Le Blog de Michel Benoit

28 juillet 2015

Il n’y a pas de petits exploits, il n’y a que des grands hommes !

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Il n’y a pas de petits exploits, il n’y a que des grands hommes !

Quelles leçons de courage nous ont donné les coureurs du Tour de France tout au long de ces vingt étapes. Il y eut les abandons et les blessés de la première semaine, puis les « capitaine courage » de la seconde avec l’épisode pyrénéen qui fut épuisant, enfin la semaine consacrée à la haute montagne, celle des Alpes où les meilleurs grimpeurs devaient se singulariser et remonter au classement en nous proposant un magnifique spectacle, celui du courage et de la solidarité à l’image de Ritchie Porte emmenant son maillot jaune aux cimes des cols. Un spectacle magnifique comme ces images télédiffusées des paysages français traversés par les hommes du Tour chaque jour et nous alléchant toujours un peu plus par la beauté dévoilée. Ce Tour 2015 aura été l’occasion une fois de plus de nous montrer tout ceci et nous conter cette magnifique aventure humaine qu’il nous propose chaque année. Il aura été aussi pour moi l’occasion de vous proposer mon billet d’humeur sur ces journées. Un billet un peu sportif, un peu décalé sur ces journées, voire même un peu déjanté, mais toujours respectueux envers les coureurs qui donnèrent le meilleur d’eux pour notre plus grande satisfaction. Certes, nous avons parlé dopage… Certes nous avons évoqué la tricherie, mais nous avons aussi parlé de ces exploits, petits et grands… Grands à coup sur, car il n’y a pas de petits exploits sur le Tour, il n’y a que des grands hommes ! Ce Tour 2015 enfin, qui aura vu pour la première fois un Africain porter le maillot à pois rouge de meilleur grimpeur et un barbu allemand remporter une étape après une échappée en solitaire. Un Tour fou comme on les aime et qui contribuera à la légende de ces hommes, qui durant vingt étapes nous aurons fait vibrer au rythme des coups de pédales…

Un Tour que nous n’oublierons pas !

A bientôt,

Michel Benoit

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25 juillet 2015

20ème étape Valfréjus – l’Alpe d’Huez Pinot met du vent dans les voiles !

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Pinot met du vent dans les voiles !


« - On n’aurait peut-être pas du reprendre de la raclette ! » C’est ce que j’entends depuis ce matin sur le village du Tour. Inquiétant quand même, car une bonne vingtaine de coureurs risquent d’exploser avant la fin de la journée ou alors, d’éjecter les vents. Et alors, je ne vous dis pas l’ambiance, il y aura du vent dans les voiles et quelques malins pourraient en profiter pour mettre les gazes et monter l’Alpes d’Huez sans batterie-moteur ou piquouze des familles. La différence, c’est que les conséquences d’un fromage chaud dans l’organisme ne sont pas répréhensibles aux contrôles. Et oui, il fallait y penser ! Il faudra également gérer son positionnement dans les cotes, pas trop près du poursuivant, surtout s’il est en danseuse… Enfin, ce que j’en dis…


Les rescapés des dix neufs étapes précédentes ont donc pris le départ à Valfréjus pour une grosse étape de montagne avec le Galibier entre autre au programme, pour terminer à l'Alpe d'Huez. Dès le kilomètre zéro une attaque avec Geniez. Le pelotton temporise et les coureurs de tête se retrouvent avec plus de 7mns d'avance. Très vite la bagare pour le classement général commence et le peloton laisse partir dix coureurs dont Barguil. Bardet, maillot à pois rouge est protégé par son équipe et les échappés sont vite repris. Geniez roule alors pour Pinot et s'envole vers les hauteurs du col de la croix de fer. Quintana fausse compagnie au groupe du maillot jaune. A l'arrière c'est le duel Froom-Nibali. Puis, c'est le début de l'Alpe d'Huez avec une pente à faire pâlir n'importe quel coureur. Celui qui arrivera le premier en haut de ce col sera sacré par César !

