mon intervention en conseil
municipal ! A bientôt,
Muriel
INTERVENTION CONSEIL MUNICIPAL DU 9 DECEMBRE 2009
Decize, le 09/12/2009
Mes chers camarades, mes chers collègues,
Depuis presque deux ans que j’assume la fonction d’adjointe au maire de
Decize chargée des écoles, j’ai la certitude d’avoir enclenché avec les
enseignants et les parents d’élèves une dynamique au niveau de
l’ensemble des groupes scolaires maternelles/primaires, d’avoir été à
leur écoute et de leur avoir apporté des réponses concrètes, d’avoir
fait en sorte que les travaux se fassent dans les temps, d’avoir
contribué à créer une entente cordiale entre les directeurs d’écoles et
les services techniques de la municipalité. Cette certitude je la tiens
des enseignants et des familles. Même si la majorité du bureau m’a
reproché d’être plus une représentante des parents d’élèves et des
enseignants qu’une représentante municipale, je pense donc avoir
correctement remplie ma mission d’élue, exerçant les responsabilités
peu nombreuses que le maire voulait bien m’accorder au niveau des
écoles, en accord avec mes convictions socialistes.
Comme ce
qui devrait être le cas de tout élu dans notre pays, je défends la
garantie effective des libertés fondamentales d’une démocratie,
notamment les libertés de conscience et d’expression. Pour moi, le
système démocratique implique aussi deux devoirs évidents :
•
exprimer son opinion, dans ce cas en bureau, en conseil municipal,
avoir la possibilité de s'informer si l'on manque d'éléments pour en
avoir une ;
• respecter l'expression des autres opinions.
Il y a
donc presque deux ans, je pensais bien naïvement que le bureau
municipal serait un lieu de débats riches, d’échanges libres entre
personnes afin de présenter aux conseillers municipaux des propositions
dans l’intérêt général des decizois. Je pensais que le bureau et les
conseillers municipaux pourraient débattre dans le respect de chacun,
sans crainte, en commissions, en commission plénière et en conseil
municipal.
Loin de moi l’idée que la déclaration de Jean-Pierre
Chevènement en 1991 « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne
» puisse être d’actualité aussi au sein du bureau municipal de Decize
et même revendiquée par sept de ses membres.
Ainsi, suite à la
demande du Maire de Decize, Alain LASSUS, de Nicole ROUSSAT, Annick
JAILLOT, Jean-Pierre PLANTARD, Roger LOCTOR, Gilles LAHAIX, Bernard
CHOPIN, et suite aux pressions psychologiques et morales que j’ai
subies en bureau, je constate que, par les idées que je défends, par
les questions que je pose, ma présence est devenue insupportable au
Maire d’une part, à six de ses adjoints d’autre part. Je tire donc les
conséquences de ce climat pesant et angoissant en proposant à Monsieur
le Préfet de la Nièvre ma démission au poste d’adjointe au Maire.
Je
précise que si je me suis tue sur beaucoup de choses en tant
qu’adjointe, et visiblement le peu que j’ai dit c’était déjà trop,
croyez moi cette époque est révolue ! Je déclare être en désaccord avec
la manière de fonctionner du bureau municipal qui implique aussi de
pouvoir se contenter de signer des actes déjà élaborés, des courriers
déjà écrits, de représenter la municipalité au sein des écoles avec une
délégation restreinte dans les faits. Comme l’écrit si bien Adrien
Anderson « la vie offre de bien drôles de surprises, elle nous endurcit
par ses déceptions qu’elle inflige sans prévenir ».
Je continuerai
mon engagement socialiste au sein du Conseil Municipal avec ma liberté
de parole et de pensée. Dans la droite ligne de la démocratie
participative, je ferai participer les conseillers municipaux et les
decizois qui le souhaitent aux projets qui me seront confiés. Decize
mérite une équipe municipale respectueuse des règles démocratiques,
créative dans tous les domaines, à l’écoute de ses habitants pour faire
face à la crise économique. Decize mérite une équipe municipale prête à
défendre les acquis que la politique gouvernementale voudrait tantôt
supprimer, tantôt appauvrir. Je pense aux services publics de proximité
: l’hôpital, le lycée, l’école, la poste, … Decize a bel et bien cette
équipe : il y a au sein du conseil municipal des gens investis, ouverts
d’esprit, généreux, imaginatifs et intelligents élus par les decizois.
Encore faut-il savoir reconnaître et valoriser toutes leurs compétences
de réflexion et de décision. C’est dans ces conditions que nous
pourrons travailler ensemble au développement de Decize et à la
construction de son avenir !
Je suis complètement solidaire de mon camarade socialiste, collègue et ami Philippe COLLANGE.
