Le Blog de Michel Benoit

24 mars 2018

Michel Benoit et son commissaire Merle au 1er Salon du livre de St Eloi

Je serai le dimanche 25 mars l'invité d'honneur du 1er salon du livre de St Eloi. Au progamme, plus de 25 écrivains, des associations littéraires et historiques, une enlumineuse, une graphiste, des peintres, de la musique avec Phil et son orgue de Barbarie, du théâtre et des lectures et le tout avec Thierry Chesneau qui animera cette manifestation avec la radio RCF présente toute la journée salle des fêtes de St Eloi de 9h30 à 18h30.

De belles rencontres en perspective et belle journée que nous espérons ensolleillée avec cette fête du printemps qui en amènera d'autres...

SALON LIVRE ST ELOI 25 mars 2018

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07 février 2018

Romain Rolland vaut bien une rose !

 

 

rose

Qui ne connait pas Romain Rolland, auteur mondialement connu et reconnu, homme de position, de conviction, écris épris d'un sens de l'humanisme, intimiste avec ses personnages... comme le décrit si bien mon amie Anne Magnard.

C'est elle qui était déjà l'auteur de nombreux articles sur cet écrivain singulier qui aujourd'hui lance un appel avec les élèves de sa classe du Lycée Horticole de Varzy afin de récolter les fonds nécessaires à la création d'une rose qui lui sera dédiée.

" Ce projet est celui de mes élèves de 1° Aménagements paysagers, parce que la culture, ils ne la cultivent pas que dans les plantes, mais aussi dans les livres..." assure-t-elle.

Un projet en partenariat avec l'Association Romain Rolland pour que la tombe de l'auteur ne fane pas et fleurisse à chaque printemps.

Ecrivain moi-même, et homme de conviction et de position tout comme celui qui écrivit Jean-Christophe et qui sa vie durant milita pour la paix dans des périodes de notre Histoire qui étaient loin d'être pacifique, comment ne pas participer à ce beau projet, en espérant qu'il ira à son terme avec succès, bravo pour cette belle initiative impliquant les jeunes du LH de Varzy.

Alors, sachons lui rendre hommage et lui redonner un peu du bonheur qu'il a su nous offrir avec la lecture de ses nombreux ouvrages. Quel bel hommage à lui rendre et que naisse et vive cette rose dans la paix et le partage comme l'aurait tant souhaité Romain Rolland !

Je vous engage à donner un peu de vous afin que cette rose, symbole de culture et de paix voit le jour !

https://www.leetchi.com/c/une-rose-pour-romain-rolland

Merci à tous pour votre générosité. 1 euro, c'est déjà 1 euro !

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01 février 2018

Prends l'oseille et tire-toi ! "Dernier Fric Frac" Edutions de Borée Michel Benoit

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Extrait de " Dernier Fric Frac " Polar de Michel Benoit aux Editions de Borée 2017

 

– Toi, t’es encore jeune, des bons coups tu en auras encore d’autres, mais moi… C’est l’un de mes derniers et après je serai aux assurances sociales… dit-il en s’adressant à Simon, puis il lança à Marcel : J’ai besoin de ce fric que je te dis…

– Tu me fais vraiment peur, Joe… reprit Marcel le Brestois. Tu parles comme un vieux, mais t’oublies une chose : c’est qu’on a le même âge… C’est quand même à pleurer, non ? Tu vois, j’ai toujours pensé que tu avais toujours été envieux… Eh oui… Eh bien, tu vois, mon vieux Joe, je me suis trompé… Tu n’es pas envieux, t’es con ! Eh oui, t’es con, mon pauvre ami… Déjà tout jeune, le prof de sport avait détecté en toi des capacités surnaturelles… Parce qu’on était déjà ensemble à l’école… T’étais en quelque sorte un surdoué de la bêtise, un champion de la connerie toutes catégories. Tiens, s’il y avait eu un trophée pour récompenser les cons, t’aurais eu le prix d’excellence, c’est pour dire…

– Mais je ne te permets pas ! répondit Joe dont le visage devenait à chaque parole de Marcel un peu plus grisâtre.