Les équipiers de Froom lui permettent alors de sauver son maillot jaune. Porte fait alors une fois de plus une course hors pair. Le public rassemblé sur les bords de route explose, le pouce levé, tous crient pour encourager Pinot qui s'élance vers la victoire. Dans son élément, Pinot trouvait la réponse à son courage. Aidé par une température plus clémente que les chaleurs qui ont accompagné le Tour depuis Utrecht, il fendait la foule. « C’était impressionnant. Je vais revoir les images mais c’était fou. Je ne savais pas toujours où j’allais, c’était un peu dangereux mais c’était surtout beaucoup de frissons. » La chair de poule et la peur de tout perdre à cause d’un Nairo Quintana parti à la conquête du maillot jaune. Malgré un superbe effort, le Colombien était trop court pour les deux. Pinot vivait lui une fin de course palpitante. « Je n’avais pas l’oreillette tellement il y avait de bruit " .


Au final Pinot l'emporte. Quintana n'est plus qu'à un peu plus d'une minute du maillot jaune. Froom se tire d'affaire et Bardet perd son maillot à pois rouge. Demain les coureurs s'élanceront d'Auxerre pour se retrouver sur les Champs Elyzées. Ce sera la dernière étape du Tour 2015. Si tout va bien, Froom gagnera le Tour 2015.

Mais demain sera un autre demain.


Michel Benoit

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24 juillet 2015

19e étape - Saint-Jean-de-Maurienne - La Toussuire Croix de bois, crois de fer !

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Croix de bois, crois de fer !


Quel régal que cette 18ème étape qui a vu le sacre d’un champion sur la ligne d’arrivée. Un p’tit gars d’Auvergne que j’ai immédiatement surnommé le Petit bougnat du Tour tant il avait été au charbon durant cette étape difficile et périlleuse. Romain Bardet nous l’avait laissé entrevoir à plusieurs reprises et avait déclaré qu’il tenterait quelque chose dans la montagne. C’est chose faite !
Hier, Chris Froom a subi un grand nombre d’attaque de la part de ses concurrents, il n’a pas semblé vouloir répondre à celles-ci. Mais aujourd’hui et demain, il n’aura pas le choix pour montrer qu’il est le patron de ce Tour 2015… Il devra prouver une fois de plus sa supériorité en attaquant faute de quoi il pourrait bien se faire ravir son maillot jaune avant de s’élancer sur les champs Elysées.


Aujourd’hui l’étape est presque identique à celle d’hier et on peut s’attendre à une échappée du même type avec une arrivée en fanfare. Pourquoi pas celle de Thibaut Pinot ou de Pierre Rolland ? Ils sont nombreux à prétendre gagner cette 19ème étape car demain sera celle de l’Alpes d’Huez et ensuite l’arrivée sur les Champs Elysées. Ce que l’on sait déjà c’est que la tartiflette est déjà prête et que le vin de savoie est au frais et attend les coureurs qui atteindront le sommet après 138 kms de montées dans ce paysage magnifique.


Je peux vous certifier que celui qui arrivera le premier en haut du col de la croix de fer ( si je ment je vais en enfer ! ), un col à 7%, aura de grandes chances de monter sur le podium ce soir. Pourtant, après quelques kilomètres, des indécisions, des flottements, chacun se regardant en chien de faïence et hésitant à sortir du bois pour se montrer à découvert, c'est un groupe de ^lus de vingt coureurs qui se détache du peloton. Parmi eux, les tout premiers au classement général, chacun d'entre eux voulant conserver sa place. Nibali et Contador essaient de prendre la tête de ce gruppetto mais rien n'y fait. Et c'est Pierre Rolland qui à la sortie d'un virage en profite pour prendre quelques hectomètres, puis quelques dixièmes de seconde et enfin, plus d'une minute à ce groupe de champions qui n'en revient pas.


