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A Decize,

Y’a des filles qui sourient,

Quand on chante des chansons,

Et les toits des maisons

Qui jouent d’l’accordéon,

A Decize, 

Sur L’Aron,

C’est la fête aux copains

La guinguette est ouverte

Et au son des flons flons

Les pêcheurs font la quête

Aux Poissons, 

Y’a tes yeux,

Qui me disent je t’aime

Et ne me quittent pas,

Mais Decize c’est une ile,

Qu’on franchit pas à pas,

Par les ponts, 

Y’a La Loire,

Qui s’écoule lentement

Au rythme des chansons,

Sous les yeux des amants

Qui se fichent des saisons,

A Decize 

Y’a le canal,

Quand l’printemps refleurit

Les écluses s’envolent,

Pour Avril ou Fleury

En une farandole

Sous les halles, 

Au rocher,

Y’a Saint-Just

Qui nous parle,

Et qui nous tend les bras

Qui nous montre Paris,

Et nous dit ça ira

A Decize, 

C’est l’été,

Sur un air de Monnot,

Genevoix fait des claquettes,

Et au fil de l’eau

L’piano joue à tue-tête

Au café 

Y’a des jours,

Venus de St Leger,

De Champvert ou d’Verneuil,

On vient pour partager

Le bonheur sur le seuil

De Decize. 

Y’a tes yeux,

Qui me disent vient voir,

La Loire est un miroir,

Qui nous parle le soir

Et nous conte son histoire,

A Decize, 

Michel Benoit