Muriel BELLARBRE
Louis XIV ferait bien de méditer sur les quelques vers que j'ai écris sur cette merveilleuse ville qui est Decize :
Au rocher,
Y’a Saint-Just
Qui nous parle,
Et qui nous tend les bras
Qui nous montre Paris,
Et nous dit ça ira
A Decize,
CREATION MERRY BENOIT EN LIVE
C'est au SILEX à la SMAC d'Auxerre que Merry Benoit à pu, il y a quelques jours, présenter lors d'un concert en live son projet en solo ; " Music-Alchimique, après trois ans de travail devant un public attentif.
08 décembre 2009
A nos chers disparus Suite......
Adrien Anderson, jeune auteur de talent, demeurant en Côte d'Or, avait rejoint la Société des Auteurs de Bourgogne il y a un an. Moins d'une année après, ses rêves s'étant écroulés, il l'a quitte avec pertes et fracas, comme nous l'avions fait auparavant avec Lucien Taupenot et bien d'autres. Voici le message qu'il m'a fait parvenir à la suite de mon article du 4 décembre:
" Bonsoir,
Il y a quelques temps de cela, je découvrais sur votre blog votre acharnement contre les dirigeants de la Société des Auteurs de Bourgogne. Ne comprenant pas la raison d'une telle virulence, je déplorais de tels agissements. A présent, je comprends ce qui a entraîné toutes vos réactions. Une phrase attribuée à Narada prend aujourd'hui tout son sens en moi : « il faut apprendre pour connaître, connaître pour comprendre, comprendre pour juger ». J'ai eu la faiblesse de croire que la Société des Auteurs de Bourgogne n'était pas perdue mais ce fut apparemment une regrettable erreur. Je n'ai pas eu la chance de connaître cette association à son apogée comme chacun d'entre vous , j'aurais tant aimé pouvoir me rappeler dans ces tristes moments d'excellents souvenirs. J'ai pris la décision de remettre ma démission du Bureau et du Conseil d'Administration à la fin du XIIième salon européen du livre de Dijon pour les raisons qui suivent (que je n'ai pas explicité avec précision) et je ne désire pas le cacher aux gens. Par ailleurs, Christine Sondon a remis la sienne juste avant le salon, ne supportant plus d'être prise pour « une idiote » en tant que commissaire adjoint et membre du Conseil d'Administration. "
Voici la lettre qu'il a fait parvenir au Conseil d'administration de la Société des Auteurs de Bourgogne:
Cher Alain,
Après
mûre réflexion, je tire sereinement toutes les conséquences du climat
pesant qui s'installe peu à peu. Je te remets ainsi ma démission du
Bureau de la Société des Auteurs de Bourgogne. Comme tu le sais, je ne
suis plus en accord avec la politique menée par l'exécutif, et, n'ayant
pas la même vision de cette Société des Auteurs, je ne suis plus à même
d'endosser une responsabilité solidaire en me « battant contre des
moulins à vents » comme l'a très bien synthétisé Miguel de Cervantes
dans son roman « Don Quichotte » . Je te remercie d'avoir voulu me
donner un rôle à jouer mais je ne suis pas encore prêt aujourd'hui à me
contenter « d'enregistrer » des actes déjà pris : la Jeunesse a, elle
aussi, des principes auxquels elle ne tient pas à déroger. Elle accorde
son temps à qui la considère comme son égal.
J'entends souvent dire
que le temps porte conseil au même titre que la nuit, je compte bien
vérifier l'exactitude de cet adage. J'aurais tant donné pour ne
conserver que le souvenir d'un début de mandat où l'utopie d'une
nouvelle ère avait encore toute sa place. En arrivant à la Société des
Auteurs de Bourgogne, et plus précisément dans son Bureau, je pensais
bien naïvement pouvoir travailler de concert avec toute l'équipe mais
la vie offre de bien drôles de surprises, elle nous endurcit par ses
déceptions qu'elle inflige sans prévenir. Alfred de Musset résume très
bien mes pensées au moment où j'écris cette lettre : « alors s'assit
sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse ».
Par ailleurs, je
tiens à réitérer mon position au sujet du Salon Européen du Livre de
Dijon. En effet, suite aux divers évènements qui ont eu lieu cette
année dans l'organisation de ce dernier, tu comprends que je ne suis
plus favorable à ce que la Société des Auteurs de Bourgogne gère un tel
rendez-vous. Chacun a sa vision des choses et j'assume paisiblement la
mienne.
Alain, je te souhaite bon vent comme le disait si bien Alain Gillot-Pétré.
Adrien Anderson