Jouez trompettes et résonnez tambours ! Pierre Rolland fonce vers l'étape à plus de soixante kilomètres de l'arrivée... Gonflé à bloc le petit gars. Nibali en profite pour tirer sa révérence et part le rejoindre dans la montée du col de la croix de fer. Pour les uns, c'est la croix, pour les autres c'est l'enfer ! Les sprinters qui restent en plan et n'ont plus qu'une pensée, celle d'arrivée dans les temps pour manger la tartiflette. Nibali fausse compagnie à Rolland qui se fait rejoindre par le groupe maillot jaune parti à sa chasse. Froom négocie bien cette étape et reste à l'affut. Bardet conserve son maillot de meilleur grimpeur et Nibali obtient une belle victoire d'étape, la tête dans les nuages. Demain les coureurs partiront de Valfréjus pour arriver à l'Alpes d'Huez. Une étape qui ne fera que 110 kms.

Mais demain sera un autre demain !


Michel Benoit

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23 juillet 2015

18ème étape Gap- Saint-Jean-de-Maurienne Victoire du petit bougnat du Tour !

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Victoire du petit bougnat du Tour !

Quand je vous disais qu’il fallait se méfier des faux barbus…Tiens, pas plus tard que ce matin, un lecteur qui ne peut être qu'un faux barbu, m'a laissé un message sympathique sur mon blog et m'a demandé ce que sentait un connard...( vous reporter à mon dernier article) Alors tout d'abord, merci à lui de prendre la peine de se lever à 5 heures du matin pour lire mes posts, si ! si ! merci, cela me fait vraiment chaud au coeur... Par contre, le fait qu'il souhaite rester anonyme en s'affublant du nom de "Tounans" confirme bien ce que j'avançais hier, un barbu ça cache forcément quelque chose ! Méfions-nous donc des barbus. Il ne sont pas tous sympa !

Il en est de même dans le Tour, et là, les hommes du peloton sont inexcusables car il n’y en avait qu’un parmi les coureurs ! Ils auraient quand même du se douter que l’Allemand préparait un mauvais coup de derrière sa barbe. Une barbe qui avait plus du tablier de sapeur d’ailleurs que de la barbichette de mon voisin de palier ! En tous les cas, ce qu’il fit hier ne fut pas facile et il fallut un sacré courage pour s’élancer droit devant, le vent en pleine face, pour aller chercher la première place du podium pour cette première étape alpine.

Aujourd’hui, la course démarre de Gap, spécialité des oreilles d’Anes, que je dédicace à mon lecteur anonyme, et j’en passe, pour arriver à Saint-Jean de Maurienne, après 178 kms de haute montagne et l’ascension de trois cols de troisième catégorie. De quoi faire descendre au fond de l’estomac les pieds paquets ingurgités la veille… Pensez-vous ! Des cols à 7% jusqu’au point culminant de la course, le col du Glandon à 1924 mètres. Puis les lacets de Montvernier qui amèneront nos chérubins sur la ligne d’arrivée. Une étape que ne vont pas aimer nos amis sprinters qui vont très vite, et dès le 6ème kilomètre, aux pieds du 1er col, former le gruppetto pour ne pas y bouger de la journée. Vous l’avez compris, une journée avantageant les grimpeurs comme le deuxième du classement Nairo Quintana sans oublier Valleverde. Pas de doute que le premier arrivé en haut du col du Glandon pourra s’écrier : «  Je suis le vieux de la montagne ! » avant de redescendre porter la bonne parole sur le village du Tour…


En attendant, ce sont 29 coureurs qui ont pris la tête d'une échappée qui semble être la bonne et qui vont passer les sprints intermédiares et gagner des prix non négligeables. Le peloton va s'éclater et c'est en pièces détachées qu'il va aborder les derniers cols. A cet instant, les cuisses brûlent, les muscles se resserrent. a 53kms, ils ne sont plus que 12 et Romain Bardet, le jeune auvergnat de 23 ans, négocie la descente du Glandon avec 2,30mns d'avance sur le groupe maillot jaune. Romain Bardet, le petit bougnat du Tour franchi la ligne d'arrivée avec une avance confortable. Le public l'attend et s'enflamme comme le faisaient certainement jadis les volcans d'Auvergne. Un grand champion est né sur ce Tour 2015 ! Demain, le programme sera encore de la haute montagne avec 138 kms jusqu'aux Sybelles.


Mais demain sera un autre demain.


Michel Benoit

 

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22 juillet 2015

17ème étape Un barbu c'est un barbu

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Un barbu c'est un barbu !


