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Baveux 1er le prince du Palais.

 

Moi j’aime bien les histoires à dormir debout, les contes pour enfants qui me rappellent ma jeunesse, tiens, les histoires de cape et d’épée, Robin des bois, la belle Viviane et le méchant prince Jean, frère de Richard cœur de lion. Eh bien, il y a déjà quelques  nuits, j’avais fait un rêve ou un cauchemar, allez savoir, vous allez me dire que ce n’était qu’un songe, mais tout de même…

J’ai donc rêvé que ma cité avait été prise d’assaut par Baveux 1er, notre  prince              Jean à nous autres, nivernais, et ses hommes de main avaient envahi la cité en faisant promesse de denrées et  baisse de la gabelle et d’impôts dus au seigneur et au Roy François. Il n’avait d’ailleurs pas eu trop de mal à s’infiltrer le cher cousin du seigneur en place, du nom de Sir Florent, ce dernier ayant régné sur le bailliage que quelques années et préjugé de la fourberie de son rival, prêt à tous les coups bas pour monter sur le trône ducal. Sir Florent, avait battu la campagne pour rassembler ses troupes, mais ses alliés n’étaient pas tous convaincus de la stratégie à adopter, ce qui n’empêchait pas Sir Florent de parader en bombant le torse dans les rues de la cité pour enfin prendre contact avec les boutiquiers et autres habitants de la basse ville, ce qu’il n’avait jamais su vraiment faire avant, mais voyez-vous, et c’est là que l’entourage d’un postulant au poste suprême du palais à toute son importance, personne ne lui avait dit de le faire, ou n’avez osé, au choix…

Il ne comptait donc pas sur l’habileté de Baveux 1er qui, tel un lézard, se faufilait à travers les vieilles rues, à la tombée de la nuit, pour rencontrer les ennemis jurés de Sir Florent afin de passer accord avec eux.  Ce qui fut fait. Baveux 1er et quelques gueux, s’étant convaincu d’obtenir poste et pitance en le ralliant, convaincu qu’il pourrait ainsi grâce à ce stratagème, renverser Sir Florent de son trône ducal, s’allia donc avec quelques ennemis historiques de ce dernier et fit battre en retraite les troupes de son cousin.

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Un clin d’œil à vincent Doubre et Pierre Duriot qui, avec «  La botte de Maitre Denis » ont conté avec talent cette fresque historique pour la conquête du pouvoir municipal. J’ai lu et bien sûr relu cette ode à la ville ducale qui est conçu selon leurs auteurs grâce à un duo de plumes trempées dans l’encre sympathique.

La réalité est beaucoup moins sympathique pourtant, bien que les non-initiés découvriront certainement dans ce petit livre quelques manigances qu’ils n’auraient certainement pas osé imaginer, coups bas, croches pieds, pentes savonnées à souhait…Pourtant, la réalité est souvent pire que l’imagination d’auteurs de fiction, et c’est pour cela que je qualifierai ce petit pamphlet de gentil et bien propre sur lui, bien trop propre d’ailleurs, plus propre certainement que les agissements d’un Baveux 1er qui a trahi ses anciens amis et les électeurs neversois en s’alliant avec quelques écuyers en mal du Sarkost@an... Que la population avait rejeté massivement !

Un conte pour enfant où seuls les adultes jouent… Un scénario à la De Broca, où le frère, le cousin, le traître, ayant usurpé le trône, tyrannise la population en commençant par les jeunes Skateurs de la place de la Résistance, et menaçant de déployer les archers dans les rues… Un scénario qui se terminera fatalement, et c’est à souhaiter, par la défaite de Baveux 1er et de son éminence grise, l’un mal rasé à souhait et l’autre portant bouc ou collier selon l’humeur.

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Mon grand-père ne m’assurait-il pas : «  méfies-toi de ceux qui portent barbes et colliers… Ces gens cachent souvent leurs envies de méfaits derrière cette pilosité ! » Citation allant à l’encontre du célèbre : «  Les barbus sont sympa ! »

Mais comment reconnaître un vrai d’un faux barbu ? C’est peut-être là la question…

Il ne m'appartient pas de donner la réponse, bien que j'eusse une certaine opinion sur la question...Après tout, ne suis-pas qu'un simple troubadour ?

Michel Benoit