28 février 2009
L'Autre Fuite de Varennes.
Le 20 juin 1791, la veille de la fuite de la famille royale, deux carrosses seraient partis des Tuileries. L'un chargé de trois millions d'or et d'argent, l'autre des diamants et des bijoux de la Reine. Ceux-ci avaient pris la destination de Montmédy, haut lieu devenu le quartier général de l'armée de l'Est commandé par le célèbre marquis de Bouillé. La première voiture aurait atteint Montmédy le 22 juin en fin d'après-midi. Axel de Fersen et Choiseul auraient été de ceux qui avaient établi le plan de route pour l'évasion de la famille royale et cette première voiture étaient attendue pour le 23 juin à l'Abbaye d'Orval. La deuxième voiture avait prit la route sous la direction du duc de Choiseul. Celui-ci aurait confié le transport des bijoux à Léonard, le célèbre coiffeur de la Reine, informé au tout dernier moment de sa mission.
Léonard arrivé à destination, du remettre son précieux chargement au marquis de Bouillé. Les bijoux furent-ils apportés au petit chateau de Thonnelles, propriété de l'abbé de Courville, chez qui le Roi et sa famille devaient faire étape avant de reprendre la route de l'Abbaye d'Orval ?
Cette grosse bâtisse existe encore de nos jours, voir ci-contre la photo et la plaque commémorative. Elle est située au centre de Thonnelles, près du petit cimetière. Quelques dizaines de mètres plus loin, la berline du Roi Louis XVI devait bifurquer sur la droite vers Avioth en direction de l'Abbaye d'Orval.
Les deux carrosses furent dirigés sur Orval. On raconta que les moines cachèrent les bijoux dans des caves de l'Abbaye. Seules les pièces d'or et d'argent furent acheminer par Bouillé en Allemagne, via Arlon, afin de financer la cause des émigrés.
27 février 2009
ABSENCE
Passent le temps, les heures, les secondes,
Passent les semaines et les jours
Et les instants et les toujours,
Je ne t'oublie pas mon amour.
Depuis dix ans notre chemin
A séparé le tien du mien,
Nous voguons voiles séparées
Et je n'arrives à t'oublier.
Les jours s'écoulent monotones
Au fil du temps je perds le fil
De cet espoir qu'un jour encore
Ta vie s'emmêle à ma vie.
Je vivrai donc, âme soumise
A ce temps qui nous tisse seuls,
Loin l'un de l'autre et incomprise
Dans ce grand chagrin et ce deuil.
Mésange
26 février 2009
LES DERNIERES DU BISTROT D' EN BAS.....
Un grand merci à tous ces anonymes qui,
sans le vouloir, me donnent l'occasion de rapporter leurs propos dans
cette rubrique que j' espère hebdomadaire.
Le salon de l'agriculture, c'est le musée Grévin de la France rurale !!!
25 février 2009
PRELUDE DE CHOPIN OP 28 N°4
24 février 2009
CE JOUR TOUT A CHANGE: L'EVASION DE LOUIS XVI
Le document fiction que vous pourrez voir ce soir sur une grande chaîne de télévision suscite déjà de nombreuses réactions dans le corps enseignant et des interrogations, voire de fortes oppositions de la part d'une grande majorité de chercheurs et d'universitaires spécialisés dans la période de la Révolution Française. Après celui proposé sur l'assassinat d'Henri IV par la même équipe, je vous avais exprimé mes craintes pour cette nouvelle " Nuit de Varennes " revue et revisitée.
Il est vrai que lorsqu'on lit le synopsis ( que je vous reproduit copié-collé ci-dessous ) on peut avoir quelques craintes sur le contenu de ce téléfilm :
PARIS
- 21 JUIN 1791 - 00H30 - LOUIS XVI
S’ENFUIT POUR ÉCHAPPER À LA RÉVOLUTION
Pour sauver ses enfants de la terreur, et sa femme Marie-AntoinetteMarie-Antoinette de la vindicte populaire, le roi Louis XVI, déguisé en bon bourgeois, s’enfuit incognito du palais des Tuileries où il est prisonnier. Mais rien ne va se passer comme prévu. L’échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France.
Ce bref résumé de quelques lignes a de quoi inquiéter les historiens et les férus d'histoire de France ! Pour ma part j'enregistre quatre points qui me font bondir :
1) La " terreur " étant notée sans un t majuscule nous indique que les enfants de Louis XVI sont terrorisés, alors que la Terreur comme chacun le sait est l'appellation d'un système de pouvoir.
