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À la veille du second jour de repos de ce Tour, les baroudeurs devaient affirmer leurs ambitions sur les 209 kilomètres piégeux menant la course de Moirans-en-Montagne à Berne. Tony Martin et Julian Alaphilippe se sont lancés les premiers, au km 13. Derrière, de nombreux coureurs ont tenté de sortir en contre et il a fallu plus de 45 kilomètres pour que la situation se stabilise : le duo Martin-Alaphilippe en tête et un groupe de quatre poursuivants.

Loin de laisser le groupe de contre venir lui apporter du soutien, Tony Martin a alors justifié une fois de plus son surnom de "Panzerwagen". Alaphilippe s'est calé dans la roue de la bête à rouler, dont l'effort impressionnant a porté l'avance du duo de tête sur le peloton jusqu'à 6 minutes. Impuissants, les poursuivants étaient repris au km 101, tandis que Martin continuait d'emmener son jeune équipier vers la victoire finale.

Oui, mais voilà, il y a un mais… L'effort de Tony Martin, finalement relayé par Julian Alaphilippe dans les 100 derniers kilomètres de l'étape, ne pouvait suffire à frustrer un peloton déterminé à assurer une explication entre hommes forts dans les derniers hectomètres. Les deux attaquants ont été repris à 20 kilomètres de l'arrivée et c’est Peter Sagan, encore lui, qui dans un souffle devait dominer le final musclé de cette 16e étape du Tour de France. Le maillot vert est venu devancer Alexander Kristoff  au prix d'un ultime effort impressionnant dans le final. La dernière côte pavée dans les rues de Berne a parfaitement servi les dessins du vainqueur du Tour des Flandres. Lancé dans un incroyable numéro, Tony Martin n'est pas parvenu à offrir à Julian Alaphilippe la victoire qui lui échappe depuis le début de ce Tour.

Demain sera un jour de repos, le second depuis le début de ce       Tour…

Mais demain sera un autre demain.

Michel Benoit