– Tiens, tu m’écœures ! reprit Marcel. Allez, prends ton oseille et tire-toi ! Moi, je vais m’arranger avec Simon. Marcel ouvrit ses deux grandes mains de bûcheron et fit glisser les liasses de billets destinées à Joe dans le sac portant son nom, puis lança le sac à terre… – Allez ! Je ne veux plus te voir…

– Tu ne comprends rien, Marcel ! gémit soudain Joe. Je suis au bout du rouleau, tu sais, il faut me comprendre… Je n’en peux plus… Et puis il y a Yolande… Alors tu vois… Marcel le Brestois regarda une fois de plus Joe le Nantais. « Et puis il y a Yolande ! » tu parles… La môme Yo-Yo, comme il la surnommait lorsqu’ils étaient gamins, avait fait son chemin. D’organisatrice de clandé elle était devenue comme irréprochable et s’était rapprochée des évangiles du jour au lendemain… À croire que le curé du bourg lui avait tapé dans l’œil ! À compter de ce jour, elle s’était donné pour mission de faire revenir Joe dans le droit chemin, enfi n partiellement…

– Tu ne serais pas encore en train de pleurnicher pour nous faire avaler la pilule ?

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26 janvier 2018

D' Entre les morts, ou la question de l'héritage de la révolution Française.

Un petit retour sur ma pièce de théâtre D'entre les morts " jouée au Forges royales de Guérigny dans le cadre des 3 journées que j'avais organisées pour fêter le 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just dans la Nièvre, 3 journées organisées avec la participation du Conseil départemental de la Nièvre, des jeunes du Lycée Horticole de Varzy et leurs professeurs et du théâtre des Forges royales.

Un petit hommage à celle qui me fit la préface du livret de cette pièce historique mettant en scène Danton, Saint-Just et Robespierre le lendemain de leurs exécutions. Sa contribution à cette oeuvre fut importante et décisive, que ce soit au niveau de la conception de ces 3 journées qu'à l'organisation de l'exposition des archives qui fut proposée aux visiteurs dans la salle Olympe de Gouge attenante au théâtre. Ce livret reprenant l'intégralité du texte de la pièce " D'entre les morts " est encore disponible à ce jour chez l'auteur. si vous êtes interessés pour vous le procurer, il vous suffit de me contacter par le biais de ce Blog.

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Avant  Propos.

Une pièce en un acte, qui, de l’au-delà pose la réflexion du principe même de la Révolution et de son héritage. C’est dans un lieu inconnu des humains, le lendemain de leur mort que tous se retrouvent, Desmoulins, Danton, Saint-Just, Robespierre… avant que le destin de chacun, incertain (et qui le restera) ne soit scellé. Un temps pour évoquer ce qu’il aurait dû advenir de la République, celle voulue par les Révolutionnaires de 1789, morte avant d’avoir vécue. Tous guillotinés, tous conjurés au nom de leur dessein personnel pour donner l’illusion de l’avènement de l’esprit du peuple.
Il n’est question dans la pièce que d’un débat d’idées, d’un duel opposant les conceptions personnelles. Les actes sont laissés de côté ; ils appartiennent au collectif, au Comité de Salut public, à la Convention comme signataires des décisions du peuple.
Un duel de pensée donc où chaque protagoniste parle en son nom de ce qui restera de leur vision de l’esprit révolutionnaire, du principe démocratique. Une perception idéalisée du triomphe du peuple (grandeur des idées de Robespierre) ou une récupération personnelle du pouvoir au nom du peuple où argent, femmes, corruption ont force de loi (incarnée par Danton) ? Face à cet antagonisme, s’éternise le silence du peuple (interprété par Desmoulins), la foule de ceux qui suivent, de ceux qui n’ont pas compris, de ceux aussi qui, au nom de l’amitié (sincère ou profitable) défendent corps et âme ce qui ne tend pas à l’être et qui plongent dans le chaos sanguinaire quoi qu’il advienne.
Dans cette antichambre gardée par une femme du peuple, éloignée de toutes ces questions politiques, morales, idéologiques, reste l’éternelle question du devenir de chacun et de la trace laissée par les protagonistes de l’histoire, de ce qui lui survivra, selon qu’elle sera comprise ou incomprise, conceptualisée ou mise à profit, et, à quel profit : personnel ou collectif ? L’ignorance ou la lumière ? L’enfer ou le paradis ?
Une façon aussi pour son auteur, Michel Benoit, de dire toute l’intelligence que l’humanité aurait à gagner à écouter les uns et les autres dans ce qu’ils ont à dire pour le bien de l’humanité et à ne pas se perdre dans les interprétations et les récupérations personnelles qui ne visent qu’à ignorer le bonheur collectif.
Anne Magnard Professeur d’Histoire

