Arthur
Quand tes yeux simplement changeront de couleurs
Emportes avec toi le jardin retrouvé,
Et mes caresses folles
Et mon amour qui ne t’as pas sauvé.
Identique à ton maître, t’en avais pris du plomb !
Tu t’étais rétabli, tu m’avais dis c’est bon !
C’est bon de te r’trouver le soir au coin du feu,
De t’attendre à la fenêtre comme un amant inquiet.
Tu auras un jardin ébouriffé d’odeurs,
Avec des pierres chaudes et des arbres de vie,
Tu auras des oiseaux rouges
Qui feront semblant d’avoir peur,
Et renaîtront sous tes griffes,
Tu auras des bouquets de thym
Pour y laisser passer des heures
Tu auras ton vieux maître
Qui viendra s’asseoir à tes côtés,
Alors nous retrouverons le goût de vivre,
Alors nous serons morts et nous n’en saurons rien.
Attends-moi sur le banc de l’éternité mon vieux Arthur.
Attends-moi ….
J’arrive !
