Le Blog de Michel Benoit

17 mars 2022

Non à la panthéonisation d’Arthur Rimbaud !

La polémique fait rage depuis que quelques intellos en mal de reconnaissance soutenus par l’intelligenzia parisienne se sont emparés d’Arthur Rimbaud et veulent le soustraire aux ardennais. Une pétition circule portée par des universitaires, des académiciens et intellectuels, comprenant également tous les anciens ministres de la Culture  qui se sont succédés depuis Jack Lang jusqu'à Franck Riester. Ces derniers font une demande de panthéonisation de notre poète ardennais  auprès d’ Emmanuel Macron. L'initiative est soutenue par l'actuelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

5f635f0503e21_img_0871_2-5005944

Il s’agirait de la panthéonisation du poète et de son compagnon d’un temps Paul Verlaine. Alain Tourneux.le président de l'association des amis de Rimbaud et ancien conservateur du musée Rimbaud à Charleville-Mézières met en avant en premier lieu l'état d'esprit rebelle assumé par le poète natif des Ardennes : "Célébrer la rébellion, pourquoi pas ? Mais est-ce que cela convient au Panthéon et aux figures qui y sont ?". Pas  sûr qu'Arthur Rimbaud,  l'homme aux semelles de vent, le voyageur qui, de Charleville à Paris puis d'Aden au Harrar, aurait souhaité finir au Panthéon.

 Rimbaud est l'homme du refus et du rêve. Refus de la vie de province, refus de la littérature, refus de tout ce qui structure durablement l'existence. Rimbaud aurait vomi hier cette intelligenzia qui voudrait enfermer son âme de poète dans un monument national qui est bien loin des chemins, des rivières et des vallons l’ayant inspiré dans sa jeunesse.

 Et puis comme le souligne Alain Tourneux, associer de nouveau les deux poètes et amants, qui eurent une relation tumultueuse, pose également question. En 1873, Verlaine avait blessé Rimbaud en lui tirant dessus. "Rimbaud a cherché à rompre définitivement avec Verlaine en 1876. Il ne voulait plus en entendre parler". Une arrière-petite nièce d'Arthur Rimbaud, Jacqueline Teissier-Rimbaud partage ce sentiment. Elle s'explique dans une interview donnée à l'AFP : " Si les deux poètes font ensemble leur entrée au Panthéon, tout le monde va penser " homosexuels", mais ce n'est pas vrai. Rimbaud n'a pas commencé sa vie avec Verlaine et ne l'a pas terminée avec lui, ce sont juste quelques années de sa vie. Rimbaud est né à Charleville-Mézières, il reste à Charleville-Mézières, avec toute sa famille." ( AFP).

Il est également à craindre que le poète soit arraché à ses proches enterrés à ses côtés, son grand-père, sa mère et ses sœurs.

Quand on visite le grand cimetière de Charleville-Mézières, on découvre à l'entrée, la tombe de la famille Rimbaud. Des centaines de personnes originaires des quatre coins du globe viennent, toute l'année, se recueillir devant le poète disparu. Décidément, réunir Rimbaud et Verlaine au panthéon n’est pas une bonne idée et l’on pourrait conclure tout ceci par ces quelques mots qu’André Malraux aurait pu prononcer en son temps :

 « Repose en paix avec les tiens Arthur, dans la terre ardennaise qui t’a vu naître! »

Michel Benoit

Ecrivain

Posté par michelbenoit à 12:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 novembre 2021

Le crime du canal - Une enquête du commissaire Merle

Couv_Merle_Crime-du canal-seule (1) - Copie

Le Crime du Canal est le 17ème roman de la série des Enquêtes du commissaire Merle. On y retrouve les paysages magnifiques et particuliers qui se dessinent dans la campagne nivernaise mais aussi cette ambiance feutrée et mystérieuse des villages éloignés de tout

 Billy-sur-Loire ! Ce village paisible se retrouve sous les flashes médiatiques suite à la découverte du corps atrocement mutilé d’une jeune femme. Non loin de là sur le canal, une péniche en panne depuis plusieurs jours attise la curiosité des villageois, prêts à colporter la moindre rumeur. Informé par Interpol, le procureur de la Nièvre dépêche ses équipes sur un vol de bijoux commit au musée de Lyon, dont l’inestimable "Grand Bleu". Y a-t-il un lien entre ces deux affaires ? 

