Le prix du Morvan à l'heure de l'ADN
Samedi dernier 31 juillet 2010, le Prix Littéraire Henri Perruchot a été décerné à Jean-Charles Cougny pour « Claire de Lune à Oualpay » et le Prix d' Études morvandelles Marcel Vigreux à André Paris pour « La Révolution vécue en Morvan dans le District de Château-Chinon ».
C'est à Saulieu à l'occasion de la 3ème fête du livre que ces deux prix ont été attribués par le Président du Jury Alain Baroin, également rédacteur en chef du " Morvandiau de Paris " et Président de " La Morvandelle "
Jean-Charles Cougny est auteur de sept romans et à déclaré lors de la remise de son prix :
" Je suis très heureux d'avoir ce prix à Saulieu, c'est un plaisir parce que c'est le Prix du Morvan, je suis dans le Morvan depuis 1975, et je suis Morvandiau car j'y travail et je participe à l'écriture d'article de Vent du Morvan depuis quelques années, mon livre est édité à comptes d'auteurs et c'est une récompense pour mon travail d'édition et de diffusion. Je suis toujours agriculteur et la culture traverse une phase difficile et je pense qu'il est normal que ce prix soit décerné à un paysan écrivain. Vive le Morvan !"
André Paris écrit et est édité dans le cadre de l'académie du Morvan sous la forme de fascicules et concerne la découverte du Morvan à la veille de l'ancien régime, un travail de défrichage des archives locales et départementales. Un ouvrage dont je vous parlerai dans quelques temps après l'avoir exploré.
Il a déclaré à ce propos :
" J'habite dans le Morvan depuis de nombreuses années, bien qu'ayant exercé dans la région parisienne. J'ai été assez surpris et plutôt content pour ce prix qui ne me laisse pas indifférent, je dois y voir une reconnaissance périodique d'un certain nombre de travaux fait par l'académie du Morvan. J'espère que l'académie profitera bien de ce travail. "
La cité sédolocienne fut donc le témoin de cet évènement à caractère très régionaliste, où le Prix du Morvan fut décerné par des Morvandiaux pour des Morvandiaux à l'attention des Morvandiaux, une façon comme une autre de se recroqueviller par ces temps de crise d'identité dans un périmètre de quelques milliers d'hectares de monts et de forêts, magnifiques de surcroît. Une démarche intellectuelle qui me paraît personnellement aller à contre sens du fil de l'histoire où en ce début de XXI ème siècle le regard vers les autres est de plus en plus porteur de richesses internes et de satisfactions collectives. Une question m'est venue à l'esprit lors de ses congratulations : La recherche d'ADN parmi les Lauréats était-elle indispensable ? Bonne question dont il faudra répondre pour les prochaines attributions de ce prix prestigieux au risque qu'il soit atteint de consanguinité chronique.....Comme le disait Quino, sans les autres, personne ne serait autre chose que rien...
Michel Benoit
