Le Blog de Michel Benoit

Blog littéraire et historique consacré aux livres édités et projets de publication de Michel Benoit, littérature, théâtre, poésie......

01 novembre 2009

SUPPLIQUE


Georges Brassens- Supplique pour..la plage de Sète

La camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile,
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre ç jour mon testament,
De me payer un codicille.

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31 octobre 2009

EPITAPHES

Le 1 novembre inspire quelquefois, outre le souvenir de nos chers disparus, quelques reflexions sur notre pauvre vie et sur ce fameux passage dans l'au-delà pour ceux qui croient et dans le néant pour ceux qui n'ont aucun espoir d'une autre vie. Dans les deux cas, aucun ne reste insensible à ces pensées. Voyez-vous même ci-dessous quelques épitaphes et réflexions imaginées par votre serviteur pour détendre ( si je puis dire) l'atmosphère pesante de cette période annuelle

Ci-gît Arthur H.
Après son veuvage, il vécut vingt ans auprès de sa belle-mère.
Et il est mort avec le ferme espoir de connaitre un monde meilleur...

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Ci-gît Arthur H
A mon mari, mort après un an de mariage,
Sa femme reconnaissante.

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Ici repose un pauvre pendu
Qui déclara après avoir entendu la sentence qu'il s'en balançait.

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Ci-gît un mendiant,
Ne vous arrêtez pas,
Il est encore capable de vous tendre la main.

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Ci-gît Arthur H
Passant, à bientôt........

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Ci-gît un SDF,
Mort de froid à petit feu....

           §§§§§§§§§§§§§§§§§§§

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30 octobre 2009

De Profondis

Hommage à celle dont les caractères resteront gravés au paradis des petites frappes.

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Ce jour devait arriver, il devait forcément arriver, dans sa laideur immense, un jour malsain, humide, sans horizons, un matin où l’aube et le crépuscule s’entremêleraient sans transition, où le lever du brouillard ressemblerait comme deux gouttes d’eau à son coucher quand le ciel paraît poser comme une chape de plomb au dessus des villes sans espoirs de lendemains.

Les oiseaux s’étaient tus en cet instant tragique, comme pour compatir à leur tour à cette fin annoncée et le silence s’était installé, hantant la pièce qu’elle avait tant aimé dans une cacophonie assourdissante.

Cette pièce, simple et tranquille où elle se plaisait à côtoyer les odeurs d’encre et de papier, où un délicieux mélange de tabac l’imprégnait parfois les soirs de galas.

La maladie avait eu raison d’elle, pauvre mortelle, l’assaillant de tout côté, par tous les bouts, sans espoirs, sans lendemain. Sa voix pourtant était restée audible dans cette longue agonie mais, ses phrases devenaient de plus en plus imperceptibles et elle le savait sans l’accepter.

Moi-même, je ne pouvais l’admettre sans tomber dans un immense désespoir qui me désorientait jour après jour. Quarante ans de vie commune, quarante années de souffrances, de recherches, de joies et de gaietés et cet enfant né enfin d’un long supplice vécu conjointement, l’Insurgé, quarante années de bonheur auprès d’elle où selon l’humeur, les à-coups saccadés des nuits sans lunes se substituaient aux caresses imperceptibles des jours de fêtes.

Quarante années de servitude répondant à l’index, obéissant sans aucune objection aux plus profonds désirs, aux plus folles délicatesses comme aux plus grandes ambitions : Les chevaux meurent à vingt ans, toi, ce fût à quarante que tu rendis ton dernier souffle, discrètement, sans crier gare !, bien que ta fin me fût annoncée bien avant l’heure fatale où le destin t’emporta ce soir d’octobre 2007, t’évitant ainsi une longue déchéance.

Tu fus tour à tour injuriée par un mauvais français dont l’orthographe avoisinait parfois le langage des comptoirs de bistros avant fermeture, frappée, martelée, jouissant sans te plaindre et parfois abandonnée, seule pour quelques temps, attendant silencieuse le retour du maître, mais jamais je ne t’entendis gémir ou te plaindre de mes turpitudes ou de mes absences ; je t’étais bien trop fidèle et revenais toujours vers toi, les soirs de fièvre intense.

Voilà, j’avais envie de t’écrire, non pas en lettre d’acier, tu n’aurais pas supporté cet affront ( j’ai toujours douté que tu sois jalouse.. ), non, j’ai pris ma plus belle plume, je l’ai choisi parmi celles que j’affectionnai le plus, et puis je me suis ravisé et j’ai couru les magasins, et j’ai ramené un clavier en plastique, plus jeune, moins bruyant, sans âme en quelque sorte, pour te dire adieu, compagne de quarante ans, amie de toujours.

Adieu ma petite machine à écrire et que ta voix résonne encore longtemps, pour l’éternité peut-être, au paradis des petites frappes…..