Alors que je vous parlais hier de la normalité d’un coureur cycliste et que l’équipe Sky, celle du maillot jaune Froom, cherchait à nous démontrer qu’elle lavait plus blanc que blanc… On apprenait que Jean-Christophe Peraud avait décidé de mettre fin à sa carrière de professionnel en 2016. Il faut dire que le Tour 2015 lui a réservé bien des soucis avec des chutes à répétition. On apprenait également que Romain Bardet et Alberto Contador, remontés comme une pendule, pensaient très sérieusement à détrôner le roi Froom et que Valverde, lui aussi, se voyait bien à l’arrivée des Champs Élysées. La tête dans la lavande, je cherche la route de Pra Loup sur la carte et je me dis que ces gars là sont complètement fada de vouloir faire 161 kms pour escalader quatre cols sous une chaleur aussi torride. Moi je vois bien une belle échappée de plus de cent kilomètres avec une victoire d’étape à la clef. .. Enfin, ce que j’en dis…


Eh bien je ne croyais pas si bien dire ce matin en écivant ces quelques lignes. On apprend tout d'abord l'abandon de plusieurs coureurs dont Van Garderen, troisième au classement général, ce qui ne va pas manquer d'émoustiller les prétendant au podium général.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je me suis toujours demandé ce qu'un barbu avait à cacher pour exiber sa pilosité...

Eh bien, alors que la course n'arrivait pas à prendre sa véritable cadence, un dossard surgit de nul part, répondant au nom de simon Geschke, prend soudain la tête des vingt quatre échappés. Le peloton s'éclate. Les hommes au-devant de la course laisse filer... Le barbu allemand Simon Greschke suivi un moment de Daniel Teklehaimanot, notre ancien champion de la montagne, qui a troqué ses pois rouges pour des lentilles pour mieux surveiller la course, creuse l'écart. Il n'y avait qu'un seul barbu dans les peloton et personne ne s'est méfié de lui alors qu'il était quand même facile à reconnaître : puisqu'il était barbu ! Eh bien non ! Un barbu qui passe innaperçu... m'enfin....
On avait craint l'orage, quelques gouttes tombent et avec elles Thibault Pinot dans la descente du dernier col l'amenant au Pra Loup. Il ne rattrapera pas Greischke qui s'envole vers une victoire bien mérité !
Devant la ligne d'arrivée, une délégation de petits choristes s'approche. Les gosses se mettent à chanter :
" Tout le monde y pu, y sent la charogne,
Y'a qu'le beau barbu qui sent l'eau d'cologne !
Y'a qu'le beau barbu qu'à la bonne odeur "
Demain on remet ça en repartant de Gap ( on aime la clairette sur le Tour )

mais demain sera un autre demain.


Michel Benoit

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21 juillet 2015

21 juillet Journée de repos et demain, si vous le voulez bien….

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Journée de repos et demain, si vous le voulez bien….

C’est donc une journée de repos que nous proposent les organisateurs du Tour 2015. Une journée de repos aux pieds des Alpes. Car c’est au cœur des Alpes que les quatre prochaines étapes seront courues avant la dernière ligne droite et l’arrivée devant l’Arc de Triomphe.
C’est bizarre la vie, il suffit d’une journée de repos pour que l’inspiration s’évapore soudain et que les mots deviennent plus difficiles à trouver… On se demande d’ailleurs ce que peu bien aimer faire un coureur cycliste de son temps, à par appuyer sur des pédales, tant nous avons l’habitude de les regarder se montrer assis sur un vélo… Eh oui, comment ça vit un coureur cycliste ? Et est-ce que ça tient debout quand il est descendu du vélo ? Pas sûr !


On sait qu’Hinault se reconvertira comme éleveur bovin à Carloguen, que Poulidor travaillera pour Manufrance et France Loire qui fabrique la marque Mercier, que Joop Zoetemelk rejoindra son épouse pour diriger leur hôtel Le Richemont à Meaux, et que Gimondi deviendra propriétaire d’une compagnie d’assurances et gérant d’un restaurant… Rien qui fait vraiment rêver en fait ! Des hommes qui, une fois le dossard ôté, redeviennent des hommes normaux et pour la plupart d’entre eux, tombe dans l’indifférence totale, alors que les supporters du Tour veulent des héros !