2) La Terreur, système de gouvernement, ne commencera qu'à l'été 1793 et en aucun cas en 1791, soit plus de 18 mois après que le roi Louis XVI ait tenté de s'enfuir de Paris.
3) Il est prouvé à ce jour par tous que la fuite de Louis XVI et de sa famille était connue de beaucoup d'acteurs de l'époque et que ceux-ci ont fermé les yeux sur cette fuite durant des heures, La Fayette le premier. On ne peut donc parler de fuite incognito du palais des Tuileries.
4) Une fois de plus, il y a confusion dans les dates puisque Louis XVI sera jugé et décapité en janvier 1793 et non en juin 1792 comme l'assure le rédacteur de ce synopsis en écrivant que " l'échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France. Marie Antoinette sera jugée et exécutée en octobre 1793 soit 26 mois après Varennes. Tout ceci m'autorise à penser que nous allons donc vivre un grand moment d'histoire ce soir..... On peut aimer la fiction mais il y a des limites et si c'est le cas les sujets ne manquent pas, avec un peu d'imagination.... Mais en faire un sujet pédagogique !! Nous en reparlerons ces prochains jours j'en suis certain hélas !
23 février 2009
LES DERNIERES DU BISTROT D' EN BAS.....
Un grand merci à tous ces anonymes qui,
sans le vouloir, me donnent l'occasion de rapporter leurs propos dans
cette rubrique que j' espère hebdomadaire.
Le prix des nouilles explose, on va bientôt manger nos lacets !!!
22 février 2009
LA BALLADE DES PENDUS
Reggiani/Villon La ballade des pendus
21 février 2009
L'OMBRE DU BERCEAU....
Avec l'évasion de Christophe Kidher de la prison de Moulin-Yzeure, la question des conditions de détention revient au devant de l'actualité. Oui, mais pour combien de temps ?
Avant de revenir sur ce qu'a fait Christophe Kidher pour être incarcéré, il conviendrait de savoir ce que nous, société se disant civilisée en ce début de 21ème siècle, devons faire, afin que notre prochain, sorte de cette vie carcérale après avoir purgé sa peine, dans les meilleurs conditions possible.
Mauvais augure pour les détenus en cette période de crise économique, financière et sociale ! Elle se répercute aussi derrière les barreaux. On entend ici ou là, déjà, des voix monstrueuses, misérables, favorables au rétablissement de la peine de mort:
-- N'y a t-il pas assez de malheureux en liberté pour s'occuper ensuite de ceux qui sont derrière les grilles des prisons !
Quant à parler de réinsertion... Si l'on est convaincu qu'une réforme de la justice s'impose à ce jour et qu'elle devient urgente, il faut également changer les termes de cette justice. Il est facile de condamner un détenu à une peine de prison mais beaucoup plus gênant de le condamner à une peine de réinsertion ! Et aussi, et même certainement beaucoup plus coûteux... Tout est là ! C'est à la réinsertion qu'un Kidher ou autre devrait être condamné et non à une peine carcérale. Osons rebaptiser les sentences et transformons les maisons d'arrêt en " Maisons de l'espoir " en ayant le courage de nous avouer que la plupart de ceux qui y vivent aujourd'hui ne sont que de purs produits d'une société assez lâche pour les y avoir conduit, ceux, tous ceux qui dans leur berceau voyaient déjà l'ombre des barreaux.
Penser qu’en prison ont ne fait que purger sa peine est une utopie.Lorsqueutopie.Lorsque la pénitentiaire soutenue par la justice s’acharne, l’inhumanité et la haine n’ont plus de limites. Justice fiction et prison realité. C'est toute la différence.
Michel BENOIT
20 février 2009
L'affaire des Chambrun d'Uxeloup
Ceux qui ont lu mon ouvrage Saint-Just Apogée d'un silence, dernier regard reconnaîtront aisément cette histoire concernant l'un des sept portraits dédiés à des personnages ayant vécu sous la révolution française dans la Nièvre.