Michel Benoit

 

 

 

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29 octobre 2009

C'EST PAS LA LOIRE A BOIRE ! Edité.

resto_de_la_porte_du_Crou_2Mon ami Antoine Gavory reprend du service avec sa maison d'édition Flangrant D'élie et va nous éditer le recueil des textes poésies et chansons du spectacle que nous donnerons en avant première le vendredi 20 novembre à partir de 20 heures au restaurant de la porte du croux à Nevers.
Pour ceux qui voudraient venir nous écouter pour cette première, il est nécessaire de réserver sa place auprès du restaurant dès maintenant.
Dans ce recueil outre les textes écrits pour la plupart depuis deux mois pour ce spectacle, vous pourrez trouver des iconos et photos prisent par mon ami Daniel Armengaud, auteur également de la couverture de ce recueil.
La préface est de mon ami Jean-Noel Leblanc, qui fut l'un des premiers à croire à la création de ce spectacle.
Rendez-vous donc le 20 novembre au restaurant de la porte du croux pour nous rencontrer durant une heure trente dans un cadre plus que sympathique avec l'accueil chaleureux de José Riera.
Outre votre serviteur qui a écrit les textes de ce spectacle, mon complice Dominique Boulé, compositeur des musiques sera au piano, Alann Merlin sera à l'accordéon et Carole Garnier prêtera sa voix pour quelques chansons.

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28 octobre 2009

14ème concours de nouvelles de Lire sous les Halles

L'association "Lire sous les Halles", en partenariat avec le lycée Maurice Genevoix, la ville de Decize et d'autres bonnes volontés, organise son 14ème concours de nouvelles.
La prochaine édition aura pour thème :

                                                          " Où court-il ? "
Alors à vos plumes .....

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27 octobre 2009

BELPHEGOR OU LE FANTÔME DU LOUVRE

C'était hier, Claude Barma, François Chaumette, Paul Crauchet, Sylvie, Yves Renier et Christine Delaroche. Du beau monde pour une grande télévision où la création avait toute sa place. Souvenirs de jeunesse... Souvenirs de plateaux....Avec mon oncle Sylvain Levignac dans le rôle de Roux. Un monument de la télé à l'époque de l' O.R.T.F.


ORTF.fr : Belphegor

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26 octobre 2009

La Maison de Rodin par Guitry

Auguste Rodin est né le 12 novembre 1840 à Paris, dans une famille modeste. Admis en 1854 à l'école de dessin et de mathématiques dite "la Petite École", il découvre la sculpture l'année suivante. Il échoue à trois reprises au concours d'entrée à l'Ecole des Beaux-Arts et travaille alors comme artisan chez plusieurs décorateurs et sculpteurs officiels (Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Antoine-Louis Barye,...). Il commence à exposer ses propres oeuvres à partir de 1864 mais ce n'est qu'après un voyage en Italie où il découvrit Donatello et Michel-Ange qu'il commence à être remarqué par le public, notamment au Salon de 1877 avec L'Age d'airain. Son talent s'impose en 1879 avec son Saint Jean-Baptiste et il ira ensuite de succès en succès. Le Musée des Arts décoratifs lui commande une porte monumentale pour laquelle il s'inspire du thème de la Porte de l'Enfer de Dante, mais il la laisse inachevée en 1885 après cinq années de travail et après avoir commencé le monument des Bourgeois de Calais (inauguré en 1895). Il exécute aussi plusieurs oeuvres majeures comme les célèbres Le Penseur (1882), Le Baiser (1886), Victor Hugo (1891), Balzac (1893), etc, qui révolutionnent la sculpture, ainsi que plusieurs milliers de dessins et aquarelles. En 1900, une rétrospective de son oeuvre est organisée pour l'exposition universelle. En 1916, malade, Auguste Rodin donne ses collections à l'État. Il décède le 17 novembre 1917.


Auguste RODIN par Sacha Guitry

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25 octobre 2009

J'entends, j'entends.

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J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère

J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi

Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme

Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond

Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir

J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous

A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable

J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir que ce que dit ma bouche

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

C'est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d'un trou

Jean Ferrat

 

 

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24 octobre 2009

DELITS ET FAITS DIVERS EN NIVERNAIS

img341Philippe Landry nous propose chez Alain Sutton éditions, les Délits et faits divers en nivernais sous la belle époque. La belle époque ? Pas pour tout le monde et pas si différente que celle que nous vivons aujourd"hui lorsqu'on parcourt ce livre recueillant une multitude de faits divers souvent sordides, quelquefois surprenants, qui firent les quatrièmes et cinquièmes pages de la presse de l'époque. La société rurale est mise à nue et occupe comme il se doit le paysage principal où furent commis ces faits et ces méfaits.
Les causes de ces petits crimes sont souvent dues à l'alcool principalement, l'alcool qui rongea une grande partie de cette population rurale et industrielle de ce début de siècle. L'alcool, la peur, l'inceste, la jalousie, la révolte contre l'injustice sociale, la querelle entre voisins qui finit mal, peuplent cet ouvrage. Fléaux qui préoccupaient l'ensemble de la population de cette belle époque avant que la grande guerre vienne faucher des millions d'hommes sur les champs de bataille, avant que les ouvriers s'organisent en syndicats, avant que les femmes se libèrent de leurs conditions de femme au foyer pour pallier le manque de main d'oeuvre dans le monde du travail, amenant avec elle un nouvel ordre, de nouvelles relations dans les entreprises et dans les foyers.
Philippe Landry sera présent au Salon des Auteurs Nivernais les 5 et 6 décembre 2009.

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23 octobre 2009

NON JE N'AI RIEN OUBLIE

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