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16 janvier 2018

Les écrivains Serge Camaille et Michel Benoit envoient un message aux prisonniers Kurdes

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C'est à l'initiative de l'association France Kurdistan que nous nous sommes prêtés, le romancier Serge Camaille et moi même, à un atelier d'écriture ayant pour but de transmettre aux milliers de prisonniers politiques, journalistes, écrivains, intellectuels, artistes et autres qui croupissent dans les geôles turques d'Erdogan, un message simple et clair : " Je pense à toi ! ". Pour notre part, ne pouvant écrire à tous, nous avons choisi d'envoyer deux cartes postales à deux femmes extraordinaires ; Sara Kaya, co-maire de la ville de Nusayibin de Mardin emprisonnée  à la prison de Van T Tipi Yülsek Güvenlikli et Leyla Salman co-maire de Kiziltelpe, district de Mardin, détenue à la prison de Izmir Ali Âga Sakran Kadin Kapali Cezaevi.

Voici le texte de cette courte lettre :

Merhaba,

Sama Fransa' dan Yaziyorum, Ismin Michel Benoit, Saint-Pierre-le-Moutier ' de yasiyorum ve her daim sizler düs ünüyorum ! ünüirorum ki yakin zamanda görüsecegiz, Dostlukla ! Michel Benoit.

Traduction : Bonjour

Je t'écris de France. Je m'appelle Michel Benoit. J'habite à Saint-Pierre-le-Moutier et je pense à toi !  J'espère que nous nous reverrons bientôt, Amitiés, Michel Benoit.

Vous pouvez bien sur vous aussi, envoyer ce message aux prisonnières Kurdes qui subissent, hormis leur mise au secret, tortures physiques et intellectuelles afin de leur assurer qu'effectivement : Nous pensons à elles et nous ne les oublions pas. Nous n'oublierons pas aussi leurs geôliers et ces derniers se préparent des jours d'angoisse dans un proche avenir puisque nous sommes également persuadés qu'un état policier tel que celui mis en place par Erdogan, ne pourra tenir encore très longtemps face à la vindicte populaire internationale et sera laché très bientôt par les diplomaties occidentales et contraint de libérer les milliers de prisonniers politiques qui s'entassent dans les prisons turques.

 

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14 janvier 2018

La mort épouvantable de James Cook

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Voici l'histoire que j'aurai le plaisir d'évoquer aux élèves de seconde paysagère au Lycée Horticole de Varzy dans le cadre des cours d'Histoire que j'anime chaque semaine avec la professeur principale de cette classe. Le programme de ce second trimestre étant Les Grandes Découvertes, il était important de parler des derniers moments de celui qui avait amélioré considérablement les mesures de navigation, grand cartographe, et qui avait également permis aux médecins de mettre au point le système d’alimentation devant éviter le scorbut aux hommes embarqués plusieurs mois en mer et à la découverte de « l’écorce du Pérou » équivalente à la Quinine afin de lutter contre les maladies tropicales telles le paludisme.

 

La mort du Capitaine Cook- Fin du voyage-

 

C’est par un étrange fait du sort que Cook devait trouver la mort dans la Baie de Kealakekua. Lui et ses hommes avaient débarqué il y a plus d’un mois alors qu’ils venaient d’explorer l’archipel. Ce séjour avait pour but de réapprovisionner les marins en nourriture et en eau potable. L’arrivée du navire dans la Baie était survenue durant la période où les habitants de l’ile rendaient hommage  à Lono, le dieu de la paix. Pour la grande majorité d’entre eux, le dieu Lono avait revêtu les traits de James Cook, déifié pour la circonstance.  L’équipage et son capitaine avait ensuite regagné le large pour poursuivre leur route vers d’autres archipels mais une avarie du mat de misaine leur avait fait rebrousser chemin. De retour à Hawaï afin de procéder aux réparations nécessaires à la navigation du navire, c’est à un tout autre état d’esprit de la population que devaient être confrontés les marins de Hms Résolution.