Alors, que peu bien faire un coureur durant une journée de repos ? Et bien il parle de la course avec ses co-équipiers, il s’entraîne un peu et reconnaît le parcours du lendemain, se fait masser les mollets, soigne ses petits bobos, ses gros bobos, répond aux questions des journalistes sur le village du Tour…Peu de chose en fait qui puisse faire acheter du papier et c’est bien là le drame du cyclisme professionnel, un coureur qui n’est pas sur son vélo à sprinter ou à monter des cols, n’est pas une idole, sauf quelques champions, qui gèrent leur image. Courir, gagner, se faire aimer, durer… Facile à dire… Mais combien d’entre eux rejoindront l’incognito, connaîtront le chômage et la maladie dans une indifférence totale…


Demain, si tout va bien, ce sont 169 coureurs qui s’élanceront de la ligne de départ en direction de Pra Loup Station de Montagne. Un hors d’œuvre pour les grimpeurs qui sera suivi de trois jours de haute montagne avec en final l’ascension de l’Alpes d’Huez. Autant vous dire que rien n’est gagné à cette heure et que la première place dans ce Tour va se jouer demain et dans les prochains jours. Quintana, devenu deuxième au classement général pourrait bien jouer la surprise. D’autres également, je pense à l’espagnol Valverde ou pourquoi pas, à Barguil, à Bardet ou à Contador…


Mais demain sera un autre demain,


Michel Benoit

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20 juillet 2015

16e étape - Bourg-de-Péage – Gap Si Poupou le dit !

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Si Poupou le dit !


Vous me direz ce que vous voulez mais la fameuse botte de la Pierre-Saint-Martin fait parler de plus en plus et les langues se délient. Au point qu’après réflexion, la communauté scientifique estime que l’énergie dégagée par Froome lors de cette fameuse montée n’a été atteinte que par des coureurs ayant été pris pour dopage, citant Jan Ulrich et Lance Armstrong. Pour Pierre Sallet, aujourd’hui, les performances de Chris Froome sont « incompréhensibles » avec les données dont il dispose. Le grand manitou du Tour, j’ai nommé l’ami Prudhomme, lui ne fait pas dans la dentelle et assure que si on le souhaite, on peut toujours regarder le tennis et qu’il se moque complètement des amoureux de la petite reine qui auraient un doute sur l’honnêteté de la course. Il devrait, je pense, réfléchir un peu avant de parler, car le Tour c’est aussi les sponsors et le désintéressement du Tour par ses supporters pourrait avoir de grave conséquences sur les prochaines années. Le maillot jaune LCL ne s’était-il pas posé la question à l’époque de Festina ?


Alors on veut calmer les esprits, et KIKKONAPPEL dans ces cas là ? Raymond Poulidor bien sur ! L’homme est prudent dans ses déclarations et pourtant il avance : «  Je n’ai jamais vu Froome dans une forme comme ça, dominer autant ces premières étapes. Il est exceptionnel ! Il est dans les premiers lorsqu’il y a du vent, dans les premiers aux sprints, … Là où il m’a le plus étonné, c’est sur les pavés. Froome n’est pourtant pas adroit sur un vélo. Au Mur-de-Huy, il a largué tout le monde en 500 mètres, de même à Mûr-de-Bretagne. Et on a vu ce que cela a donné à la Pierre Saint-Martin avec sa victoire d’étape. »
Et voilà ! Pan sur le bec à Prudhomme ! Si c’est Poupou qui l’dit ! Rien à dire de plus… Y’a plus qu’à attendre qu’il se fasse gauler l’ami Froome ! Ou qu’il lui prenne l’envie de faire le salut d’Adolf à l’arrivée en guise de victoire à l’image des archives retrouvées nous montrant la famille royale d'Angleterre déployer le salut nazi…


Aujourd’hui, c’est la dernière étape avant une journée de repos avec 201 kms de montagne. Une étape où certains voudront obligatoirement prendre des risques, dans les descentes notamment, quitte à rater le virage et de se retrouver à traverser un champ de navios comme l’avait fait Armstrong il y a quelques années. La descente de 8kms du sommet de Manse à Gap devrait faire pousser des ailes aux baroudeurs du peloton. Ils étaient 24 à s'échapper en deux groupes dans les premiers cinquante kilomètres. 24 à sentir la daub du restau gapois leur préparant pieds paquets et oreilles d'ânes depuis la veille et pressés d'en finir. La clairette ça échauffe les esprits pardi !

