mullerDe l’École Estienne (Ecole Supérieure des Arts et Industries Graphiques), à Paris à un espace des arts et métiers du livre à La Charité-sur-Loire dans la Nièvre, Patricia Muller ne s’est  jamais éloignée de l’univers du livre. Venue de Paris, il y a neuf ans, elle a choisi de s’arrêter à La Charité, déjà Ville du livre.
Là, elle s’est installée dans un atelier où brillent l'or et le soleil. Dans l'édition ou dans la publicité, de la maquette à l'impression, elle assure la réalisation de plusieurs ouvrages. Autour d'un support papier ou de parchemin elle met en scène la page. Textes typographiés ou calligraphiés, enluminures et gravures, c'est avec passion qu'elle plonge dans l'histoire des écritures et de leurs graphies, les pigments et leur fabrication et s'adonne de plus en plus à la calligraphie latine et à l'enluminure.
Elle produit des expositions et organise des salons ; elle anime des ateliers de calligraphie, d’enluminure, d’arts graphiques et de reliure ;  elle intervient dans les bibliothèques et les établissements scolaires ; elle présente des conférences sur les métiers du livre Du moine copiste à l’imprimeur numérique.
Patricia Muller a obtenu le premier Prix départemental SEMA 2008 (Société d'Encouragements des Métiers d'Art).

Pour en savoir plus sur elle et son univers : sonsite.

bergougnoux01Luc Bergougnoux est né à Issoire en 1968 et a passé son enfance au fil de l’Allier, partagé entre le nord et le sud de la Haute-Loire. Il enseigne aujourd’hui l’histoire et la géographie à Nevers où, de méandres en affluents, l’Allier termine sa course dans la Loire. L’année dernière, avec son texte Festin royal, il gagne le 1er prix du Concours de Nouvelles de l’académie de Clermont-Ferrand, ouvert pour les personnels de l’Education exerçant ou ayant exercé en Auvergne.
Le Soldat perduest son premier roman tout fraîchement édité aux Editions du Roure. Ce polar raconte l’histoire du sang d’une innocente venu souiller les pierres du cloître de l’abbaye de Chanteuges. En cette fin des années vingt, au cœur de l’Auvergne où les travaux des champs et les prières quotidiennes rythment paisiblement la vie de chacun, cet assassinat sonne comme le présage d’un vent mauvais. Afin d’exorciser les peurs, l’étranger constitue, ici comme ailleurs, un coupable idéal. Sa chéchia rouge est une cible évidente, perdue entre le vert sombre des forêts et celui, plus pâle, des blés en herbe. Camille Defaux n’aime pas les cibles évidentes. Sa mémoire à vif, encore suspendue aux barbelés des tranchées, fait de lui un enquêteur incontrôlable, vigilant et tenace pour lequel la justice demeure le seul repère qui donne encore un sens à une existence de survivant. Dans ce livre, l’auteur aborde le colonialisme, la peine de mort et invite au travail de mémoire, individuel et collectif. Un roman qui permet à la fois de s’évader et invite à réfléchir.
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