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La période fêtant le dieu de la paix avait laissé sa place à celle honorant le dieu de la guerre et s’abandonnant aux pulsions guerrières, les Hawaïens cherchaient constamment  querelle aux hommes de Cook débarqués sur l’ile. Des bagarres se déclarèrent, les vols de matériel s’intensifièrent et devant une telle escalade de violence, James Cook prit la décision de prendre en otage Kalaniopu’u, le roi de la tribu principale, afin que les vols soient restitués.

Cette décision va être perçue comme une véritable provocation et une sorte de déclaration de guerre. Lono alias Cook déclarant la guerre à Ku, dieu de la guerre, alias Kalaniuopu’u. Une déclaration de guerre où seule la mort aura raison des deux camps.

Après avoir tenté de parlementer avec les chefs des tribus Hawaïennes, le capitaine Cook est prêt à s’embarquer avec ses hommes. Ils sont réunis sur la plage, près des petites embarcations qui leur permettront de regagner le navire Hms Résolution, quand soudain, un coup de feu claque et résonne sur toute la baie. C’est l’un des hommes de Cook qui a voulu faire peur aux occupants de l’ile rassemblés autour d’eux. Un indigène s’effondre sur le sable et aux cris et aux lamentations des indigènes Cook comprend immédiatement que l’homme qui vient de s’écrouler à ses pieds est l’un des chefs de la tribu présente. C’est une bavure épouvantable !

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Sans attendre un instant, les hommes menaçants et patibulaires se transforment en guerriers, ils se parent de peintures de combat et empoignent leurs armes. James Cook a compris. Il faut fuir au plus vite. Il enjambe le canot le plus proche pour quitter l’ile en évitant les jets de pierres lancés par les indigènes. L’une d’elle le touche au dos. Il se retourne pour se défendre, sort son pistolet et tire une volée de plombs en direction des hommes qui sont à présent bien décidés à se venger de la mort de leur chef. Un Hawaïen s’écroule, touché, mais le tir n’empêche pas les autochtones de se jeter sur les marins qui protègent James Cook. C’est à une ruée vengeresse et hurlante qu’assistent les hommes du lieutenant Clerke, restés sur le navire ancré au large de l’ile, impuissants…

Les pierres et les lances fusent sur les marins. Une pierre, plus grosse que la première reçue, atteint James Cook au visage, lequel perd l’équilibre et est poignardé par un indigène. Il s’écroule dans l’eau rougi par le sang des combats. Les Hawaïens poussent alors un immense cri général en guise de vengeance et de victoire et vont se ruer sur le corps du capitaine, le porter mourant sur la plage et le dévorer vivant aux yeux épouvantés des quelques marins qui ont réussi à prendre le large à bord de l’une des barques qui demeurait sur la plage.

Le lendemain soir, les marins restés en alerte sur le navire, devaient apercevoir quelques pirogues s’approchant de la proue du bateau. Deux hommes pagayaient depuis la plage vers l’embarcation. S’étant approché assez près des marins rescapés, ils assurèrent vouloir remettre quelque chose au lieutenant Clerke, des effets ayant appartenu au capitaine Cook. Les hommes du navire, prudents et sur leurs gardes, les firent monter sur le pont du bateau.

la mort du capitaine Cook

Les indigènes se prosternèrent alors devant Clerke et l’un des deux guerriers, posant un petit ballot de toile aux pieds des marins, déclara ramener une partie du corps de James Cook. L’homme ouvrit l’étoffe devant une assistance épouvantée et il s’en dégagea un morceau de chair de dix livres. C’était tout ce qui restait du corps de James Cook, les autres chaires ayant été dévorées, les os bouillis afin de servir de talismans et le crane et le cuir chevelu exposé à la vue de tous en guise de pouvoir et de force.