A l'arrière, on change de vélo comme on change de maillot... Sans trop d'explication d'ailleurs...Comme d'habitude, profitant d'une mésentante, c'est l'espagnol Molina qui s'échappe en solitaire, passe le col de Manse et passe la ligne d'arrivée quelques kilomètres plus loin après une descente vertigineuse. Il est suivi de Sagan qui une fois de plus est deuxième de l'étape. Derrière le peloton est à moins de vingt minutes. Barguil et Thomas se télescope et on passe à côté de la catastrophe. Les deux hommes en sont réduit à une grosse trouille ! Demain, ce sera repos.

Mais demain sera un autre demain...


Michel Benoit

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19 juillet 2015

15ème étape Mende – Valence Une étape récupératrice.

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Une étape récupératrice.

Est-ce ma faute si en ce dimanche 19 juillet nous fêtons la Saint Arsène ? N’y voyez pas d’allusion surtout, mais juste un peu d’agacement après quatorze jours de course. Nos coureurs ont déjà parcouru plus de 2400 kms et ils roulent toujours bravement vers une arrivée à Paris sur les Champs Elysées qui devrait couronner leurs efforts. Arsène sera encore de la course, pour certains en tous les cas, et je peux vous assurer que de ce côté il n’y a pas beaucoup d’espoir que tout ceci s’améliore. Yvon Ledanois nous confirme d’ailleurs : « Il y a tellement d’enjeux pour les équipes que finalement, toutes les équipes ont coché la plupart des étapes, et ça donne une course folle pendant trois semaines ».

 Il ne nous précise pas comment arriver à ces exploits surhumains… Mais nous indique que : «  Les coureurs n’ont pas le choix, on est dans un Tour qui est fou, difficile. On essaie d’avoir chaque jour des coureurs compétitifs, mais c’est difficile ».

Un Tour qui est fou ! Le mot est enfin lâché ! Fou, aussi fou que ces organisateurs, que ces directeurs de courses, d’écuries, de soigneurs, de médecins qui accompagnent la course et qui savent ! On peut toujours montrer les médias du doigt en les rendant responsables des rumeurs qui perdurent sur le dopage et qui, selon l’équipe Sky et son leader Froom, ne font qu’attiser les humeurs, comme on a pu le constater encore hier (un type sur le bord de la route aurait jeté un verre d’urine au visage de Froom en scandant qu’il était dopé …) rendant ainsi possible cette action stupide et inadmissible. Les supporters du vélo en ont vraiment assez de cette situation et je pense pour ma part qu’au contraire, les médias sont bien trop en retrait de la réalité de la situation et qu’ils devraient dénoncer en bloc les tricheries lorsqu’ils en ont connaissance.

La 15ème étape nous propose 183 kms de montagne entre Mende et Valence. S'il y aura bien des difficultés, la dernière, le col de l'Escrinet (2e catégorie) est à 56 km de l'arrivée. Sans doute trop loin pour de courageux baroudeurs. La victoire est donc réservée aux sprinters, à moins que… Mais au final c’est ce scénario qui remporte la course. André Greipel, l’allemand sprinter, s’élance comme un taureau vers la ligne d’arrivée et à ce moment personne n’est en situation de  le suivre. On a peur, quelques instants, qu’une chute vienne perturber la lutte finale de ces baroudeurs sanguins qui, debout sur les pédales de leur vélo, appuis de toutes leurs forces pour gagner un petit centième de temps, une courte tête… Rien n’y fait, c’est bien Greipel qui gagne sa troisième étape. Demain, les rescapés de l’étape prendront la route de Bourg-de-Péage en direction de Gap, deux cents kilomètres de montagne qui les amènera aux pieds des Alpes. Mais demain sera un autre demain.