Une fois de plus, le célèbre commissaire Augustin Merle et son équipe vont devoir faire preuve de perspicacité pour résoudre cette énigme.Jeu de dupes et intrigues, médisances et jalousie, règlement de comptes et mensonges : l’auteur nous offre moult ingrédients pour alimenter le suspense.

Note de l’auteur 

Les gens que je décris dans ce roman ne sont pas hors normes. Ils appartiennent aussi bien à la grande société qu’à la petite bourgeoisie de province ou même à la classe des laissés pour compte. Aucune différence entre eux ne les oppose dans le crime. Ce ne sont que des hommes, tous semblables et divers, qui vivent la vie de tous les jours. Ils vont vaquer à leurs occupations, vont ressasser les mêmes préoccupations, tenir les mêmes discours. Ils seront heureux ou malheureux selon les jours, selon les événements auxquels ils auront à faire face dans la journée. Cette vie ordinaire est plus riche qu’il n’y paraît, mais je ne l’enjolive pas.

Pour relater ces tranches de vie, je vais puiser dans les temps qui ne sont plus... Comme si dans le passé, les relations humaines étaient plus authentiques. À l’évidence, c’était une période où l’on trouvait le temps de prendre un verre au bar du coin entre amis, entre connaissances fortuites ou régulières, pour échanger sur l’actualité, ou simplement pour parler de la vie.

Ainsi, c’est souvent au café, à la brasserie, au restaurant que l’on rencontre les personnages de mes romans et c’est là, mais aussi dans leur profonde solitude, qu’on y découvre une certaine forme de vérité… Car en final, chacun possède sa propre vérité !

 

Michel Benoit

 

 

Posté par michelbenoit à 13:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Atmosphère d'Enfer Une enquête d'Ethon Blimiec

Atmosphere-d-Enfer

Quand on constate à l’aube que la journée commence mal, il n’y aucune raison pour qu’elle se poursuive dans la joie et la tranquillité. De là à penser que la découverte d’un cadavre place Denfert Rochereau  puisse vous emmener dans des lieux peuplés de macchabées à vingt pieds sous terre de la capitale… Les bas fonds de Paris ont de drôles de senteurs, des odeurs nauséabondes qui peuvent vous mener droit en enfer sauf si on s’appelle Ethon Blimiec et qu’il est question de renflouer les comptes de sa petite entreprise de détectives l’agence Mogador.

Fort du succès des enquêtes du commissaire Merle, Michel Benoit convie le public à un nouveau rendez-vous, avec un détective privé, Ethon Blimiec, un professionnel pittoresque, à une époque – pas si lointaine – où les policiers travaillaient sans Internet, sans téléphones portables et sans recours aux analyses ADN. Au fil des investigations, Ethon deviendra un intime du lecteur, une sorte d’ami de la famille que l’on a hâte de retrouver avec plaisir. 

 

Posté par michelbenoit à 13:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Fiché à vie ! Une enquête d'Ethon Blimiec

Quand un militaire rechigne à se rendre en mission à Mayotte, il doit y avoir une bonne raison. Plus intriguant, s’il écourte son séjour pour revenir arpenter les allées du bois de Vincennes et fréquenter l’hôtel du Bois Gallant. Et encore plus curieux, si depuis son retour, toutes ses connaissances tombent comme des mouches…

 En acceptant cette nouvelle enquête, Ethon Blimiec se laisse embarquer dans une drôle d'histoire. La petite sirène qu'il a l’habitude d’entendre quand il se trouve en danger n’a cependant pas sonné une seule fois. Il aurait également dû se méfier de tant d’argent proposé pour si peu de travail... Mais voilà… quand on est détective privé avec une belle enseigne parisienne, on n'a pas d'autre choix que de turbiner et rien ne se refuse.

CMFichéVie16 1

Fort du succès des enquêtes du commissaire Merle, Michel Benoit convie le public à un nouveau rendez-vous... avec un détective privé, Ethon Blimiec, un professionnel pittoresque, à une époque - pas si lointaine - où les policiers travaillaient sans Internet, sans téléphone portable et sans recours aux analyses ADN. Au fil des investigations, Ethon deviendra un intime du lecteur, en quelque sorte une sorte d'ami de la famille qu'on a autant plaisir que hâte à retrouver.