Ainsi mourut James Cook, navigateur, explorateur britannique et l’un des plus grands cartophiles de l’Histoire. Il fut également celui qui mit au point le système d’alimentation devant éviter le scorbut aux hommes embarqués plusieurs mois en mer et à la découverte de « l’écorce du Pérou » équivalente à la Quinine afin de lutter contre les maladies tropicales telles le paludisme.

Le lieutenant Clerke devait prendre les commandes de l’expédition et ramener ses hommes en Angleterre. Parmi ces hommes figuraient le futur capitaine du Bounty, devenu célèbre pour sa mutinerie mais ceci est une autre histoire…

Michel Benoit

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16 décembre 2017

Le commissaire Merle à Clamecy !

Je serai aujourd'hui à la librairie du 1000 feuilles à Clamecy à l'occasion de la sortie de mon dernier roman policier. La série des enquêtes du commissaire Merle se poursuit avec les trois dernières enquêtes publiées chez de Borée Centrefrance sous le titre Rue des Boucheries. Trois nouvelles enquêtes dont celle qui se déroule dans le centre de Clamecy où une fois de plus le fameux commissaire de police nivernais aura forte affaire avec un assassin bien particulier.

Merci au Journal du Centre qui par la plume d'Anne Magnard et la mise en page du responsable de l'agence clamecysoise Pierre Brérard ont su si justement laisser entrevoir l'ambiance de cette enquête entre gare, centre ville et canal du nivernais. Un article rédigé par une correspondante et un journaliste qui ont lu le roman, ça ne se rencontre pas tous les jours... Un camouflet pour certains détracteurs du journal du Centre ( et c'est aussi valable pour d'autres quotidiens ) qui ne se privent pas de critiquer chaque jour le traitement de l'information de la rue du chemin de fer. Je connais personnellement la valeur de ceux qui chaque jour travaillent à écrire ce qui demain sera l'Histoire et à promouvoir la vie culturelle de la Nièvre. Alors merci encore à eux !

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06 novembre 2017

Le Commissaire Merle à Nevers le 19 novembre

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Le 19 novembre prochain, sortie dédicace des dernières enquêtes du Commissaire Merle rassemblées sous le titre Rue Des Boucheries et éditées chez de Borée Centre France éditions.

Pour cette occasion, la rue des Boucheries à Nevers aura l'occasion de retrouver son plus célèbre habitant qui n'est autre que le fameux commissaire nivernais Augustin Merle.

C'est en effet dans cette rue, au premier étage d'un immeuble situé face au restaurant le Zochar, que l'auteur de la série des enquêtes du commissaire Merle vous rencontrera pour signer ce nouvel opus. Phil, le mime bien connu des Bourguignon, sera également présdent avec son orgue de barbarie pour animer la rue et lui redonner une touche mystérieuse, chère à l'auteur. C'est sous un barnum, en compagnie de Wilfrid Séjeau,le libraire du Cyprès, que Michel Benoit signera ces nouvelles enquêtes, Viandox et café au programme.

Rue Des Boucheries à Nevers, de 14H30 à 19H

Pour en savoir plus sur Rue des Boucheries :

Dans la première enquête de ce nouvel opus, Augustin Merle est pour la première fois la cible d’un assassin sans scrupule. Immobilisé chez lui, rue des Boucheries, il devra revisiter une affaire déjà jugée mais qui n’a pas encore livré tout ses secrets. Il pistera le criminel de personnages bien singuliers, lesquels décrits avec force et justesse, seront toujours plus vrais que nature. Même la justice ne sera pas épargnée alors que ces enquêtes le mèneront de Moulins sur Allier à Revin en passant par Nevers et Sancoins, jusqu’à Clamecy, près de  l’écluse N°47 bis où le corps d’une nouvelle victime sera découverte.

« Rue des Boucheries » est l’occasion pour l’auteur de dévoiler toujours plus l’intimité du célèbre commissaire nivernais. Blessé, mis en danger, épuisé physiquement, rien ne lui sera épargné, pas même la mort de sa femme Muguette qui partira sans un mot et sans qu’il n’ait le temps de lui dire au revoir.

