Je souhaire porter à votre connaissance qu’un portrait de Saint-Just connu le plus généralement comme celui peint par J.-L. David, est mis en vente aux enchères à l’hôtel Drouot le 5 avril prochain (lot n° 32):

Ce tableau sera visible à Drouot les 2, 3 et 4 avril et le 5 avril avant la vente.

Il est inutile d’insister sur l’intérêt de cette toile pour l’iconographie de Saint-Just.

Malheureusement, l' association des amis de Saint-Just n'a pas actuellement les fonds qui permettraient d'envisager l’acquisition de ce portrait. Aussi il serait donc important que ce portrait soit acheté par une collection publique qui saura le mettre en valeur et l'étudier. A moins que vous ayez une meilleure idée…Cette toile étant estimée entre 8 et 12.000 euros.

32

Ironie du sort, ce portrait assez fidèle du Conventionnel et ami de Robespierre, sera visible comme je vous l'ai annoncé du 2 au 5 avril. C'est également durant cette courte période que Danton, Desmoulin et bien d'autres, accusés par Saint-Just à juste titre ( nous en avons la preuve aujourd'hui ) furent jugés par le tribunal révolutionnaire et condamnés à la peine de mort pour concussion et haute trahison envers la République. La grande différence est qu'en 2011 le marteau du commissaire priseur scèlera le prix de vente de ce portrait alors qu'en 1794, le maillet de Fouquier Thinville frappa la table du tribunal lors du verdict ce qui équivalait à la peine de mort.

 

Attribué à Adèle ROMANEE dite ROMANY (1769 - 1846)

Portrait de Saint-Just Toile 71,5 x 58 cm Restaurations anciennes. Dans un cadre en chêne sculpté à marguerites et doré, travail français d'époque Louis XIV (manques). Provenance: Collection Jubinal de Saint-Albin; Vente anonyme, Paris, Palais Galliera, 12 juin 1970 (Mes Ader et Picard), n° 6, reproduit (attribué à Louis David, Portrait de Saint-Just). Bibliographie : C. Dreyfus, « La collection Saint-Albin-Jubinal-George Duruy », in Les Arts, 1905, n° 45, p. 4, repr. p. 5. Il existe une autre version de notre tableau (cuivre (?), 26 x 21 cm) conservée au château de Blérancourt (école française du XVIIIème siècle), que nous n'avons pu voir.

PF1021_217_lr_1__1_

Je viens d'apprendre paralèllement par mon ami Michel Jobard, descendant de Claude Bazire, le député conventionnel qui périt avec Danton et qui est le personnage principal de mon ouvrage " 1793 La République de la Tentation " édité chez l'Armançon, que le buste de Claude Bazire sculpté par Chinard et réalisé en hivers 1793 à Lyon lors du déplacement du Conventionnel dans cette région, était également à vendre pour la somme de 18.000 euros. Etrange coïncidence n'est-ce pas ?