"Consultant les archives départementales en 2002 dans le but de trouver quelque nivernais pouvant avoir un intérêt particulier, je tombais sur le nom d'un magistrat exécuté en compagnie de son fils à Paris en pleine terreur. Tout d'abord, hormis toute l'horreur de la situation, il me paraissait intéressant d'imaginer la mort du père et du fils, le même jour et de la même main, celle du bourreau Henri Sanson. Le nom, celui de Chambrun d'Uxeloup me fit penser immédiatement à ce petit village proche de Nevers, de Magny Cours et de Chevenon qui s'appelle aujourd'hui Luthenay Uxeloup. Ayant pris quelques notes aux archives, je décidais, séance tenante, de me rendre à la mairie de la petite commune pour tenter de trouver d'autres renseignements pouvant se rapporter à cette famille qui, sans aucun doute, avait du partager son histoire avec celle de cette commune. Je fus accueilli très aimablement par la secrétaire de mairie qui m'ouvrit les registres de l'état civil. Quelle chance pour moi de constater que ceux-ci étaient encore sur place et je pu les feuilleter depuis l'année 1790. Un homme entra dans la salle de mairie, un habitué certainement. Demandant à l'employée qui j'étais et ce que je faisais, installé à une table et recopiant les actes trouvés, elle lui fit part de mes recherches. Interessé par ma démarche et par mes recherches, il m'avoua être le maire de la commune, lui même passionné d'histoire et nous parlâmes ainsi durant de longues minutes. Il m'avoua qu'il venait d'acquérir un vieux moulin ayant appartenu à cette famille Chambrun et qu'au grenier il y avait une caisse.... avec des documents concernant la famille. Sans attendre, nous nous rendîmes tous deux au moulin et après l'ouverture de la caisse de bois, je découvris avec plaisir de véritables trésors, description de la famille Chambrun, description de la ferme fortifiée telle qu'elle était à l'époque révolutionnaire, description des meubles saisis et mis en vente après l'exécution des deux hommes.
Quel trésor avais-je alors trouvé ! De quoi reconstituer toute une vie. Heureux de m'avoir aidé dans ma démarche, il m'emmena ensuite près de la route allant sur Nevers, qui n'existait pas à l'époque, et nous nous rendîmes sur le lieu d'habitation où seuls demeuraient quelques bâtiments et une ferme. C'est là que les Chambrun avaient vécu sous la révolution, c'est là qu'ils avaient été arrêtés, le père pour avoir caché le fils revenant de l'immigration, l'oncle curé pour avoir refusé de préter serment à la constitution ( il mourra avec les 150 prêtres partis de Nevers par la Loire à destination de Brest ) la mère et les enfants pour avoir simplement porté le nom de Chambrun.
Je me souviens m'être assis sur un banc de pierre, près d'un vieux puits, et d'y être resté longtemps, immobile, à l'affut du moindre bruit pouvant m'indiquer qu'eux aussi étaient là, près de moi, ravis peut-être d'avoir guidé mes pas jusqu'à eux.
19 février 2009
THIERRY DESSEUX SE MET A TABLE
C'était il y a quelques jours, au restaurant charitois des 1001 Feuilles, Thierry Desseux était l'invité de Nathalie et Yves pour échanger avec ses lecteurs à l'occasion de son nouveau livre parut aux Editions de Borée, Les Nouvelles affaires criminelles de la Nièvre.
Ambiance garde à vue pour cette auteur qui avait déjà commis un premier délit en écrivant Les Grandes affaires criminelles de la Nièvre. Atmosphère tendue pour ceux qui attendaient qu'il se mette enfin à table et avoue qu'après ce dernier livre, il y en aurait peut-être un autre... Récidive me direz-vous ? Et pourquoi pas, bien que Thierry Desseux s'en dédouane totalement et qu'il clame en toute innocence que ce deuxième livre n'a rien à voir avec une suite du premier.
-- Les deux sont différents ! clamait-il encore après que le verdict soit rendu par des jurés rassasiés et repus de la bonne cuisine du 1001 feuilles des époux Civard, qui faute d'avoir fait monter des sandwishs et de la bière, avaient preféré préparer un menu approprié afin de mettre en confiance ce délinquant notoire.
Excédés, Antoine Gavory et moi décidèrent alors de le passer à la moulinette et il avoua tout ! Après l'affaire du Gambrinus, celle de Luzy sans oublier l'exécution de Fabre à Nevers, à une heure du matin, nous parlions encore de Violette Nozières sous les réverbères de la rue qui monte à la gare. Au loin, le brouillard se mêlant à une gelée nocturne, envahissait la ville endormie alors que des ombres, sorties de notre imagination, nous raccompagnaient silencieusement jusqu'à nos voitures, avec des envies de meurtres.....