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18 octobre 2017

19/20 de France 3 Bourgogne du 14 octobre 2017 Naissance de Saint-Just

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17 octobre 2017

Le discours intégral prononcé lors de l'inauguration de la naissance de Saint-just

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Citoyennes, citoyens,

Bienvenu à toutes et à tous pour cette commémoration nationale fêtant la naissance de Louis Antoine  saint-Just, enfant nivernais qui deviendra l’un des hommes incontournables de notre révolution française, cet évènement encore jamais égalé, qui devait éclairer de par sa lumière philosophique l’avenir de nos ancêtres, de leurs descendances et celui de toutes les populations du monde. La révolution des lumières que la terre entière nous envie.

Cela fait maintenant deux ans que nous travaillons sur cet évènement pour vous donner le meilleur de nous même et faire en sorte que cette commémoration soit à la hauteur de cet événement.

Nous avons donc pris date et aujourd’hui, la Nièvre a rendez-vous avec l’Histoire.

L’anniversaire de la naissance de Saint-Just ne pouvait pas se limiter au dépôt d’une gerbe de fleurs. Pour ma part et dans l’esprit de ceux qui furent à mes côtés dès le 1er jour pour préparer cet événement, nous ne pouvions nous contenter de si peu car qui oublie son Histoire est condamné à la revivre ! C’est pourquoi nous souhaitions donner un véritable sens à ces journées que  nous vous proposons pour cette occasion.

Dans l’Histoire de France, ce qui fait sens, c’est la rupture et pas la continuité  et la grande rupture, la grande déchirure pour le monde entier, ce moment dont Goethe dit que c’est le début de l’ère moderne ; c’est la grande révolution de 1789. Cette révolution qui proclama  la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, cette révolution qui décida de l’abolition des privilèges et qui, alors que la France entière s’apprêtait à périr sous la hache des armées coalisées,  proclama la première République, le 21 septembre 1792. Cette révolution qui osait proclamer l’éradication de la misère devant ceux qui tenaient le pouvoir depuis tant d’années.

Saint-Just était alors député au sein de cette jeune assemblée, la Convention, celle qui vota tant de lois en faveur du peuple de France, et c’est lui qui proclama du haut de la tribune, alors que l’on hésitait encore sur le sort à réserver au roi, qu’un roi devait régner ou périr !

Dès lors, tout était dit ! La France par le jugement de son assemblée, en se débarrassant du roi et du système monarchique écrasant la population depuis plus de mille ans, allait sauter dans le vide et accentuer la grande déchirure, inexorablement.

Saint-Just fit partie de ces hommes, tout comme Robespierre, qui permirent à nos ancêtres de rêver à la liberté, à plus d’égalité et à la fraternité des hommes et des peuples unis par la pensée.

Le monde allait assister à l’émergence d’un peuple, où les hommes portés par de mêmes valeurs allaient se servir de celles-ci comme de boucliers pour combattre celles de l’ancien régime.

Si nous avons un passé commun, quels que soient nos ancêtres, c’est la grande révolution qui nous rend égaux, c’est ce que dit la déclaration des droits de l’homme et du citoyen imaginée par ces hommes : nous sommes tous semblables, nous sommes tous égaux en droit et il y a des droits universels et ce sont les droits de tout être humain !

Nous descendons tous de ces hommes-là, ceux qui travaillaient la terre pour nous nourrir, ceux qui chaque jour grossissaient les files de travailleurs venus à la porte de ces nouveaux employeurs, sortit du néant avec les prémices de l’ère industrielle, ceux qui pouvaient enfin occuper un poste intellectuel ou un grade militaire sans pour ceci être de sang bleu.

Voilà notre identité et c’est cet héritage-là que nous devons transmettre, ces valeurs que nous devons préserver d’une génération à l’autre.

Et si nous sommes les enfants de quelque chose, c’est de cette extraordinaire illumination de l’histoire des êtres humains.

Comment ne pas avoir une pensée en ce jour pour ces hommes, pour ce jeune homme, penseur d’acte et homme d’action, qui devait mourir à 26 ans par la main de ceux-là même, qui avaient usurpé leurs pouvoirs sur tout le territoire de la République, en associant à jamais les mots sang, terreur, guillotine à celui de révolution populaire.

