41574_45364797931_6017_nNous nous en rendons compte tous les jours, les soldes des magasins se multiplient, les grandes surfaces font des opérations de grandes promotions, l'économie fonctionne au ralenti, vue la faible consommation des ménages, la bourse ne repart pas à la conquête de nouveaux marchés faute d'un déséquilibre entre l'offre et la demande....L'économie va mal !
Alors que le pouvoir d'achat de l'ensemble des français n'a jamais été aussi bas et que le taux du chômage n'a rarement autant progressé, les grandes fortunes ne se sont jamais aussi bien portées qu'en ce début du XXI ième siècle.
Une question se pose alors : Dans une société comme la nôtre, avons-nous véritablement besoin d'emplois ? La réponse est non ! Bien sur. Ce que notre économie a besoin c'est de consommateurs !
Là est certainement la véritable question qui devient, au fur et à mesure des années qui passent, un véritable problème de société.
Nos gouvernants sont-ils prêts à accepter cet état de fait ?
Oui, si l'on en juge par l'attribution des diverses allocations distribuées ça et là aux travailleurs sans emplois, aux travailleurs précaires, aux préretraités, aux familles avec enfants à charge et la liste est longue...
Oui également si on considère ce nouvel ordre économique mondiale que l'on nomme mondialisation et qui permet aux pays les plus pauvres de produire des biens de consommation abordables en terme de prix au budget en baisse des populations des pays développés.
De là à imaginer que demain, une partie de la planète travaillera pour une autre partie de celle-ci, qui elle, consommera, il n'y a qu'un pas. Encore faudra t-il se trouver dans le bon hémisphère pour échapper à une nouvelle loi de société et, que l'homme accepte, outre le fait d'exploiter indirectement son semblable, de passer sa vie en vacances pour les uns et au travail pour les autres.
Tout ceci dans l'attente de découvrir une autre planète, identique à la nôtre, qui elle aussi sera peuplée d'être courageux et que les terriens pourront exploiter à leur tour. On appellera alors cela, sans aucun doute, le progrès social.

Michel Benoit