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Une rencontre bien surprenante.

Lors de signatures en librairie, j’ai eu souvent l’occasion de rencontrer des lecteurs me posant une multitude de questions. Ces dernières abordaient aussi bien le nom du personnage que la maladie de madame Merle. Pourtant à ce jour, la rencontre qui restera la plus incroyable se déroula à la maison de la presse de La Charité sur Loire il y a quelques jours.

Un couple s’avança vers moi alors que j'étais installé à une petite table sur laquelle le libraire avait déposé des exemplaires des quatre enquêtes du commissaire Merle et notamment la dernière : L’Hôtel du Cheval rouge. L’homme désigna l’un des  exemplaires de l’index et se déclara satisfait en me présentant son épouse :

-         Vous êtes bien l’auteur du commissaire Merle ?

-         Tout à fait, lui répondis-je.

-         Je vous présente le commissaire Merle !

Le commissaire Merle était en fait sa femme. Madame le commissaire Merle, fonctionnaire de police exerçant en plein coeur de la capitale et toujours en activité. Nous parlâmes longtemps de la Nièvre, de Paris, de la Loire et de la Seine, de Nevers et du 36 quai des orfèvres sans oublier le 8 place Guy Coquille, adresse neversoise que j’avais imaginé pour être celle du commissariat de police où travaillait Augustin Merle.

Il ya des rencontres bien surprenantes lors de séances de signatures dans les salons du livre et chez les libraires, celle-ci en fut une, il m"arriva d'en vivre d'autres bien sur, comme celle où je devais rencontrer le descendant de Claude Bazire au salon du livre de Dijon alors que je présentais mon opuvrage sur les derniers jours de Saint-Just : Saint-Just Apogée d'un silence. Je dois avouer que jusqu'à présent le hasard m'a gâté en me donnant ces petits moments de bonheur.

Michel Benoit