Arthur3

Quand tes yeux simplement changeront de couleurs

Emportes avec toi le jardin retrouvé,

Et mes caresses folles

Et mon amour qui ne t’as pas sauvé.

Identique à ton maître, t’en avais pris du plomb !

Tu t’étais rétabli, tu m’avais dis c’est bon !

C’est bon de te r’trouver le soir au coin du feu,

De t’attendre à la fenêtre comme un amant inquiet.

Tu auras un jardin ébouriffé d’odeurs,

Avec des pierres chaudes et des arbres de vie,

Tu auras des oiseaux rouges

Qui feront semblant d’avoir peur,

Et renaîtront sous tes griffes,

Tu auras des bouquets de thym

Pour y laisser passer des heures

Tu auras ton vieux maître

Qui viendra s’asseoir à tes côtés,

Alors nous retrouverons le goût de vivre,

Alors nous serons morts et nous n’en saurons rien.

Attends-moi sur le banc de l’éternité mon vieux Arthur.

Attends-moi   ….

J’arrive !

 

Michel Benoit

PS : Arthur, après avoir pris du plomb dans la patte, est passé sous les roues d'un véhicule qui a accélérer sa vitessse alors qu'il traversait la route.