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Le Blog de Michel Benoit
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Le Blog de Michel Benoit
3 août 2010

Le prix du Morvan à l'heure de l'ADN

Photo_017Samedi dernier 31 juillet 2010, le Prix Littéraire Henri Perruchot a été décerné à Jean-Charles Cougny pour « Claire de Lune à Oualpay » et le Prix d' Études morvandelles Marcel Vigreux à André Paris pour « La Révolution vécue en Morvan dans le District de Château-Chinon ».
C'est à Saulieu à l'occasion de la 3ème fête du livre que ces deux prix ont été attribués par le Président du Jury Alain Baroin, également rédacteur en chef du " Morvandiau de Paris " et Président de  " La Morvandelle "

Photo_018

Jean-Charles Cougny est auteur de sept romans et à déclaré lors de la remise de son prix :

" Je suis très heureux d'avoir ce prix à Saulieu, c'est un plaisir parce que c'est le Prix du Morvan, je suis dans le Morvan depuis 1975, et je suis Morvandiau car j'y travail et je participe à l'écriture d'article de Vent du Morvan depuis quelques années, mon livre est édité à comptes d'auteurs et c'est une récompense pour mon travail d'édition et de diffusion. Je suis toujours agriculteur et la culture traverse une phase difficile et je pense qu'il est normal que ce prix soit décerné à un paysan écrivain. Vive le Morvan !"

André Paris écrit et est édité dans le cadre de l'académie du Morvan sous la forme de fascicules et concerne la découverte du Morvan à la veille de l'ancien régime, un travail de défrichage des archives locales et départementales. Un ouvrage dont je vous parlerai dans quelques temps après l'avoir exploré.

Il a déclaré à ce propos :

" J'habite dans le Morvan depuis de nombreuses années, bien qu'ayant exercé dans la région parisienne. J'ai été assez surpris et plutôt content pour ce prix qui ne me laisse pas indifférent, je dois y voir une reconnaissance périodique d'un certain nombre de travaux fait par l'académie du Morvan. J'espère que l'académie profitera bien de ce travail. "

La cité sédolocienne fut donc le témoin de cet évènement à caractère très régionaliste, où le Prix du Morvan fut décerné par des Morvandiaux pour des Morvandiaux à l'attention des Morvandiaux, une façon comme une autre de se recroqueviller par ces temps de crise d'identité dans un périmètre de quelques milliers d'hectares de monts et de forêts, magnifiques de surcroît. Une démarche intellectuelle qui me paraît personnellement aller à contre sens du fil de l'histoire où en ce début de XXI ème siècle le regard vers les autres est de plus en plus porteur de richesses internes et de satisfactions collectives. Une question m'est venue à l'esprit lors de ses congratulations : La recherche d'ADN parmi les Lauréats était-elle indispensable ? Bonne question dont il faudra répondre pour les prochaines attributions de ce prix prestigieux au risque qu'il soit atteint de consanguinité chronique.....Comme le disait Quino, sans les autres, personne ne serait autre chose que rien...