Michel Benoit

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18 juillet 2015

14 ème étape Rodez – Mende Quand Lépine s'interessait au vélo...

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Quand Lépine s'interessait au vélo...


Un grand merci tout d’abord à ceux et celles qui suivent ce blog et m’accompagnent dans mes pérégrinations sportives et digestives. Cela m’encourage à être un peu plus mauvais chaque jour faute d’être plus talentueux. Car comment ne pas être mauvais, je veux dire de mauvaise humeur, quand on tend l’oreille et qu’on apprend de la part d’un ancien champion, Cédric Vasseur, pour ne pas le nommer, que la triche n’est pas toujours là où on croit qu’elle pourrait être !
Je m’explique : consultant de France Télévisions et témoin privilégié de la course pour la suivre depuis la moto de la chaîne, Vasseur n’y a pas été par quatre chemins en parlant d’un vélo qui « pédale tout seul » dans la montée de la Pierre-Saint-Martin. Il précise : «  Ma première impression, c’est de voir plusieurs coureurs en perdition puis de voir les trois grands favoris se faire assassiner par Chris Froome, raconte Vasseur. Je dis juste que je ne comprenais pas comment il pouvait tourner aussi vite les jambes quand les autres sont victimes de défaillances. Ce n’est ni accusateur ni péjoratif. En tant qu’observateur privilégié sur ma moto, j’ai vu tous les grands de ce Tour de France, à savoir Nibali, Contador, Quintana et Froome. C’est lui qui m’a fait la plus forte impression. J’avais l’impression que les trois premiers souffraient énormément et que le Britannique s’envolait… »


Et on apprend ainsi que nos champions, dignes des plus grands James Bond, pourraient pédaler sur des vélos équipés de batteries, dissimulées dans les roues et pouvant relayer les fameux coups de pédales dans des moments cruciaux de la course. A quand une hélice d’hélicoptère invisible fixée sur le porte bagage…Dans la caravane, tout le monde en parle, tout le monde sait que cela existe mais personne n’en a vu de ses yeux vu ! Vasseur va même plus loin en proposant à l’Union Cycliste Internationale de contrôler les vélos à l’arrivée comme on le fait déjà pour les formules 1. C’est donc très sérieux ! Et je me dis qu’on se moque vraiment de nous…
Pour l’immédiat Christian Prudhomme, le patron du Tour, atteint d’une surdité chronique, semble ne pas réagir... Il symbolise à lui seul le syndrome des trois singes de la sagesse, ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler…On dit à propos de celui qui suivrait cette maxime qu’il ne lui arriverait que du bien ! Pas sûr, car nous ne sommes plus au début des années 2000 et cette maxime pictural pourrait lui coûter très cher…

En attendant, les coureurs s’élancent pour une virée de 178kms en direction de Mende qui avait vu gagner en son temps Laurent Jalabert, en espérant que les orages ne compliqueront pas la course sur le plateau traversant les gorges du Tarn ainsi que dans les descentes des cols. La succession de cols devraient d’ailleurs favoriser des grimpeurs comme Valverde, Rodriguez et Quintana, qui attendent leur heure pour taquiner le chrono en leur faveur.
Le président normal est alors dans la voiture du directeur de la course, tout sourire, la cravate de travers. Il ne lui manque plus que de porter la casquette à l’envers pour qu’on l’appelle «  Blériot » et qu’on l’interpelle en lui jetant : «  Baisse la tête, t’auras l’air d’un coureur ! »
Bardet s'envole vers la victoire dans la dernière côte avec un peloton qui prend 4mns de retard. Il est rejoint par Pinot, un autre français. Tous deux pourraient se diriger vers la ligne d'arrivée d'un commun accord pour gérer le reste de course mais il n'en est rien. Les deux hommes ne s'entendent pas et c'est un troisième homme, le britanique Cummings qui gagne l'étape au nez et à la barbe des deux français.
Déjà le président Hollande et le journaliste Holtz se dirigent sur le plateau dressé pour l’interview. Réunion de deux lilliputiens, l’un par la taille, l’autre par l’esprit, l’un parlant d’effort et de solidarité afin que l’autre utilise ces images pour justifier sa politique. Questions posées par avance, à moins que je ne me trompe et que je fasse à Mende, honorable (je sais on peut mieux faire) envers ses deux pantins qui n’évoqueront pas le dopage et la triche. Il sera bien temps de mettre de l’ordre demain dans tout ceci...

mais demain est un autre demain…


Michel Benoit

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17 juillet 2015

13ème étape Tour de France : Premier fournisseur d’anorexiques !