Saint-Just pensa, jusqu’à son dernier jour, que l’homme n’avait pas d’autre maître que lui-même ! Et nous, aujourd’hui, tout comme lui, n’avons aucun autre recours, que notre intelligence, pour décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais !

C’est grâce à ces hommes et à leurs actions que nous pouvons croire ou ne pas croire et que la liberté de conscience est devenue le fondement de toutes les libertés.

C’est aussi grâce à ses hommes que chacun d’entre nous sait qu’il est lui-même, parce qu’il est libre de penser différemment sur des sujets et différemment au cours de sa vie.

Nous sommes les enfants des lumières et les enfants de la grande révolution de 1789.

Nous sommes les héritiers de cet effort permanent du peuple pour sortir de l’ombre et se hisser sur la scène de l’Histoire, prenant en main son destin et organisant sa vie avec le souci des autres.

Je remercie vivement tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à la réussite de ces commémorations et en particulier le conseil départemental de la Nièvre et son Président Patrice Joly, mon ami Jean-Louis Balleret, conseiller général, qui est chargé de la Culture. Merci également à Denis Pellet-Many le directeur de l’action culturelle, à Anne Berthier et toute l’équipe de la DAC, à Jean-Pierre Château, maire de Guérigny et aux élus de la ville de Guérigny, qui ont également soutenu ce projet, au conseil régional et à sa présidente, sans oublier Pascale Massicot, lesquelles soutiennent avec force le théâtre des Forges royales.

Merci à tous les employés municipaux qui nous ont aidés aussi dans ce projet.

 Merci aussi à Anne Magnard, professeur d’Histoire et au lycée Horticole de Varzy ainsi qu’aux élèves de la classe de seconde travaux paysagés.

Merci aux archives départementales de la Nièvre, à Jean-François Lefebure et la Médiathèque François Mitterrand à Nevers. Merci à Dominique Baran, Bruno Boutet et Bruno Prévotat pour s’être impliqués avec autant de talent et de passion dans ce projet afin de nous proposer une heure de musique d’époque avec l’orchestre de l’harmonie municipale de Nevers. Merci encore aux musiciens de Tambours Battants qui seront parmi nous dès demain.  Enfin, un grand merci à mon ami Jean-Philippe Bertin et aux journalistes qui couvrent cet évènement et au Journal du Centre, sans qui le rayonnement local, régional et national destiné à promouvoir la Nièvre par le biais de cet événement culturel, en rapport avec son histoire, n’aurait pas pu voir le jour.

Je voulais également adresser un grand merci aux comédiens de la troupe du Carambol théâtre et en particulier à mon vieux complice et ami Pascal Tedes, directeur artistique des Forges royales, auteur et comédien, lequel a participé à l’écriture de la pièce de théâtre qui vous sera présentée en avant-première dans quelques heures et qui s’intitule : «  d’entre les morts ». Sans lui, sans eux, ces festivités auraient eu un tout autre visage.

Au cours de ces journées, nous vous proposerons une conférence animé par l’historien decizois Pierre Volut qui nous parlera de la jeunesse de Saint-Just dans la Nièvre, de la musique d’époque, du théâtre, du cinéma avec la venue de Pierre Santini et un grand débat organisé par le Journal du Centre et modulé par Yannick Petit de Radyonne. Un débat qui aura pour thème cette période de la révolution qui nous oppose bien souvent encore : La Terreur. A ce propos, comment ne pas remercier de leurs présences Anne Quennedey et l’association des amis de Saint-Just à Blérancourt, Alcide Carton et Bernard Vandeplas de l’association des amis de Robespierre venus d’Arras, ainsi que mes amis Historiens Bernard Vinot, Marcel Dorigny et Jean Vigreux qui nous font l’honneur de leur participation à cette commémoration.

 

 Enfin, si vous voulez en savoir plus sur le sujet et que vous avez quelques instants, je vous proposerai de me retrouver autour du livre : Saint-Just la liberté ou la mort qui vient d’être édité par les éditions de Borée Centre France et à propos duquel Patrice Joly, président du conseil départemental de la Nièvre, a bien voulu écrire l’avant propos.

Bonnes festivités et belle commémoration !

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