 

 

Posté par michelbenoit à 13:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

" Rue de la Grande Muette " Une enquête d'Ethon Blimiec

Rue-de-la-grande-muette (1)

Quand un militaire rechigne à se rendre en mission à Mayotte, il doit y avoir une bonne raison. Plus intriguant, s’il écourte son séjour pour revenir arpenter les allées du bois de Vincennes et fréquenter l’hôtel du Bois Gallant. Et encore plus curieux, si depuis son retour, toutes ses connaissances tombent comme des mouches… 

En acceptant cette nouvelle enquête, Ethon Blimiec se laisse embarquer dans une drôle d'histoire. La petite sirène qu'il a l’habitude d’entendre quand il se trouve en danger n’a cependant pas sonné une seule fois. Il aurait également dû se méfier de tant d’argent proposé pour si peu de travail... Mais voilà… quand on est détective privé avec une belle enseigne parisienne, on n'a pas d'autre choix que de turbiner et rien ne se refuse. 

Fort du succès des enquêtes du commissaire Merle, Michel Benoit convie le public à un nouveau rendez-vous... avec un détective privé, Ethon Blimiec, un professionnel pittoresque, à une époque - pas si lointaine - où les policiers travaillaient sans Internet, sans téléphone portable et sans recours aux analyses ADN. Au fil des investigations, Ethon deviendra un intime du lecteur, en quelque sorte une sorte d'ami de la famille qu'on a autant plaisir que hâte à retrouver.

 

 

Posté par michelbenoit à 13:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Ethon Blimiec Un nouveau détective privé dans " Sans fleurs et sans couronnes "

Pourquoi quitte-on la Crim' pour s'installer à son compte ? Par le biais d'une nouvelle enquête, le détective Ethon Blimiec se révèle et révèle son univers, à commencer par son chat Clodo, sa secrétaire Nathalie et le fameux commissaire Clérambar... Derrière le flic, on découvrira surtout l'homme. Insolite et surprenant, celui qui déjoue tous les codes, reste pourtant viscéralement attaché aux valeurs qui sont les siennes et qui l'ont construit. Un grand bonhomme touchant qui deviendra bientôt un ami du lecteur. 

"La rue de la Butte aux cailles. C’est là qu’après avoir quitté la police traditionnelle, j’ai décidé d’installer mon agence de détective privé. L’agence Mogador, un nom qui attire le chaland ! Et en matière de clients, j’en rencontre de toute sorte. J’avais voulu être flic et je me retrouve détective... mais toujours autant éboueur. Car comme le dit si bien Mike, l’un de mes vieux compagnons de promotion, il y a un point commun entre ces deux métiers. " Si l’un est chargé de vider les poubelles de la société, l’autre doit par obligation fouiller dedans ! " 

Fort du succès des enquêtes du commissaire Merle, Michel Benoit lance une nouvelle série policière avec, à la barre, Ethon Blimiec. 

 

Carte blanche pour roman noir

Posté par michelbenoit à 12:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 août 2020

Crimes aux Buttes Chaumont - Les enquêtes du commissaire Merle

Couv_Merle_seule

Pour Merle, cette enquête  parisienne est un retour aux sources et c’est sous le soleil ardent de l’été parisien qu’il devra enquêter sur deux meurtres abominables survenus en plein cœur du parc des Buttes-Chaumont.

Une fois de plus le commissaire Merle va enquêter, prétexte pour l’auteur d’évoquer la France des années 70 et l’évolution d’une France des villes face à la désertification d’une France rurale. 

Bien que ce nouvel opus soit éloigné de la Nièvre, cette dernière est paradoxalement prédominante dans ce livre et Merle devra tout son talent d’enquêteur pour résoudre cette nouvelle affaire.

En préfaçant son livre policier à la mémoire de son ami Gilbert Champagne, l’une des figures historique de l’écologie nivernaise, Michel Benoit mélange sciemment le roman et le vécu, les craintes d’hier et les certitudes d’aujourd’hui quant à l’avenir de notre planète et la nécessité de revenir à plus de ruralité et du respect des vies qui nous entourent.

Crimes aux Buttes Chaumont

Ajna de Scorto Editions
Site http://ajna-de-scorto-editions.com/index.php
Paiement sécurisé en ligne
Avec SSL
Avec Visa/ Mastercard/ Paypal
contact@ajna-de-scorto-editions.com

Posté par michelbenoit à 18:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]

28 juin 2020

Le voile se déchire !

