ASSIS SUR UN BANC DE L' EGLISE
Assis sur un banc de l'église,
Dans une ambiance qui me grise,
J'écoute le curé parler de Noël et de ses bienfaits,
Il dit du haut de son autel
Pensons aux enfants qui ont faim,
Qui ne connaîtront pas Noël,
Qui ne connaîtront pas demain,
Le bourgeois d'à côté de moi,
Dit à sa femme endimanchée,
On ne peut supporter cela
Donnes dix francs pour le curé.
Assis sur un banc de l'église,
Dans une ambiance qui me grise,
J'écoute le curé parler
De Noël et de ses bienfaits,
Il dit cessons toutes les guerres,
Il ne faut pas s'entre-tuer,
Pour le messie nous sommes tous frères,
Il ne faut pas se bagarrer,
Le bourgeois d'à côté de moi
Dit à sa femme émerveillée,
Il faut que stoppe les combats
Donnes dix francs pour le curé.
Et c'est en sortant de la grise
Bâtisse appelée église,
Pensant aux paroles du curé
De Noël de la charité,
J'accostais soudain mon patron
Venu pour la consécration
Voulez-vous bien nous augmenter,
Pensez aux rythmes cadencés
Le bourgeois d'à côté de moi
Dit à sa femme épouvantée
Il faut que se taise ce gars,
Gendarmes, il faut qu'vous l'arrêtiez !
Depuis ce jour fatidique
Depuis cette histoire véridique,
Je n'peux m'empêcher de penser
Entendant les cloches sonner
Aux deux billets que le bourgeois
Donna pour les oeuvres du curé,
Et aux gendarmes qu'il m'envoya
Pour me faire taire et me juger,
Et aux gendarmes qu'il m'envoya
Pour me faire taire et me juger.
Paroles; Daniel Durieux/ Michel Benoit
Musique: Michel Benoit
1979