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Tour de France : Premier fournisseur d’anorexiques !

La 13ème étape est une première étape de transition après le triptyque pyrénéen. Cette dernière qui devrait emmener les coureurs au pied des Alpes en début de semaine prochaine. Une étape pour puncheur qui devrait ne laisser aucun répit aux membres du peloton durant 198 kms. C’est un parcours qui devrait se gagner à l’arraché et qui est à la mesure de Peter Sagan, que l’on aime à surnommer « Tourminator » lui qui n’en a pas gagné une seule depuis le départ d’Utrecht. C’est aussi le moment de rendre hommage au coureur qui se classe en dernière position de ce Tour, l’australien Mickael Matthews, 175ème et bon dernier, mais qui n’est en fait qu’à 2h34mns du leader. Mais qu’est-ce que 2h34mns en fait, sinon que la différence entre une tunique jaune et une lanterne rouge…
Sur que Matthews pourrait ce jour bénéficier d’un bon de sortie, accordé par le peloton, pour une échappée contrôlée jusqu’aux abords de la côte de Pomparie ou de la Selve et qu’il pourrait même tenter sa chance vers une victoire d’étape en compagnie de quelques baroudeurs comprenant la star locale Alexandre Geniez, 9ème du Tour d’Italie et qui est 128ème au général.


La victoire du Ruthénois serait un beau cadeau offert au Vélo-Club local et je la vois bien accompagnée de Foie gras truffés, de tripous et de cèpes ou autres morilles en garniture accompagnés d’une bonne bouteille de Marcillac cuvée 2005 pourquoi pas… Mais on peut toujours rêver ! Le leader maillot jaune ne fait que 69 kilos pour 1m86. A la limite de l’anorexie qu’il est le garçon ! Ici plus question de bonne bouffe arrosée d’un petit vin de derrière les fagots mais d’extrême maigreur obtenue par des privations insensées qui leur font souvent peter un câble…Des cinglés qui ne savent pas vivre et profiter de la vie…Imaginez-vous un mannequin de chez Lagerfeld, de chez Courrèges ou je ne sais encore, monté sur un cadre à pédales, et vous avez presque le portrait robots du gagnant du Tour de France ! Un Tour de France premier fournisseur d’anorexiques ! Enfin, ce que j’en dis…


En attendant, après 50kms de course, six coureurs échappés ont près de 4mns d’avance sur un peloton qui semble contrôler la situation. Mais voilà que la première ascension, il y en aura trois, casse le peloton en deux groupes distincts. A l’arrière, on apprend la chute, une fois de plus, de Jean-Christophe Peraud. Il se relève, se fait soigner par la voiture médicale et récupère les bidons de boisson pour les distribuer à ses copains dans le peloton, qu’il souhaite rejoindre. C’est aussi ça le Tour de France ! Des moments forts en partage et solidarité…Geniez est en tête au passage de la côte de la Pomparie, mais l’espoir qu’il gagne l’étape s’amenuise. Les vingt derniers kilomètres seront décisifs. Haas en profite pour accélérer. Il est suivi de Gautier et de Kelderman. A 10 kms les trois hommes n’ont plus que 50s d’avance. Ils sont enfin repris et Greg Van Avermaet s’impose au sprint devant Peter Sagan qui rate la victoire une fois de plus.


Demain les coureurs s’élanceront en direction de Mende où ils feront une partie de course avec François Hollande, un président normal, qui lui, une fois n’est pas coutume, ne pédalera pas … Mais demain sera un autre demain.


Michel Benoit


 

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