Je me demandais quand nous entrerions enfin dans ce XXIème siècle. Pour mémoire le  19ème siècle avait été celui de l’Europe et avait réellement débuté avec la progression du capitalisme libéral provenant d’Angleterre avec ses contingents de misère, ses forçats travaillant dans les mines ou dans les champs, sa tuberculose envahissant les villes et leurs sombres ruelles. Cent ans plus tard, nous avions attendu 14 ans pour nous rendre compte que nous étions au XXème siècle en nous réveillant avec la grande guerre de 14/18 et ses millions de morts qui allaient formater tout ce siècle. Aujourd’hui, alors que la pendule de l’Histoire à marqué 2020, c’est la pandémie du corona virus et ses conséquences sur les privations de liberté de toutes sortes qui apparaissent et qui vont nous accompagner durant un long siècle.

En 45 jours, on a testé le monde pour connaître son degré d’allégeance et son taux de désobéissance face aux privations de liberté de toute sorte : confinement, interdiction de se réunir, de se déplacer masqué avec des autorisations formatées etc…

A ceci, s’ajoute l’invasion d’une gangrène que j’avais déjà dénoncé il y a quelques temps et qui nous vient des grandes entreprises du CAC 40, lesquelles veulent introduire dans nos vies privées et professionnelles de nouvelles valeurs qui leurs permettent de se différencier des autres et de progresser dans la course à la valeur du prix de leurs actions qu’ils souhaitent toujours plus forte. Imposé par un ordre mondial qui se veut rester anonyme, mais qui n’a rien à voir avec quelque organisation complotiste que ce soit, ils imposent de nouvelles valeurs destinées à changer nos vies, nos attitudes et nos comportements. Orchestrés par un encadrement qui ne s’appellent plus Direction du personnel mais Ressources humaines (ce qui exclue toute présence humaine dans le dispositif et qui range l’être humain au stade de produit de consommation), ces entreprises formatent leur personnel comme des gourous animeraient leurs adeptes en imposant des termes tels que conformité, processus, management…Aujourd’hui, ces même entreprises, à l’exemple de l’Oréal, poussées par le grand ordre mondial s’attaquent aux valeurs sociales, individuelles et humaines de l’homme en cherchant de nouvelles formules pour satisfaire une clientèle argentée qui se dit sensible au sort de l’homme mais qui ne dévoile en fait qu’une posture allant de l’islamo-gauchisme au bobo écolo. Ainsi, par ses slogans, elle ne réunit pas les hommes mais les séparent, elle entretient le sentiment d’insécurité en fomentant la haine, pousse à la révolte, entretien une mémoire non pour abjurer les méfaits de l’Histoire mais pour alimenter la vengeance des uns envers les autres, incite au repli sur soi même plutôt qu’au partage vers les autres.

Quand on cède aux incitations à la résilience en préférant déboulonner des statues plutôt que d’enseigner leur Histoire comme l’école républicaine devrait le faire, quand on accepte de couvrir un communautarisme qui n’aspire qu’à se comporter comme un état dans l’état, quand un état méprise ses fonctionnaires qu’ils soient policiers, enseignants ou soignants, quand on maltraite ses anciens en les privant de leurs proches durant des mois, quand on ment effrontément au peuple en jurant tout et son contraire et qu’on utilise les médias pour dresser chaque jour la liste des malades tombés pour le profit, comme le ferait un petit comptable additionnant ses chiffres les uns au bout des autres avec délectation …. on se rend complice de complot contre son pays, contre l’humanité.

Michel Benoit

79600668_10218431579393980_7683424711308476416_o

Posté par michelbenoit à 15:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juin 2020

Brûler n’est pas répondre !

sans-titre

Nous assistons depuis plusieurs jours à l’avènement d’un nouvel âge identitaire, imposé par une poignée d’activistes et qui, au nom de l’antiracisme, s’acharnent à monter les êtres, les uns contre les autres, et installent un climat de peur et de violence sur la surface du globe. En France, pays de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, nous avons nous aussi notre lot de délits et de crimes commis au nom d’une préférence raciale, religieuse et ethnique… Lesquels ont toujours été ordonnés au nom du profit des plus puissants à l’encontre des plus pauvres. Toutefois,  nous avançons tous ensemble, dans le bon sens, pour rétablir l’égalité entre tous les hommes. Tout ceci nous rappelle le caractère fragile de notre unité nationale.

Face aux événements que nous vivons  depuis quelque jours, nos valeurs culturelles, de vivre ensemble, de tolérance et de partage, semble bien mises à mal. À l’heure où nous devrions partager l’essentiel de nos valeurs, la priorité de certains peut paraître à géométrie variable et force est de constater que tous ne font pas leurs, l’esprit devant se dégager d’une véritable Nation. Certains avancent, même sans aucune arrière-pensée, que la religion est prioritaire sur la nationalité. Il est peut-être temps de rappeler à tous ce qu’est une Nation.

