Le jour va bientôt se lever !
L’humanité a déjà surmonté de nombreuses catastrophes. Derrière la crise du système capitaliste qui se déroule sous nos yeux, il y a la possibilité d’un monde meilleur. Nous devons la saisir. Elle est à notre portée. Encore faut-il que nous le décidions. La catastrophe écologique, l’explosion des inégalités, de la précarité et de la pauvreté, les violations répétées de la démocratie, le refus de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération, tout ceci a une cause dont l’action humaine peut venir à bout.
Tous ces maux trouvent leur commune origine dans la caractéristique essentielle de notre époque : la domination sans partage du capital financier sur le monde. Or cette domination en apparence inébranlable est en réalité d’une grande fragilité. Car elle dépend tout entière de choix politiques que les peuples peuvent inverser. Affrontons la finance et nous retrouverons rapidement un avenir. Je me souviens de quelques scribouillards qui, il y a encore quelques temps, nous annonçaient avec un grand sourire que la lutte des classes était un phénomène complètement dépassé ! Ces mêmes imbéciles, au service d'un pouvoir dédaigneux et haineux sont ceux qui aujourd'hui nous répètent que la crise que les pays vivent est fatale et qu'il nous faut nous serrer ce qu'il nous reste de ceinture une fois de plus ! A force de nous faire manger des pates, ils voudraient nous faire manger nos lacets !
Ainsi, cette fameuse lutte des classes serait dépassée ? Mais, n'assistons pas chaque jour aux conséquences des attaques de plus en plus violentes de la part des possédants contre ceux qui possèdent de moins en moins et qu'ils culpabilisent par tous les moyens en leur possession. Ainsi, la lutte des classes, celle en laquelle mon arrière grand-père croyait, celle pour laquelle mon grand père s'est battu, celle qui a accompagné la route que mon père s'était tracé, serait dépassée ! Et bien non ! Désolé, messieurs de la finance, messieurs les beaux penseurs, nous vivons un renouveau de la pensée, un renouveau formidable générateur d'espoir et il ne tient qu'à nous de saisir cette occasion pour montrer à tous ces nantis que nous sommes les héritiers directs de ces gueux qui marchaient pieds nus vers la bastille il y a plus de deux cents ans et que les enfants de la commune sont loin d'avoir baisser pavillon. Tout comme la noblesse de 1789 ne pouvait rompre avec l’Ancien Régime, le capitalisme financier est incapable de sortir d’un système qui le gave de privilèges. Pour résoudre la crise, il faut reprendre le pouvoir. Pour en finir avec l’insécurité sociale générée par le règne du profit, pour que le respect de l’écosystème menacé par le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité prime sur les exigences du court terme, pour que les lois adoptées visent à satisfaire l’intérêt général plutôt que l’avidité insatiable de quelques uns, il faut que soient élus des dirigeants qui ne dépendent d’aucune manière de l’oligarchie financière et que le peuple, à la faveur d’une Sixième République, exerce le pouvoir pour de bon. Il faut une révolution citoyenne.
Personnellement, je ne suis pas de ceux qui déclarent se vouloir utile à grande coup de médias et qui reste tranquillement au chaud, je n'avance pas masqué et ne souhaite pas ici dans cette rubrique adresser un message d'espoir mais un véritable message de lutte même si mes propos feront sourire certains. Je ne suis pas un marchand de livres, je les écris simplement avec mes joies, mes peurs et mes angoisses et il paraîtrait même que j'ai acquis une petite renommée, et bien soit, je la met au service de cette cause, celle qui défend mes semblables, celle qui a fait vibrer mes ancêtres, les mêmes qui m'ont donné cette culture politique qui m'accompagne depuis toujours : on n'écrit pas les derniers jours de Saint-Just par plaisir mais par conviction. J'espère que mes propos déclencheront en vous, vous qui me lisez chaque jour, des réactions, que j'espère bonnes et mauvaises aussi, ce qui clarifiera les choses une fois pour toute, quitte à vous plaire ou vous déplaire, on verra bien ! C'est aussi cela être utile !
Michel Benoit