Le F.N. Vous avez dit un parti comme les autres ?
Le Front National, un parti comme les autres… En êtes-vous bien certain ? En cette période électorale, il est important de se remémorer les noms de ceux qui fondèrent ce parti longtemps présidé par Jean-Marie-Le Pen. Il ne s’agit pas ici de propagande mais d’Histoire, l’histoire de ces hommes ; qui étaient-ils, d’où venaient-ils… Ceci laisse à réfléchir…Non ?
Ps : Toutes ces informations sont bien entendu vérifiables dans tous les bons manuels d’histoire contemporaine.
Léon Gaultier : Ancien Waffen SS, secrétaire général à l'Information du gouvernement du maréchal Pétain —, chroniqueur à « Radio Vichy », il fut l'un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer et commanda une unité française sur le Front de l'Est durant l'été 1944. Frappé d'indignité nationale, il est emprisonné et condamné aux travaux forcés en 1946. Libéré le 2 juin 1948, il travaille pour l'agence Havas. Par la suite, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la maison d'éditions SERP.
Pierre Bousquet :
Ancien de la division SS Charlemagne, Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la Jeunesse franciste en 1941.
Ancien caporal (rottenführer) de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, membre de la Kampfschule de Wilhelm Weber, il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national (fondé en 1972) et son premier trésorier pendant neuf ans.
François Brigneau : De son vrai nom Emmanuel Allot, , est un journaliste, écrivain, éditeur et militant d'extrême droite français, Ancien milicien condamné pour collaboration Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, rédacteur en chef de Minute et en demeure l'éditorialiste vedette jusqu'au milieu des années 1980. Il rejoint en 1970 le mouvement Ordre nouveau, dans le cadre duquel il participe à la fondation du Front national10, dont il est de 1972 à 1973 vice-président.
Dominique Chaboche : Ancien du groupuscule fasciste Occident, Il commence par militer à l'UDCA de Pierre Poujade, soutient Jean-Marie Le Pen aux élections législatives de 1955, et rejoint celui-ci au Front national des combattants en 1956. Il milite au mouvement Occident en 1964, et participe à la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour en 1965 (5,19 %). En septembre 1972, il participe à la fondation du Front national, dont il devient rapidement membre du Bureau national et du Comité central.
André Dufraisse : Collaborateur Il fut membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français (LVF). Son engagement sur le front de l'Est sous l'uniforme allemand lui vaut le surnom de « Tonton Panzer ».
En 1956, il fut le secrétaire général du mouvement de jeunesse de l'UDCA de Pierre Poujade, présidé à la l'époque par Jean-Marie Le Pen. Il rejoint par la suite le Front national des combattants en 1958, puis le Front national de l’Algérie française en 1960. Pour son militantisme dans ce dernier mouvement, il fut incarcéré en 1961, puis en 1962 à la Prison de la Santé. En 1972, il est l'un des premiers membres du bureau politique du Front national aux côtés de son épouse Martine Lehideux (ancienne vice-présidente du FN). En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN).
François Duprat : Diffuseur du négationnisme né à Ajaccio et mort le 18 mars 1978 près de Caudebec-en-Caux dans l'explosion de sa voiture piégée, est un enseignant, écrivain et militant nationaliste français. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d'extrême droite français, adepte des thèses négationnistes, il est un théoricien du mouvement nationaliste révolutionnaire et l'une des figures de l'extrême droite française dans les années 1960-1970, en étant notamment le numéro deux du Front national (FN).
Pierre Durand : Commentateur des discours de Pétain et d’Hitler ll a été le cofondateur (puis directeur) du quotidien Présent et le codirecteur de la Société d'études et de relations publiques (SERP) Au début des années 1990, Pierre Durand fit l'objet de poursuites judiciaires et fut condamné, en particulier pour « provocation à la haine raciale », pour des articles écrits par des collaborateurs de Présent dont il était alors le directeur.
Roger Holeindre : Engagé dans l'OAS, il effectue une peine de prison avant d'être amnistié. Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match. Il continue parallèlement son engagement à l'extrême droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident En 1972, Roger Holeindre participe aux côtés de Jean-Marie Le Pen à la finalisation de la fondation du Front national, initié par Ordre nouveau, mouvement d'extrême droite, dont il est plus tard élu député de la Seine-Saint-Denis (1986-1988). Il sera par la suite l'un des vice-présidents du parti. Courant été 2011, Roger Holeindre rejoint le Parti de la France de Carl Lang.
Serge Jeanneret : Instituteur, militant et homme politique français En avril ou mai 1942, il devient chef adjoint de cabinet d'Abel Bonnard - qui a été avant guerre un proche du Cercle Fustel de Coulanges -, dans le gouvernement formé par Pierre Laval, mais il en démissionne début juin. Il fut décoré de la francisque ( no 536 ) Il rejoint le mouvement poujadiste en 1955 et devient le rédacteur en chef de Fraternité française, journal de Pierre Poujade. Partisan de l'Algérie française, Ce qui ne l'empêche pas de participer à la fondation du Front national en 1972 mais il le quitte en 1975 pour rejoindre le RPR. Il est conseiller municipal RPR de Paris ( mars 1977-89 ), président de commission au conseil de Paris, et conseiller régional ( 1977-83 ).
Collaborateur de périodiques catholiques traditionalistes d'extrême droite ( Présent, Itinéraires (revue)31 ), il adhère en 1986 à nouveau au Front national. Il est élu conseiller régional FN d'Île-de-France, puis vice-président du groupe FN. Tout en conservant ses fonctions au conseil de Paris où il siège toujours avec le RPR, ce qui conduit Georges Sarre à déclarer : « Paris doit être classée parmi les trois villes de France où le RPR, l’UDF et le Front national sont associés dans la majorité municipale. », les deux autres étant Dreux et Grasse (voir Alliances électorales du Front national).
Alain Robert : Alain Robert commence par adhérer à la Fédération des étudiants nationalistes et gère la section parisienne en compagnie de Gérard Longuet et d'Alain Madelin. En 1964, il adhère au mouvement Occident En 1972, il crée avec François Brigneau, le Front national (FN) en demandant à Jean-Marie Le Pen — à l'époque gérant de la SERP (société d'édition de disques) — de se joindre à eux et de prendre le poste de président. Il occupe quant à lui le poste de secrétaire général. À la fin de 1973, il y a en fait deux FN :
- l’un est présidé par Le Pen,
- l’autre est dirigé par Robert qui représente l'aile jeune et nationaliste.
Devenu ami de Charles Pasqua, il mène ensuite une carrière au sein du RPR puis de l'UMP. En 1994, Alain Robert est nommé par le Premier ministre Édouard Balladur membre du Conseil économique et social, En 2004, il entre au Conseil national de l'UMP.
Henri-Armand Botey : (alias Monsieur Éric ou Empereur de Pigalle ou encore Rase-Mottes en raison de sa petite taille), né en 1934, à Belfort, en Franche-Comté, et mort en juin 2013 en Touraine, fut une figure de la nuit parisienne de 1960 à 2010. Il est le parrain de Marine Le Pen. En 1987, Henry Botey est devenu un homme d'affaires qui règne sur tout le quartier de Pigalle. La presse le surnomme le premier proxénète de France. C'est à cette époque qu'Alain Picaud (qui ne travaille plus pour Henry Botey) tentera de l'assassiner.
Le 4 avril 2011, il est arrêté par la police, mis en examen, puis écroué à la prison de Fleury-Mérogis pour une affaire de proxénétisme aggravé. Pierre Durand, directeur du magazine Présent, lui aurait servi de prête-nom.