La France n’est pas un pays, elle est bien plus, c’est une Nation ! Une Nation laïque construite idéologiquement.  Et qu’est-ce qu’une Nation laïque, sinon une conscience morale que chacun s’approprie au fur et à mesure des générations…

Alors qu’à la naissance de notre société, l’idée de Nation renvoyait à un groupe d’hommes aux mêmes origines communes, cette idée de Nation dépasse aujourd’hui le cadre ethnique ou tribal. Elle trouve sa source dans un ensemble complexe de liens qui fondent le sentiment d’une appartenance commune. Elle est ainsi à la fois extérieure aux individus, en même temps qu’elle est intériorisée et transmise d’une génération à l’autre.

Une nation est une âme, un principe spirituel. En France comme dans d’autres pays, la Nation est liée à son histoire. L’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose ainsi que "le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément."

Aujourd’hui, l’idée de Nation déplaît. Elle déplaît et elle gêne. Elle déplaît tant, qu’elle est mise à rude épreuve à chaque occasion. Par le terrorisme, l’intégrisme bien sûr, qui ne cherche qu’à faire éclater en morceaux cet esprit de Nation, mais pas seulement… Par la mondialisation d’une part, créée par la société libéralisée, que l’esprit de Nation gêne considérablement, devenant un frein à la libre exploitation des biens et des personnes. L’ordre financier mondial ne souhaitant qu’une seule chose ; que les pays s’effacent, face à l’enjeu d’un grand marché mondial où toute distinction, toute originalité, serait supprimée au bénéfice d’un profit toujours plus grandissant.

A l’heure où les plus grands dangers menacent nos libertés, soyons vigilants à ce que, plus que jamais, notre Histoire soit expliquée aux jeunes et aux moins jeunes afin qu’ils comprennent le cheminement qui amène à la tyrannie et pour que plus jamais la tentation d’une supériorité des uns sur d’autres ne viennent mettre en danger notre grande idée de Nation.

Refusons de glisser les drames de notre Histoire sous le tapis de la bonne conscience mais aussi, refusons de censurer les œuvres culturelles d’hier, quelles soient littéraires, cinématographiques ou autres… de déboulonner des statues, de rebaptiser le nom des rues, des monuments publics, d’effacer l’image ou le portrait de ces aïeux ayant participé de gré ou de force à ces exactions dans une autre vie car comme l’écrivait Camille Desmoulins peu avant sa mort : «  Brûler n’est pas répondre ! ».

Résistons contre la disparition ou la domestication de la France au service d’une volonté étrangère, identitaire ou communautariste ! Il serait désastreux pour l’humain, pour la liberté et la justice universelle que les forces des ténèbres, nous menaçant, gagnent du terrain, car l’homme, qu’il soit blanc ou noir, n’est ni esclaveni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. C’est la formation d’une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, que se crée une conscience morale qui s'appelle une nation.

Michel Benoit

 

Posté par michelbenoit à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand on a des difficultés à entrainer les foules, on manipule les mots

 

31281720_10213963970066539_8174963686608207872_o

J’en ai appris des choses depuis quelques années, j’ai appris que les campings ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ».

 J’ai aussi appris que je n’étais pas petit mais « de taille modeste » et qu’un nain était « une personne à verticalité contrariée ».   

Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédago à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

Je savais déjà que la femme de ménage était une technicienne de surface et Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les courses d’école des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».

Moi je pense que sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège.

 Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maitriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ».Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».Mais curieusement le meilleur est pour la gym… oups pardon ! pour l’EPS (Education physique et sportive).

 Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête »,tout comme  un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est une gomme.

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).  

Mais il y a plus grave avec la tentative des possédants d’instaurer un marché planétaire de masse avec une gouvernance mondiale. Quand on a des difficultés à entrainer les foules, on manipule les mots * .

On transforme alors le mot gouvernement en gouvernance (langage très bancaire), le mot territoire en espace public, le peuple en Sté civile, la loi en régulation, il est évident que lorsqu’on veut changer les choses, on commence à présent par changer les mots et par cette opération, on change leurs sens.

Alors, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con.  Mais restez vigilants et rappelez-vous que lorsque vous entendrez l’une ou l’autre de ces formules vous devrez redoubler de méfiance.

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

* voir mon essai : Quand sonnent les sirènes aux éditions Mutine 12/2019

 

 

Posté par michelbenoit à 11:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]