Michel Benoit

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Commentaires
J
Félicitations à J.C. Cougny. Aimer le fleuve où l'on navigue est tout à son honneur n'en déplaise aux parigots qui des hauts de seine n'ont pas à se croire supérieur.
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L
J'ai bien compris que vos titres honorifiques vous imposent une réponse à ce petit article qui aura eu au moins le mérite de délier les langues.( Morvandelles et autres d'ailleurs ) Je pense que vous avez très bien compris le sens de ce billet et je passerai sur les petites aigreurs qui n'en sont pas, ceux qui me connaissent peuvent d'ailleurs en témoigner. Je suis très heureux que vous admettiez que les questions d’identité conduisent toujours au pire, au repli et à l’exclusion. Vous savez que ce sujet est brulant de nos jours et que derrière la revendication d'une identité, quelle qu'elle soit, cette action peut conduire à des actes néfastes pour notre démocratie et notre liberté si elle est manipulée comme vous le dites par forces obscures dont le but est justement de créer des conditions de haine entre les peuples. <br /> Je tiens à renouveler mes félicitations une fois de plus aux Lauréats, à mon ami Jean-Charles pour son roman et aussi à André Paris pour son travail sur cette période révolutionnaire que j'affectionne particulièrement et qu'il faudrait récompenser plus souvent. Je pense que vous avez compris parfaitement le sens polémique de ce billet et vous remercie vivement de votre commentaire, mais voyez-vous, plus que jamais, je ne serais un auteur régionaliste..<br /> Cordialement,<br /> Salut et Fraternité !
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P
Comme membre du jury du Prix Littéraire du Morvan, comme Morvandiau né natif, - pire encore ! - comme Président de « Langues de Bourgogne » mais également comme citoyen du Monde et fervent Républicain, votre réaction m’interpelle. Je ne veux pas penser qu’elle ait été dictée par une petite aigreur aussi je me permets donc cette brève réaction sur le fond.<br /> <br /> Vos références à l’ADM me semblent soit déplacées soit polémiques. Les deux derniers nazillons en herbe que furent Hervé et Hovelacque qui, en 1894, tentèrent de définir le caractère hautement celtiques des crânes morvandiaux dans leur détestable « Recherches ethnologiques sur le Morvan » sont aujourd’hui bien morts. Même si de sinistres mouvements extrémistes peuvent encore s’y référer il est scientifiquement et philosophiquement établi que la race et l’ADN ne fondent ni n’épuisent les questions d’identité.<br /> Manipulées par des hordes et autres bouteurs de feu les questions d’identité conduisent toujours au pire, au repli et à l’exclusion, que je condamne autant que vous.<br /> Pour autant il me semble impossible (sauf à imposer une autre forme d’obscurantisme) de nier, d’enjamber, l’existence de sentiments d’appartenances multiples, de territoires vécus ou subis, en un mot de la riche diversité de l’humain. <br /> Ainsi, alors qu’ils n’y sont pas nés, pourquoi diable Jean-Charles Cougny et André Paris se sentent-ils le besoin de souligner leur appartenance au Morvan ? Peut-être est-il acceptable de penser, sans nul danger pour la République, que le Morvan est un territoire au cœur de la Bourgogne qui a le sentiment d’être. D’être quoi ? On ne sait trop ? Trop peu ou trop loin sans doute ?<br /> Pour ma part je pense qu’il ne faut pas opposer l’ici et l’ailleurs, l’altérité et l’universalité, la proximité et la globalité. <br /> S’efforcer, interminablement, de tenir et de relier les deux me semble un projet humaniste tenable.<br /> Que les Morvandiaux travaillent à valoriser le Morvan ne me choque ni ne me chagrine car le droit à la différence de chacun implique un devoir de solidarité entre tous.<br /> <br /> Avec mes salutations républicaines et morvandelles.<br /> <br /> Pierre Léger
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V
n'est il pas d'écrire de partager d'échanger des idées et d'être tolérant tout simplement ! moi pour ma part j'ai beaucoup aimé le livre de Jean-Charles je ne suis pas capable de juger pour l'attribution de prix ou autres, je sais simplement qu'à mon minuscule niveau je ne m'autorise même pas le droit de me dire auteur ou écrivain n'ayant encore jamais étais éditée ou même autoéditée, seulement priméé deux fois pour des concours de nouvelles ! je sais personnelement que j'écris depuis fort longtemps et pas pour rechercher les prix de quelque nature que se soit, ça m'a fait chaud au coeur d'être primée mais cela m'a surtout donné confiance en moi croyant que ce que j'écrivais depuis l'âge de 8 ans n'avait aucunce valeur seule celle que je lui donnait et que personne ne pouvait aimer mes écrits !! désormais je sais qu'écrire est essentiel pour moi (et là toujours était) et m'exprimer et pouvoir donner mon avis ou mes sentiments et que mon but sera je l'espère un jour de publier mes écrits ou m'autoédité ensuite si les gens aiment mes livres se sera déjà bien , les prix littéraires je ne suis pas assez spécialiste pour juger !! je lis beaucoup même les goncourt et j'ai certains goncourt que j'ai adoré et d'autres pas du tout !!!!! je ne citerais personne !! je pense que le débat est vaste et pointu !!! mais je pense aussi que parfois les lecteurs devraient avoir leurs mots à dire ...... c'est mon avis il vaut ce qu'il vaut ! mais bon bravo à Jean-Charles et puis surtout écrivons, exprimons nous dans la liberté et la tolérance amitiés véro
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T
L'attribution d'un prix fait toujours des heureux, des déçus et des sceptiques...<br /> Il est vrai que l'on peut toujours émettre des critiques. Seulement, cette fois, je pense qu'il est très important de souligner que le Prix Perruchot a été attribué à un auteur qui, comme beaucoup de passionnés de l'écriture, est ''autoédité''. Dans une telle situation, l'auteur ne doit son succès qu'à lui-même...<br /> <br /> Ce genre de prix appelle plusieurs questions.<br /> 1. Un auteur a-t-il besoin d'être ''primé'' pour continuer à exercer son art ? Je ne le pense pas. J'ai lu un certain nombre d'ouvrages recouverts de différents bandeaux et, franchement, je me suis vite rendu compte que j'aurais dû acheter autre chose...<br /> 2. Ces prix ne sont-ils pas, pour la majorité d'entre eux, créés pour satisfaire les maisons d'édition ? Quant aux lecteurs...<br /> 3. Ne vaudrait-il pas mieux consulter directement les lecteurs des bibliothèques et attribuer des prix aux auteurs dont les ouvrages sont les plus lus ? Avec les moyens informatiques actuels, la tâche ne serait pas insurmontable...<br /> <br /> De toute manière, ce ne sont pas les ''prix'' divers et variés qui sauveront le livre. C'est par la richesse et la diversité des écrits que ce monde survivra. Un dernier souhait : que les auteurs autoédités (qui sont de plus en plus nombreux) soient un peu moins méprisés par certaines maisons d'édition...<br /> Le talent ne consiste pas à livrer en pâture sa vie ou celle des autres, le tout mélangé à un voyeurisme écoeurant et à des confidences pitoyables...
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