Le Blog de Michel Benoit

Blog littéraire et historique consacré aux livres édités et projets de publication de Michel Benoit, littérature, théâtre, poésie......

20 avril 2009

LE DRAPEAU ROUGE

A l'origine, lors des combats, le drapeau rouge sugnifie qu'on ne fera plus de prisonniers.
En 1789, de par la loi, il devient le drapeau de la loi martiale par lequel la Garde nationale prévient les émeutiers qu'elle va charger. C'est en 1791 à Chaumont, dans la Haute Marne, que, des émeutiers s'étant emparés de chariots chargés de blé pour exiger de la municipalité qu'elle impose une baisse du prix du grain, celle-ci appela les gendarmes et brandit le drapeau rouge.
Mais la garde nationale se rangea du côté du peuple lequel orna lui même les chariots confisqués de perches surmontées d'un mouchoir rouge en guise de pavillon. Le drapeau rouge devenait pour la première fois emblème des insurgés contre le gouvernement.
Le 10 août 1792, parti à l'assaut des Tuileries, le peuple de Paris arbora lui aussi le drapeau rouge dès lors devenu pour toujours symbole révolutionnaire.

Extrait du mensuel " L' Incorruptible " N°67 Bulletin des Amis de Robespierre Avril 2009

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03 avril 2009

LA CATHEDRALE DE NEVERS

La cathédrale de Nevers fut bombardée par les Alliés en juillet 1944. Reconstruite après la guerre, elle possède des vitraux contemporains. Consacrée au XIVème siècle, elle est de style gothique mais elle possède une abside romane.


Les vitraux de la cathédrale de Nevers

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14 mars 2009

J'aime la forêt

J'aime la forêt. Mon itinéraire de vie me conduit, me ramène de la forêt des Landes à celle du Morvan...

9782952192033FSJ'ai vu disparaître en trente ans la forêt celte du Morvan. Je représente ce pays. Je n'ai rien pu faire pour le défendre. Que faire contre la coalition de la loi, de l'administration et de l'indifférence ? Se battre assurément. Pour éveiller l'opinion, j'ai multiplié les débats, les colloques, pris part aux rares groupes et comités qui tentaient l'impossible. Le conseil général de la Nièvre a consacré des sessions à l'étude de ce problème, appelé en consultation les meilleurs spécialistes, engagé sa responsabilité financière dans des projets de sauvegarde. Paris n'a jamais répondu que par bordées d'axiomes. Économie, économie d'abord! A quoi bon ces chênes qui exigent un siècle pour la maturité, ces hêtres dont la fibre refuse de s'intégrer aux techniques rentables de la cellulose, ces frênes, ces charmes, ces trembles, ces bouleaux? Chaque semaine, par centaines d'hectares, la forêt de lumière tombe sous l'assaut des scrapers. Place aux résineux. Que dire aux petits propriétaires du cru ? De 1946 à 1973, le fonds forestier a réservé ses primes et ses prêts aux plants qui poussent vite. Vite, vite, la terre et la sève et le bois doivent plier le cycle des mûrissements au rythme de l'homme pressé. Les grandes compagnies achètent nos collines, rasent nos horizons. J'ai reçu de ma banque parisienne un prospectus qui me vantait le profit à tirer de la prochaine tonte de la forêt de la Gravelle, voisine de Château-Chinon...

On ne s'inquiète ni du débit des sources ni de l'acidité des sols, ni du climat qui change, ni du gibier qui fuit, ni des oiseaux qui se sont tus. On a râpé la roche du Beuvray : j'y ai cherché en vain la trace des chemins creux que bordaient - jusqu'à une date récente - les hautes souches de la hêtraie, mémoire d'une histoire plus vieille que César...

Partout, la forêt meurt. Et le boqueteau, la haie, l'espace vert. L'autoroute, la ville, les professionnels de l'argent et, plus encore, le simple goût d'anéantir l'œuvre du temps, d'affirmer un pouvoir sur l'humble ordre des choses, de tirer du fugace le sentiment de l'éternel, précipitent l'événement ".

L'Abeille et l'Architecte, Flammarion, 1978, pages 294 à 296

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01 juillet 2008

EDOUARD DE PULIGNY

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Grâce à mes recherches aux Archives départementales de Dijon et dans les fonds notariaux, on sait aujourd'hui avec certitude que Claude Bazire fût bien complice de Chabot, de Delaunay d'Angers, du banquier Benoist et de bien d'autres dans cette affaire qui faillit renverser la 1er République et que l'on surnomma " L'affaire de la compagnie des Indes ". Longtemps on avait pensé que le jugement de Danton, de Chabot, de Bazire, de Fabre et de leurs amis et complices avait été politique. Claude Bazire, abandonné par ses pairs pour avoir été l'ami de Danton et exécuté avec lui. Aujourd'hui, la culpabilité de Claude Bazire ne faisant plus aucun doute, nous pouvons donc apporter un autre regard sur ce procès.
Claude Bazire exécuté, l'assemblée rappelle son suppléant, un certain Edouard de Puligny demeurant à Puligny et premier suppléant de Bazire. Celui-ci se fera prier plusieurs fois par courrier et ne se rendra sur les bancs de l'Assemblée que contraint, plusieurs semaines après la mort du titulaire en poste.

Vous pourrez en savoir plus en lisant mon dernier ouvrage :

1793 LA REPUBLIQUE DE LA TENTATION
Une affaire de corruption sous la 1ère République
Editions de l'Armançon

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16 juin 2008

LE 19 DE LA RUE D'ANJOU

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       La Maison de Chabot








C'est ici, au numéro 19 de la rue d'Anjou que vécut le député Chabot avec sa jeune femme, soeur des deux frères Frey.Cette maison bourgeoise et d'un grand luxe pour l'époque se situait à quelques dizaines de mètres du cimetière de la Madeleine où fut enterré Louis XVI,Marie-Antoinette, les Girondins, et les Hébertistes. Un grand porche protège la cour peuplée d'arbustes. Celui-ci était fermé lors de ma visite et je m'apprêtai à revenir sur mes pas  lorsqu'une personne en sortie. Elle me tint la porte et c'est ainsi qu'avec mon jeune fils Pierre-Michel, âgé de 7 ans mais déjà passionné par cette époque, nous pûmes entrer dans cette cour. Rien n'a vraiment changé, sur la droite une petite porte vitrée donnant sur un escalier de pierres aux marches larges et profondes, devant nous, un bosquet d'arbustes, et sur la gauche une petite bâtisse qui existe encore et qui était destinée à ranger la voiture et les chevaux des frères Frey et de Chabot. Dans un procès verbal dressé peu de temps après l'exécution de Chabot, on l'appellera l'écurie. Nous restâmes un moment, silencieux, touchant ces pierres, humant les parfums d'un autre temps qui nous transportaient un cour instant dans une autre époque, peuplée d'ombres et d'âmes qui nous étaient familières........

Michel Benoit

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